13/09/2025
🟢🟢🟢𝗔𝗛 𝗟𝗔 𝗩𝗜𝗘🟢🟢🟢
𝐌𝐀 𝐓𝐄𝐍𝐃𝐑𝐄 𝐄𝐍𝐅𝐀𝐍𝐂𝐄
𝗟𝗲𝘀 𝗔𝗻𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗟𝘂𝗺𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗱𝘂 𝗖𝗣𝟭 – 𝗘𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗦𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗲𝘁 𝗦𝗮𝘃𝗲𝘂𝗿𝘀
Mes premières années scolaires, particulièrement au CP1, furent une véritable aventure. Ce n'était pas tant l'apprentissage en soi qui représentait un défi, mais plutôt la nécessité de s'exprimer en français. À cet âge tendre, la plupart d'entre nous ne parlaient que nos langues maternelles, celles de nos ethnies. En ville, comme ce fut mon cas, nous côtoyions plus d'une dizaine d'ethnies différentes, et certains d'entre nous n'avaient même jamais prononcé un seul mot de français avant d'entrer en classe. Cependant, ceux qui, comme moi, résidaient dans le quartier résidentiel, possédaient une longueur d'avance dans la pratique quotidienne de la langue française.
Chaque matin, le chemin de l'école était un rituel joyeux. Nous partions en groupe, mes amis, Bile, et d'autres camarades du quartier. Au-delà de cette barrière linguistique initiale et de ces moments partagés, je me dois de rendre un hommage vibrant à ces figures emblématiques que l'on appelait simplement les "maîtres" et "maîtresses" du CP1.
Ces éducateurs étaient de véritables alchimistes de la pédagogie, capables de transformer des enfants en de futurs citoyens éclairés. Leur enseignement dépassait largement le cadre scolaire : ils incarnaient l'exemple à suivre, des guides pour la vie. Leur dévouement allait jusqu'à connaître personnellement les parents de chaque élève, assurant un suivi rigoureux et une communication fidèle sur la conduite des enfants. Le respect et la discipline étaient les maîtres-mots de leurs classes. Chaque élève se devait de rester calme et de suivre scrupuleusement les instructions. Et si, d'aventure, un enfant s'écartait de la ligne, la nouvelle parvenait aux parents avec une rapidité déconcertante. Sans l'ombre d'un téléphone portable à l'époque, une mystérieuse alchimie, ou peut-être une méthode bien huilée de communication de bouche à oreille, permettait aux parents d'être informés le soir même de sa conduite.
𝗨𝗻 𝗥𝗲𝗳𝘂𝗴𝗲 𝗚𝗼𝘂𝗿𝗺𝗮𝗻𝗱 𝗲𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗠𝗮𝗶̂𝘁𝗿𝗲𝘀𝘀𝗲 𝗜𝗻𝗼𝘂𝗯𝗹𝗶𝗮𝗯𝗹𝗲
J'étais toujours pressé d'apprendre, mais ce qui me réjouissait le plus était sans conteste le plat de *riz gras* que la maîtresse nous envoyait chaque jour et nous servait ponctuellement à 10h.
« Soyez bénie madame, » m'exclamais-je en mon for intérieur, même si son prénom m'a échappé avec le temps. Seule une image de sa corpulence, un peu enrobée et pas très grande de taille, me traverse encore l'esprit. Pour nous qui n'avions pas d'argent pour le petit-déjeuner, elle était notre sauveuse. Son geste était une bénédiction, une preuve de sa générosité inoubliable. « Que le Seigneur s'en souvienne, très chère maîtresse, » j'implore encore mon cœur. J'aurais tant voulu la retrouver un jour, mais comment, puisque son nom m'est inconnu et qu'elle fut affectée hors de l'école quelques années plus t**d ? Son souvenir reste gravé, celui d'une femme qui nous a fait aimer l'école plus que tout.
𝐁𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞 ! 𝐞𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐮𝐧𝐝𝐢 𝐈𝐧 𝐬𝐡𝐚 𝐀𝐥𝐥𝐚𝐡
𝐄𝐥 𝐇𝐚𝐝𝐣 𝐇𝐀𝐑𝐎𝐔𝐍𝐀 𝐊𝐎𝐋𝐎𝐆𝐎
𝐒𝐞́𝐧𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐉𝐂𝐈
𝟒𝐞̀𝐦𝐞 𝐀𝐝𝐣𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐌𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐁𝐨𝐮𝐚𝐟𝐥𝐞
𝐕𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐞𝐳 𝐝𝐞́𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐦𝐞 𝐥𝐢𝐫𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐮𝐧𝐝𝐢, 𝐌𝐞𝐫𝐜𝐫𝐞𝐝𝐢 𝐞𝐭 𝐯𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞𝐝𝐢 𝐬𝐮𝐫 𝐖𝐡𝐚𝐭𝐬𝐀𝐩𝐩
𝐀𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐬𝐮𝐫 𝐦𝐚 𝐩𝐚𝐠𝐞 𝐅𝐚𝐜𝐞𝐛𝐨𝐨𝐤 : 𝐇𝐀𝐑𝐎𝐔𝐍𝐀 𝐊𝐎𝐋𝐎𝐆𝐎 𝐎𝐅𝐅𝐈𝐂𝐈𝐄𝐋
𝐨𝐮 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚
𝐅𝐎𝐍𝐃𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐊𝐎𝐋𝐎𝐆𝐎
𝐨𝐮 𝐬𝐮𝐫
𝐚𝐟𝐫𝐢𝐤𝐜𝐡𝐚𝐥𝐥𝐞𝐧𝐠𝐞𝐬.𝐢𝐧𝐟𝐨
𝐄𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐦𝐚 𝐜𝐡𝐚𝐢̂𝐧𝐞 𝐓𝐎𝐔𝐓 𝐄𝐒𝐓 𝐏𝐎𝐒𝐒𝐈𝐁𝐋𝐄 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐍𝐎𝐓𝐑𝐄 𝐂𝐎𝐍𝐓𝐈𝐍𝐄𝐍𝐓 𝐬𝐮𝐫 *𝐖𝐡𝐚𝐭𝐬𝐀𝐩𝐩 : 𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐰𝐡𝐚𝐭𝐬𝐚𝐩𝐩.𝐜𝐨𝐦/𝐜𝐡𝐚𝐧𝐧𝐞𝐥/𝟎𝟎𝟐𝟗𝐕𝐛𝐀𝐲𝟑𝐘𝟏𝐈𝐭𝟓𝐬𝟒𝟑𝐭𝟔𝐄𝐄𝐃𝟐𝐃