21/07/2026
| 𝐉𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐆𝐫𝐞𝐧𝐚𝐝𝐞 𝐥𝐚𝐜𝐫𝐲𝐦𝐨𝐠𝐞̀𝐧𝐞 𝐝𝐚𝐧𝐬 𝐮𝐧 𝐦𝐚𝐪𝐮𝐢𝐬 𝐚̀ 𝐀𝐠𝐛𝐨𝐯𝐢𝐥𝐥𝐞, 𝟏𝟖 𝐦𝐨𝐢𝐬 𝐝’𝐞𝐦𝐩𝐫𝐢𝐬𝐨𝐧𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭
Le Tribunal Militaire d’Abidjan a rendu son verdict ce jeudi 9 juillet 2026 dans l'affaire impliquant le Maréchal des logis D.M., en service à Agboville au moment des faits. Le sous-officier a été reconnu coupable et condamné à une peine de 18 mois d’emprisonnement, dont 12 mois ferme et 6 mois avec sursis. À cette condamnation s’ajoutent une interdiction, pendant cinq ans, de porter une arme et d’exercer les fonctions de juré ou d’assesseur, ainsi que l’obligation de faire publier, à ses frais, la décision de justice dans l’ensemble des casernes.
Le prévenu était poursuivi pour plusieurs infractions, notamment le trouble à l’ordre public, la mise en danger d’autrui, la dissipation de matériel militaire et la violation de consigne, en application des articles 179, 190, 393, 533 et 559 du Code pénal.
Les faits remontent à la nuit du vendredi 6 au samedi 7 mars 2026. Aux environs de 3 heures du matin, le Maréchal des logis D.M. se trouve dans un maquis situé dans le quartier RAN à Agboville, où il consomme des boissons alcoolisées.
Au cours de la soirée, en violation des consignes de sa hiérarchie, il dégoupille une gr***de lacrymogène sur le parking de l’établissement. En quelques instants, une épaisse fumée irrespirable envahit les lieux, provoquant un mouvement de panique parmi les clients, contraints d'évacuer précipitamment le maquis.
Après les faits, il quitte les lieux. Le lendemain, les responsables de l’établissement, ayant identifié l’auteur de l’incident, déposent une plainte auprès de sa hiérarchie.
À l’audience, le prévenu a reconnu les faits. Il a déclaré avoir volontairement dégoupillé puis lancé un engin fumigène dans un caniveau situé à proximité du maquis avant de regagner son domicile.
Le Tribunal Militaire a profité de ce jugement pour rappeler fermement que la détention et l’usage d’équipements militaires sont strictement réservés au service. Toute utilisation en dehors de ce cadre est contraire aux règles en vigueur et expose son auteur à de lourdes sanctions.