14/08/2026
🇨🇮🇩🇪 𝐀̀ 𝐥𝐚 𝐌𝐀𝐂 𝐝𝐞 𝐃𝐚𝐥𝐨𝐚, 𝐥’𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐭𝐞 𝐚 𝐚𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐮𝐧 𝐯𝐢𝐬𝐚𝐠𝐞
« 𝐓𝐨𝐮𝐭 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐣𝐞 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞, 𝐜’𝐞𝐬𝐭 𝐪𝐮’𝐨𝐧 𝐦𝐞 𝐣𝐮𝐠𝐞. 𝐉𝐞 𝐬𝐮𝐢𝐬 𝐥𝐚̀, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐫𝐢𝐞𝐧. 𝐉𝐞 𝐦𝐞 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐪𝐮𝐨𝐢. 𝐂’𝐞𝐬𝐭 𝐥𝐚 𝐬𝐞𝐮𝐥𝐞 𝐜𝐡𝐨𝐬𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐣𝐞 𝐝𝐞𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐦’𝐚𝐩𝐚𝐢𝐬𝐞𝐫. »
Dans une cour de prison, ces mots restent longtemps en tête.
Les 3 et 4 août 2026, l’équipe de l’Observatoire Ivoirien des Droits de l’Homme (OIDH) s’est rendue à la Maison d’arrêt et de correction de Daloa (MAC). Elle y a rencontré le régisseur, le personnel pénitentiaire, le centre social et le greffe, avant d’échanger avec des détenus préventifs en situation de vulnérabilité.
À première vue, il y a un chiffre : : 𝟏 𝟒𝟑𝟒 𝐝𝐞́𝐭𝐞𝐧𝐮𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐜𝐚𝐩𝐚𝐜𝐢𝐭𝐞́ 𝐝𝐞 𝟒𝟎𝟎 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞𝐬.
Mais lorsque les portes s’ouvrent et que les échanges commencent, les chiffres prennent des visages. Des regards marqués par le désarroi, l’anxiété et le désespoir. Des hommes qui attendent. Certains depuis plusieurs années. Parmi eux, des détenus qui affirment n’avoir jamais rencontré de juge d’instruction et qui vivent avec une question devenue obsédante : quand leur situation sera-t-elle enfin clarifiée ?
Ce qu’ils demandent n’est parfois ni une faveur, ni un privilège. Ils demandent simplement que leur affaire soit examinée et qu’une décision soit prise.
Pour une vingtaine de détenus préventifs vulnérables rencontrés et identifiés au cours de cette mission, l’OIDH entend désormais faire plus qu’écouter. L’organisation assurera le suivi de leurs situations, notamment dans les démarches de demande de mise en liberté provisoire, d’assistance judiciaire ou de jugement, selon les besoins de chaque dossier.
Car lorsqu’un détenu dit : « Je demande seulement qu’on me juge », la question n’est plus seulement judiciaire. Elle devient profondément humaine.
Cette mission s’inscrit dans le cadre du projet « Appui juridique aux détenus préventifs vulnérables dans les juridictions d’appel de Bouaké, Daloa et Abidjan », mis en œuvre avec le soutien de la 𝐑𝐞́𝐩𝐮𝐛𝐥𝐢𝐪𝐮𝐞 𝐟𝐞́𝐝𝐞́𝐫𝐚𝐥𝐞 𝐝’𝐀𝐥𝐥𝐞𝐦𝐚𝐠𝐧𝐞.
NB: 📸 image génerée par l'intelligence artificielle