06/10/2026
𝗔𝗕𝗜𝗗𝗝𝗔𝗡 : 𝗜𝗡𝗧𝗘𝗡𝗦𝗜𝗙𝗜𝗖𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗗𝗘 𝗟𝗔 𝗟𝗨𝗧𝗧𝗘 𝗖𝗢𝗡𝗧𝗥𝗘 𝗟𝗘 𝗣𝗔𝗟𝗨𝗗𝗜𝗦𝗠𝗘
𝗟𝗲 𝗣𝗿𝗼𝗳𝗲𝘀𝘀𝗲𝘂𝗿 𝗠𝗮𝗺𝗮𝗱𝗼𝘂 𝗦𝗔𝗠𝗕𝗔 𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲 𝗹𝗲𝘀 𝗼𝗽é𝗿𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗱𝗲𝗽𝘂𝗶𝘀 𝗕𝗶𝗻𝗴𝗲𝗿𝘃𝗶𝗹𝗹𝗲-𝗔𝗱𝗷𝗶𝗻
Du 𝟲 𝗮𝘂 𝟭𝟬 𝗼𝗰𝘁𝗼𝗯𝗿𝗲 𝟮𝟬𝟮𝟲, les populations des sous-quartiers à risque de certaines communes du district d’Abidjan bénéficient d’une campagne d’intensification de la lutte contre le paludisme. Pendant cinq jours, des interventions à fort impact sont déployées pour renforcer la prévention et rapprocher les soins des communautés, notamment dans les zones difficiles d’accès.
𝗕𝗶𝗻𝗴𝗲𝗿𝘃𝗶𝗹𝗹𝗲-𝗔𝗱𝗷𝗶𝗻 : 𝗹𝗮𝗻𝗰𝗲𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗰𝗮𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗲
Le lancement a été effectué par le Professeur Mamadou SAMBA, Directeur général de la Santé et vice-président du Conseil exécutif de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS).
La cérémonie s’est déroulée en présence du Sous-préfet de Bingerville, M. Lago Zebli, et de Mme Mariam Sanogo, deuxième adjointe au Maire chargée de la Santé et des Affaires sociales. Dans leurs interventions, les deux autorités ont appelé les populations à participer à la campagne et réaffirmé leur engagement à faciliter la mobilisation des communautés.
𝗗𝗲𝘀 𝗶𝗻𝘁𝗲𝗿𝘃𝗲𝗻𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗮𝘂 𝗽𝗹𝘂𝘀 𝗽𝗿è𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗽𝗼𝗽𝘂𝗹𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀
La campagne prévoit :
– L’installation de postes mobiles de consultation gratuite pour le dépistage et la prise en charge des cas de paludisme dans les zones difficiles d’accès ;
– La distribution de moustiquaires imprégnées aux populations éligibles, notamment aux femmes enceintes et aux enfants de moins de cinq ans ;
– La vaccination antipaludique des enfants de 6 à 15 mois éligibles, selon les modalités prévues par les équipes de santé ;
– Des opérations de démoustication par fumigation et à l’aide de drones dans certaines zones ciblées.
𝗔𝗰𝗵𝗼𝗸𝗼𝗶 : 𝗱é𝗺𝗮𝗿𝗿𝗮𝗴𝗲 𝗱𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘀𝘂𝗹𝘁𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻𝘀 𝗲𝗻 𝘀𝘁𝗿𝗮𝘁é𝗴𝗶𝗲 𝗮𝘃𝗮𝗻𝗰é𝗲
Le Dr Antoine Tanoh Méa, Directeur coordonnateur du Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), s’est rendu à Achokoi, village enclavé situé à proximité de Bingerville, pour superviser le démarrage des consultations en stratégie avancée. Cette approche permet d’aller au-devant des populations qui rencontrent des difficultés pour accéder aux structures sanitaires.
𝗣𝗮𝗿𝘁𝗶𝗰𝗶𝗽𝗼𝗻𝘀 à 𝗹𝗮 𝗰𝗮𝗺𝗽𝗮𝗴𝗻𝗲 !
Accueillons les équipes et participons aux interventions proposées. Dormons chaque nuit sous une moustiquaire imprégnée, éliminons les eaux stagnantes autour de nos habitations et, en cas de fièvre, consultons rapidement dans un centre de santé ou auprès d’un poste mobile.
𝗟𝗘𝗦 𝗖𝗛𝗜𝗙𝗙𝗥𝗘𝗦 𝗖𝗟é𝗦 𝗗𝗨 𝗣𝗔𝗟𝗨𝗗𝗜𝗦𝗠𝗘 𝗘𝗡 𝗖ô𝗧𝗘 𝗗’𝗜𝗩𝗢𝗜𝗥𝗘
Les données nationales présentées à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le paludisme 2026 témoignent des progrès accomplis et des défis qui persistent :
– 𝟭 𝟬𝟮𝟳 𝗱é𝗰è𝘀 enregistrés en 2025, contre 𝟯 𝟮𝟮𝟮 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟭𝟳, soit une réduction de 𝟲𝟴,𝟭 % ;
– Une incidence de 𝟮𝟯𝟭 𝗰𝗮𝘀 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝟭 𝟬𝟬𝟬 𝗵𝗮𝗯𝗶𝘁𝗮𝗻𝘁𝘀 dans la population générale en 2025 ;
– 𝗣𝗿è𝘀 𝗱𝗲 𝟯𝟬 % des motifs de consultation dans les structures sanitaires liés au paludisme ;
– Un taux d’utilisation des moustiquaires imprégnées passé de 𝟲𝟴 % 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟮𝟭 à 𝟴𝟭,𝟯 % 𝗲𝗻 𝟮𝟬𝟮𝟱 ;
– Le paludisme demeure la 𝗽𝗿𝗲𝗺𝗶è𝗿𝗲 𝗰𝗮𝘂𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝗺𝗼𝗿𝗯𝗶𝗱𝗶𝘁é chez les enfants de moins de cinq ans.