Fondation Kologo

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💙 𝗡𝗢𝗩𝗘𝗠𝗕𝗥𝗘 𝗕𝗟𝗘𝗨Mois de la santé mentale, nous rappelle combien il est essentiel de prendre soin de l’âme et de l’esprit ...
04/11/2025

💙 𝗡𝗢𝗩𝗘𝗠𝗕𝗥𝗘 𝗕𝗟𝗘𝗨
Mois de la santé mentale, nous rappelle combien il est essentiel de prendre soin de l’âme et de l’esprit autant que du corps.
Dieu veut que nous soyons en bonne santé, dans notre cœur comme dans nos pensées. 🙏
Ne restons pas seuls face aux épreuves : parlons, prions, soutenons-nous les uns les autres.
𝑬𝒏 𝒄𝒆 𝒎𝒐𝒊𝒔 de 𝗡𝗢𝗩𝗘𝗠𝗕𝗥𝗘 𝗕𝗟𝗘𝗨, 𝒔𝒆𝒎𝒐𝒏𝒔 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒊𝒙 𝒊𝒏𝒕𝒆́𝒓𝒊𝒆𝒖𝒓𝒆 𝒆𝒕 𝒍𝒂 𝒋𝒐𝒊𝒆 𝒅𝒆 𝒗𝒊𝒗𝒓𝒆 𝒒𝒖𝒆 𝒅𝒐𝒏𝒏𝒆 𝒍𝒆 𝑺𝒆𝒊𝒈𝒏𝒆𝒖𝒓. 🌿✨

𝐈𝐧𝐧𝐚 𝐥𝐢𝐥𝐥𝐚𝐡𝐢 𝐰𝐚 𝐢𝐧𝐧𝐚 𝐢𝐥𝐚𝐲𝐡𝐢 𝐫𝐚𝐣𝐢'𝐮𝐧​𝐂𝐡𝐞𝐫𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬, 𝐜𝐡𝐞𝐫𝐬 𝐟𝐫𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐬œ𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐁𝐨𝐮𝐚𝐟𝐥𝐞́ 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐌𝐚𝐫𝐚𝐡𝐨𝐮𝐞́,​C'est avec...
27/10/2025

𝐈𝐧𝐧𝐚 𝐥𝐢𝐥𝐥𝐚𝐡𝐢 𝐰𝐚 𝐢𝐧𝐧𝐚 𝐢𝐥𝐚𝐲𝐡𝐢 𝐫𝐚𝐣𝐢'𝐮𝐧
​𝐂𝐡𝐞𝐫𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐜𝐢𝐭𝐨𝐲𝐞𝐧𝐬, 𝐜𝐡𝐞𝐫𝐬 𝐟𝐫𝐞̀𝐫𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐬œ𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐁𝐨𝐮𝐚𝐟𝐥𝐞́ 𝐞𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐌𝐚𝐫𝐚𝐡𝐨𝐮𝐞́,
​C'est avec une douleur indicible et une immense tristesse que la nouvelle du rappel à Allah (Rahimahou Allah) de notre très cher et vénéré père, Feu 𝐥'𝐈𝐦𝐚𝐦 𝐁𝐚𝐦𝐛𝐚 𝐌𝐚𝐦𝐚𝐝𝐨𝐮,
Imam principal de la Grande Mosquée de Bouaflé, nous est parvenue.
​L'𝐈𝐦𝐚𝐦 𝐁𝐚𝐦𝐛𝐚 𝐌𝐚𝐦𝐚𝐝𝐨𝐮, n'était pas seulement le leader spirituel de notre communauté ;
il était une figure tutélaire, un phare de sagesse et de piété dont la vie entière fut dédiée au service d'Allah et de Ses créatures.
Notre cher père a vécu utile, et cette unanimité dans les cœurs de Bouaflé est le plus beau des legs.
​Les 𝐪𝐮𝐚𝐫𝐚𝐧𝐭𝐞-𝐭𝐫𝐨𝐢𝐬 𝐚𝐧𝐧𝐞́𝐞𝐬 de son Imamat ne sont pas une simple statistique, elles sont un témoignage vivant d'une fidélité inébranlable aux principes islamiques.
J'ai eu le privilège, comme tant d'autres, de suivre avec attention l'enseignement profond et le rendu de ses sermons du vendredi et des grandes fêtes.
Ces paroles, empreintes de droiture et d'amour du prochain, ont façonné l'âme de notre cité.
Nous prions ardemment qu'Allah fasse de cette œuvre colossale un témoignage éclatant en sa faveur le jour de la Résurrection.
​«𝐂𝐞𝐫𝐭𝐞𝐬, 𝐚̀ 𝐀𝐥𝐥𝐚𝐡 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐚𝐩𝐩𝐚𝐫𝐭𝐞𝐧𝐨𝐧𝐬, 𝐞𝐭 𝐜'𝐞𝐬𝐭 𝐚̀ 𝐋𝐮𝐢 𝐪𝐮𝐞 𝐧𝐨𝐮𝐬 𝐫𝐞𝐭𝐨𝐮𝐫𝐧𝐞𝐫𝐨𝐧𝐬.»
(𝐈𝐧𝐧𝐚 𝐥𝐢𝐥𝐥𝐚𝐡𝐢 𝐰𝐚 𝐢𝐧𝐧𝐚 𝐢𝐥𝐚𝐲𝐡𝐢 𝐫𝐚𝐣𝐢'𝐮𝐧)
​En ma qualité de 4ème Adjoint au Maire, et avec l'humilité et la peine de ma Famille KOLOGO et de la Fondation KOLOGO, nous adressons nos condoléances les plus sincères et fraternelles à :
​Ses chers enfants ;
​Sa famille biologique ;
​Et à toute la communauté islamique de Bouaflé, de la Marahoué et au-delà.
​Que son âme s'élève et repose dans le plus haut degré du Paradis (𝐉𝐚𝐧𝐧𝐚𝐭 𝐚𝐥-𝐅𝐢𝐫𝐝𝐚𝐰𝐬).
Que son héritage de concorde et de savoir continue d'illuminer notre ville.
​Puisse Allah lui accorder Sa clémence et Sa miséricorde.
​Fait à Bouaflé,
le 27 Octobre 2025
𝑲𝑶𝑳𝑶𝑮𝑶 𝑯𝑨𝑹𝑶𝑼𝑵𝑨
4𝒆̀𝒎𝒆 𝑨𝒅𝒋𝒐𝒊𝒏𝒕 𝒂𝒖 𝑴𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂 𝒗𝒊𝒍𝒍𝒆 𝒅𝒆 𝑩𝒐𝒖𝒂𝒇𝒍𝒆́
𝑷𝒓𝒆́𝒔𝒊𝒅𝒆𝒏𝒕 𝑭𝑶𝑵𝑫𝑨𝑻𝑰𝑶𝑵 𝑲𝑶𝑳𝑶𝑮𝑶

🟢🟢𝗔𝗛 𝗟𝗔 𝗩𝗜𝗘🟢🟢🟢𝐌𝐀 𝐓𝐄𝐍𝐃𝐑𝐄 𝐄𝐍𝐅𝐀𝐍𝐂𝐄𝐋𝐚 𝐌𝐚𝐠𝐢𝐞 𝐝𝐮 𝐏𝐞𝐭𝐢𝐭 𝐄́𝐜𝐫𝐚𝐧Au-delà des repas nourrissants, l'école offrait une autre source ...
15/09/2025

🟢🟢𝗔𝗛 𝗟𝗔 𝗩𝗜𝗘🟢🟢🟢
𝐌𝐀 𝐓𝐄𝐍𝐃𝐑𝐄 𝐄𝐍𝐅𝐀𝐍𝐂𝐄

𝐋𝐚 𝐌𝐚𝐠𝐢𝐞 𝐝𝐮 𝐏𝐞𝐭𝐢𝐭 𝐄́𝐜𝐫𝐚𝐧

Au-delà des repas
nourrissants, l'école offrait une autre source d'émerveillement et de modernité : la télévision éducative. Pour nous qui n'avions ni électricité ni télévision à la maison, ces moments de cours télévisés étaient de véritables événements, de la pure magie. Nous attendions avec impatience l'heure du cours par la télé. Je me rappelle encore des séries comme "Amy et Copé" et des exercices avec les images emblématiques de *"Mala apoi, Mala rayé"*. *Ah, la télé, quelle magie !*

​Les images étaient en noir et blanc, diffusées par un gros appareil que je suppose être alimenté par des batteries. Malgré ces moyens rudimentaires, notre concentration était maximale et nous étions des élèves très studieux et sages.
​Les "𝗖𝗮𝗳𝗼𝗽𝗶𝗲𝗻𝘀" et les Bonbons Partagés
​Nos maîtres et maîtresses n'étaient pas seuls dans leur noble mission. Ils étaient aidés dans leurs tâches quotidiennes par des stagiaires que nous appelions les "𝗖𝗮𝗳𝗼𝗽𝗶𝗲𝗻𝘀", venus du 𝗖𝗔𝗙𝗢𝗣 (𝗖𝗲𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗱'𝗔𝗻𝗶𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗱𝗲 𝗙𝗼𝗿𝗺𝗮𝘁𝗶𝗼𝗻 𝗣𝗲́𝗱𝗮𝗴𝗼𝗴𝗶𝗾𝘂𝗲).

​Ces jeunes, orientés vers ce métier après leur baccalauréat, n'avaient pas le choix. Certains jugeaient cela injuste, car malgré leurs performances scolaires, ils devaient accepter d'être instituteurs alors qu'ils rêvaient d'un autre métier. Certes, le métier de maître était valorisant, mais ils étaient très jeunes selon eux. Cette période était marquée par la valorisation des personnes sans distinction de race ou d'ethnie ; le plus important était la Côte d'Ivoire. Aucune somme n'était versée, il n'y avait pas de réseau à connaître. Ah, la belle Côte d'Ivoire !
​Je pense qu'il serait intéressant que nous y songions sérieusement si nous voulons être un grand pays. La métamorphose devrait se faire d'abord dans la qualité du recrutement des enseignants, à tous les niveaux de l'échelle de formation.
Si nous ne le faisons pas, ne soyons pas surpris demain de voir qu'après les quelques élites qui nous restent, il n'y aura plus de société. Aucune société ne peut être construite sans un minimum de rigueur et de sérieux.
​J'avoue que j'ai beaucoup de mal quand j'entends parler de prétendus réseaux pour être admis aux concours d'infirmier, de sage-femme, de la fonction publique, de l'ENA, et j'en passe. Qui blaguons-nous ?
​Il n'est pas encore trop t**d. Si nous décidons maintenant d'agir, tout peut se rattraper en l'espace d'une génération. Dans le cas contraire, bonjour les dégâts.
Ne soyons donc pas surpris d'être en train de corriger les fautes de nos enseignants actuels lorsque nous recevons les cahiers d'évaluation des élèves pour le suivi parental, qu'un infirmier ne sache pas faire les premiers soins alors qu'il est le premier et seul espoir de tout un village ou il est affecté.

𝐔𝐧𝐞 𝐨𝐩𝐩𝐨𝐫𝐭𝐮𝐧𝐢𝐭𝐞́ 𝐠𝐨𝐮𝐫𝐦𝐚𝐧𝐝𝐞

​Avant, ces jeunes en formation étaient logés au centre, bénéficiant du gîte et du couvert, ainsi que d'une bourse mensuelle. Ce centre n'était pas seulement un lieu de formation pour les futurs enseignants. Les meilleurs élèves de l'école étaient parfois choisis pour s'y rendre, certainement pour aider à la formation des stagiaires. Cette opportunité était très convoitée.
​Au-delà de l'honneur d'être sélectionné, nous étions ravis de parcourir à pied les 200 à 300 mètres qui nous séparaient du centre. La raison était simple et délicieuse : nous étions certains de partager avec ces messieurs et dames des plats à midi, et, plus excitant encore, de recevoir quelques bonbons ! Ces moments de partage et ces petites douceurs rendaient l'expérience scolaire encore plus mémorable et attachante.

𝑩𝒐𝒏𝒏𝒆 𝒍𝒆𝒄𝒕𝒖𝒓𝒆 𝒆𝒕 𝒂̀ 𝒎𝒆𝒓𝒄𝒓𝒆𝒅𝒊 𝑰𝒏 𝒔𝒉𝒂 𝑨𝒍𝒍𝒂𝒉

​𝑬𝒍 𝑯𝒂𝒅𝒋 𝑯𝑨𝑹𝑶𝑼𝑵𝑨 𝑲𝑶𝑳𝑶𝑮𝑶
𝑺𝒆́𝒏𝒂𝒕𝒆𝒖𝒓 𝑱𝑪𝑰
4𝒆̀𝒎𝒆 𝑨𝒅𝒋𝒐𝒊𝒏𝒕 𝒂𝒖 𝑴𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝑩𝒐𝒖𝒂𝒇𝒍𝒆
*𝑽𝒐𝒖𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒗𝒆𝒛 𝒅𝒆́𝒔𝒐𝒓𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒎𝒆 𝒍𝒊𝒓𝒆 𝒄𝒉𝒂𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒖𝒏𝒅𝒊, 𝑴𝒆𝒓𝒄𝒓𝒆𝒅𝒊 𝒆𝒕 𝒗𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆𝒅𝒊 𝒔𝒖𝒓 𝑾𝒉𝒂𝒕𝒔𝑨𝒑𝒑
𝑨𝒖𝒔𝒔𝒊 𝒔𝒖𝒓 𝒎𝒂 𝒑𝒂𝒈𝒆 𝑭𝒂𝒄𝒆𝒃𝒐𝒐𝒌 :
𝑯𝑨𝑹𝑶𝑼𝑵𝑨 𝑲𝑶𝑳𝑶𝑮𝑶 𝑶𝑭𝑭𝑰𝑪𝑰𝑬𝑳

𝒐𝒖 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒈𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂
𝑭𝑶𝑵𝑫𝑨𝑻𝑰𝑶𝑵 𝑲𝑶𝑳𝑶𝑮𝑶

𝒐𝒖 𝒔𝒖𝒓
𝒂𝒇𝒓𝒊𝒌𝒄𝒉𝒂𝒍𝒍𝒆𝒏𝒈𝒆𝒔.𝒊𝒏𝒇𝒐

𝑬𝒕 𝒔𝒖𝒓 𝒎𝒂 𝒄𝒉𝒂𝒊̂𝒏𝒆 𝑻𝑶𝑼𝑻 𝑬𝑺𝑻 𝑷𝑶𝑺𝑺𝑰𝑩𝑳𝑬 𝑷𝑶𝑼𝑹 𝑵𝑶𝑻𝑹𝑬 𝑪𝑶𝑵𝑻𝑰𝑵𝑬𝑵𝑻 𝒔𝒖𝒓 𝑾𝒉𝒂𝒕𝒔𝑨𝒑𝒑 : 𝒉𝒕𝒕𝒑𝒔://𝒘𝒉𝒂𝒕𝒔𝒂𝒑𝒑.𝒄𝒐𝒎/𝒄𝒉𝒂𝒏𝒏𝒆𝒍/0029𝑽𝒃𝑨𝒚3𝒀1𝑰𝒕5𝒔43𝒕6𝑬𝑬𝑫2𝑫

🟢🟢🟢𝗔𝗛 𝗟𝗔 𝗩𝗜𝗘🟢🟢🟢𝐌𝐀 𝐓𝐄𝐍𝐃𝐑𝐄 𝐄𝐍𝐅𝐀𝐍𝐂𝐄𝗟𝗲𝘀 𝗔𝗻𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗟𝘂𝗺𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗱𝘂 𝗖𝗣𝟭 – 𝗘𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗦𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗲𝘁 𝗦𝗮𝘃𝗲𝘂𝗿𝘀Mes premières années scolaires, par...
13/09/2025

🟢🟢🟢𝗔𝗛 𝗟𝗔 𝗩𝗜𝗘🟢🟢🟢
𝐌𝐀 𝐓𝐄𝐍𝐃𝐑𝐄 𝐄𝐍𝐅𝐀𝐍𝐂𝐄

𝗟𝗲𝘀 𝗔𝗻𝗻𝗲́𝗲𝘀 𝗟𝘂𝗺𝗶𝗲̀𝗿𝗲 𝗱𝘂 𝗖𝗣𝟭 – 𝗘𝗻𝘁𝗿𝗲 𝗦𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗲𝘁 𝗦𝗮𝘃𝗲𝘂𝗿𝘀

Mes premières années scolaires, particulièrement au CP1, furent une véritable aventure. Ce n'était pas tant l'apprentissage en soi qui représentait un défi, mais plutôt la nécessité de s'exprimer en français. À cet âge tendre, la plupart d'entre nous ne parlaient que nos langues maternelles, celles de nos ethnies. En ville, comme ce fut mon cas, nous côtoyions plus d'une dizaine d'ethnies différentes, et certains d'entre nous n'avaient même jamais prononcé un seul mot de français avant d'entrer en classe. Cependant, ceux qui, comme moi, résidaient dans le quartier résidentiel, possédaient une longueur d'avance dans la pratique quotidienne de la langue française.
Chaque matin, le chemin de l'école était un rituel joyeux. Nous partions en groupe, mes amis, Bile, et d'autres camarades du quartier. Au-delà de cette barrière linguistique initiale et de ces moments partagés, je me dois de rendre un hommage vibrant à ces figures emblématiques que l'on appelait simplement les "maîtres" et "maîtresses" du CP1.
Ces éducateurs étaient de véritables alchimistes de la pédagogie, capables de transformer des enfants en de futurs citoyens éclairés. Leur enseignement dépassait largement le cadre scolaire : ils incarnaient l'exemple à suivre, des guides pour la vie. Leur dévouement allait jusqu'à connaître personnellement les parents de chaque élève, assurant un suivi rigoureux et une communication fidèle sur la conduite des enfants. Le respect et la discipline étaient les maîtres-mots de leurs classes. Chaque élève se devait de rester calme et de suivre scrupuleusement les instructions. Et si, d'aventure, un enfant s'écartait de la ligne, la nouvelle parvenait aux parents avec une rapidité déconcertante. Sans l'ombre d'un téléphone portable à l'époque, une mystérieuse alchimie, ou peut-être une méthode bien huilée de communication de bouche à oreille, permettait aux parents d'être informés le soir même de sa conduite.

𝗨𝗻 𝗥𝗲𝗳𝘂𝗴𝗲 𝗚𝗼𝘂𝗿𝗺𝗮𝗻𝗱 𝗲𝘁 𝘂𝗻𝗲 𝗠𝗮𝗶̂𝘁𝗿𝗲𝘀𝘀𝗲 𝗜𝗻𝗼𝘂𝗯𝗹𝗶𝗮𝗯𝗹𝗲

J'étais toujours pressé d'apprendre, mais ce qui me réjouissait le plus était sans conteste le plat de *riz gras* que la maîtresse nous envoyait chaque jour et nous servait ponctuellement à 10h.
« Soyez bénie madame, » m'exclamais-je en mon for intérieur, même si son prénom m'a échappé avec le temps. Seule une image de sa corpulence, un peu enrobée et pas très grande de taille, me traverse encore l'esprit. Pour nous qui n'avions pas d'argent pour le petit-déjeuner, elle était notre sauveuse. Son geste était une bénédiction, une preuve de sa générosité inoubliable. « Que le Seigneur s'en souvienne, très chère maîtresse, » j'implore encore mon cœur. J'aurais tant voulu la retrouver un jour, mais comment, puisque son nom m'est inconnu et qu'elle fut affectée hors de l'école quelques années plus t**d ? Son souvenir reste gravé, celui d'une femme qui nous a fait aimer l'école plus que tout.

𝐁𝐨𝐧𝐧𝐞 𝐥𝐞𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞 ! 𝐞𝐭 𝐚̀ 𝐥𝐮𝐧𝐝𝐢 𝐈𝐧 𝐬𝐡𝐚 𝐀𝐥𝐥𝐚𝐡

𝐄𝐥 𝐇𝐚𝐝𝐣 𝐇𝐀𝐑𝐎𝐔𝐍𝐀 𝐊𝐎𝐋𝐎𝐆𝐎
𝐒𝐞́𝐧𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐉𝐂𝐈
𝟒𝐞̀𝐦𝐞 𝐀𝐝𝐣𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐌𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐁𝐨𝐮𝐚𝐟𝐥𝐞
𝐕𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐞𝐳 𝐝𝐞́𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐦𝐞 𝐥𝐢𝐫𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐮𝐧𝐝𝐢, 𝐌𝐞𝐫𝐜𝐫𝐞𝐝𝐢 𝐞𝐭 𝐯𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞𝐝𝐢 𝐬𝐮𝐫 𝐖𝐡𝐚𝐭𝐬𝐀𝐩𝐩
𝐀𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐬𝐮𝐫 𝐦𝐚 𝐩𝐚𝐠𝐞 𝐅𝐚𝐜𝐞𝐛𝐨𝐨𝐤 : 𝐇𝐀𝐑𝐎𝐔𝐍𝐀 𝐊𝐎𝐋𝐎𝐆𝐎 𝐎𝐅𝐅𝐈𝐂𝐈𝐄𝐋

𝐨𝐮 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚
𝐅𝐎𝐍𝐃𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐊𝐎𝐋𝐎𝐆𝐎
𝐨𝐮 𝐬𝐮𝐫
𝐚𝐟𝐫𝐢𝐤𝐜𝐡𝐚𝐥𝐥𝐞𝐧𝐠𝐞𝐬.𝐢𝐧𝐟𝐨
𝐄𝐭 𝐬𝐮𝐫 𝐦𝐚 𝐜𝐡𝐚𝐢̂𝐧𝐞 𝐓𝐎𝐔𝐓 𝐄𝐒𝐓 𝐏𝐎𝐒𝐒𝐈𝐁𝐋𝐄 𝐏𝐎𝐔𝐑 𝐍𝐎𝐓𝐑𝐄 𝐂𝐎𝐍𝐓𝐈𝐍𝐄𝐍𝐓 𝐬𝐮𝐫 *𝐖𝐡𝐚𝐭𝐬𝐀𝐩𝐩 : 𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐰𝐡𝐚𝐭𝐬𝐚𝐩𝐩.𝐜𝐨𝐦/𝐜𝐡𝐚𝐧𝐧𝐞𝐥/𝟎𝟎𝟐𝟗𝐕𝐛𝐀𝐲𝟑𝐘𝟏𝐈𝐭𝟓𝐬𝟒𝟑𝐭𝟔𝐄𝐄𝐃𝟐𝐃

11/09/2025

Dans la vie il faut pouvoir s'entraider car on tous besoin d'un coup de pouce de temps en temps.

🟢🟢🟢𝗔𝗛 𝗟𝗔 𝗩𝗜𝗘🟢🟢🟢𝐌𝐀 𝐓𝐄𝐍𝐃𝐑𝐄 𝐄𝐍𝐅𝐀𝐍𝐂𝐄*|| 𝐋𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐪𝐮𝐞̂𝐭𝐞 𝐢𝐧𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮𝐞||​Le responsable de l'école et mon père sont repartis dans l...
10/09/2025

🟢🟢🟢𝗔𝗛 𝗟𝗔 𝗩𝗜𝗘🟢🟢🟢
𝐌𝐀 𝐓𝐄𝐍𝐃𝐑𝐄 𝐄𝐍𝐅𝐀𝐍𝐂𝐄

*|| 𝐋𝐚 𝐜𝐨𝐧𝐪𝐮𝐞̂𝐭𝐞 𝐢𝐧𝐚𝐭𝐭𝐞𝐧𝐝𝐮𝐞||

​Le responsable de l'école et mon père sont repartis dans le bureau.
L'attente me semblait interminable.
Enfin, la porte s'est ouverte. Le responsable s'est approché de moi et m'a dit, d'une voix douce : "𝐏𝐞𝐭𝐢𝐭, 𝐢𝐥 𝐧'𝐲 𝐚 𝐩𝐥𝐮𝐬 𝐝𝐞 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 𝐢𝐜𝐢, 𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐣'𝐚𝐢 𝐚𝐩𝐩𝐞𝐥𝐞́ 𝐮𝐧𝐞 𝐚𝐮𝐭𝐫𝐞 𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐞 𝐪𝐮𝐢 𝐩𝐨𝐮𝐫𝐫𝐚𝐢𝐭 𝐭𝐞 𝐫𝐞𝐜𝐞𝐯𝐨𝐢𝐫."

​L'idée qu'il n'y avait plus de place était insupportable. Comment ça, pas de place ? Je me suis précipité dans une salle, j'ai grimpé sur une table et j'ai crié de toutes mes forces : "𝐌𝐨𝐧𝐬𝐢𝐞𝐮𝐫, 𝐣'𝐚𝐢 𝐞𝐮 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞 ! 𝐘'𝐚 𝐩𝐥𝐚𝐜𝐞, 𝐫𝐞𝐠𝐚𝐫𝐝𝐞 !"
​Une dame, qui devait être l'institutrice, s'est approchée et a semblé me faire comprendre que c'était une classe supérieure, mais je ne savais pas ce que cela voulait dire.
Tout me semblait être un complot contre moi.
Encore des sanglots, plus forts encore que les précédents, ont éclaté.

On m'a donné des friandises pour me calmer, mais rien n'y faisait.
​Cette fois-ci, ce n'était plus le vieux vélo de mon père qui m'attendait.
Le responsable m'a invité à monter dans sa voiture.

Nous avons pris une direction que j'ignorais, mais je lui faisais confiance. Derrière moi, j'apercevais mon père, en train de pédaler avec acharnement, tandis que le véhicule s'éloignait.
​Quelques instants plus t**d, il est entré dans une autre école.
Tout le monde semblait m'attendre, quel accueil !
Je salue au passage Monsieur le conseiller Amoikon, qui était le directeur de cette nouvelle école.

​Mon père a fini par arriver, tout en sueur, et est entré à son tour dans le bureau. Cette fois, ils étaient trois à discuter. Je me rappelle que j'étais nu-pieds et avec une tenue en haillons.
Ils sont tous ressortis, et le nouveau « patron » m'a pris la main. Ensemble, ils m'ont accompagné dans une salle de classe.

​Enfin, j'étais heureux ! Heureux d'être dans une salle de classe et de retrouver mon cousin Bile avec qui je partageais tous mes jeux d'enfant.
Ah, je ne savais pas qu'il était venu à l'école !
Bile était mon aîné d'un ou deux ans, mais nous étions si complices, et nous le sommes toujours aujourd'hui.
Bravo et félicitations, Bile, d'avoir réalisé ton rêve d'être un grand planteur. Ton père doit être fier de toi.

​À un moment donné, une sonnerie de cloche a retenti. Eh oui, la sonnerie était une vieille jante nue de véhicule, accrochée dans la cour de l'école, que les élèves, sous les instructions des maîtres, allaient faire retentir.
C'était l'heure de la récréation. Je n'avais pas de goûter, l'essentiel pour moi était ma victoire, et j'en étais fier.

​À midi, Bile et moi avons pris le chemin de la maison.
J'ai retrouvé mon père dans un état pas très g*i.
Je venais de lui donner une charge supplémentaire : 𝐞𝐡 𝐨𝐮𝐢, 𝐢𝐥 𝐟𝐚𝐥𝐥𝐚𝐢𝐭 𝐦𝐞 𝐭𝐫𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫 𝐮𝐧𝐞 𝐭𝐞𝐧𝐮𝐞 𝐝'𝐞́𝐜𝐨𝐥𝐞, 𝐚𝐢𝐧𝐬𝐢 𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐞𝐬 𝐨𝐮𝐯𝐫𝐚𝐠𝐞𝐬.
Toute la semaine, je fuyais son regard, ainsi que celui de ma mère, que mon père semblait accuser de ne pas m'avoir bien éduqué.

𝑩𝒐𝒏𝒏𝒆 𝒍𝒆𝒄𝒕𝒖𝒓𝒆 ! 𝒆𝒕 𝒂̀ 𝒗𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆𝒅𝒊 𝑰𝒏 𝒔𝒉𝒂 𝑨𝒍𝒍𝒂𝒉

*𝑬𝒍 𝑯𝒂𝒅𝒋 𝑯𝑨𝑹𝑶𝑼𝑵𝑨 𝑲𝑶𝑳𝑶𝑮𝑶
𝑺𝒆́𝒏𝒂𝒕𝒆𝒖𝒓 𝑱𝑪𝑰
4𝒆̀𝒎𝒆 𝑨𝒅𝒋𝒐𝒊𝒏𝒕 𝒂𝒖 𝑴𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝑩𝒐𝒖𝒂𝒇𝒍𝒆
𝑽𝒐𝒖𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒗𝒆𝒛 𝒅𝒆́𝒔𝒐𝒓𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒎𝒆 𝒍𝒊𝒓𝒆 𝒄𝒉𝒂𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒖𝒏𝒅𝒊, 𝑴𝒆𝒓𝒄𝒓𝒆𝒅𝒊 𝒆𝒕 𝒗𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆𝒅𝒊 𝒔𝒖𝒓 𝑾𝒉𝒂𝒕𝒔𝑨𝒑𝒑
𝑨𝒖𝒔𝒔𝒊 𝒔𝒖𝒓 𝒎𝒂 𝒑𝒂𝒈𝒆 𝑭𝒂𝒄𝒆𝒃𝒐𝒐𝒌 :
"𝑯𝑨𝑹𝑶𝑼𝑵𝑨 𝑲𝑶𝑳𝑶𝑮𝑶 𝑶𝑭𝑭𝑰𝑪𝑰𝑬𝑳"
𝒐𝒖 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒈𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂
"𝑭𝑶𝑵𝑫𝑨𝑻𝑰𝑶𝑵 𝑲𝑶𝑳𝑶𝑮𝑶"
𝒐𝒖 𝒔𝒖𝒓 :
"𝒂𝒇𝒓𝒊𝒌𝒄𝒉𝒂𝒍𝒍𝒆𝒏𝒈𝒆𝒔.𝒊𝒏𝒇𝒐"
𝑬𝒕 𝒔𝒖𝒓 𝒎𝒂 𝒄𝒉𝒂𝒊̂𝒏𝒆 𝑻𝑶𝑼𝑻 𝑬𝑺𝑻 𝑷𝑶𝑺𝑺𝑰𝑩𝑳𝑬 𝑷𝑶𝑼𝑹 𝑵𝑶𝑻𝑹𝑬 𝑪𝑶𝑵𝑻𝑰𝑵𝑬𝑵𝑻 𝒔𝒖𝒓 𝑾𝒉𝒂𝒕𝒔𝑨𝒑𝒑 :
"𝒉𝒕𝒕𝒑𝒔://𝒘𝒉𝒂𝒕𝒔𝒂𝒑𝒑.𝒄𝒐𝒎/𝒄𝒉𝒂𝒏𝒏𝒆𝒍/0029𝑽𝒃𝑨𝒚3𝒀1𝑰𝒕5𝒔43𝒕6𝑬𝑬𝑫2𝑫"

🟢🟢🟢𝗔𝗛 𝗟𝗔 𝗩𝗜𝗘🟢🟢🟢𝗠𝗔 𝗧𝗘𝗡𝗗𝗥𝗘 𝗘𝗡𝗙𝗔𝗡𝗖𝗘-----𝗟𝗮 𝗰𝗼𝗻𝗾𝘂𝗲̂𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗹'𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗲:​L'année 1979 est un souvenir lointain, mais l'émotion de ...
08/09/2025

🟢🟢🟢𝗔𝗛 𝗟𝗔 𝗩𝗜𝗘🟢🟢🟢

𝗠𝗔 𝗧𝗘𝗡𝗗𝗥𝗘 𝗘𝗡𝗙𝗔𝗡𝗖𝗘

-----𝗟𝗮 𝗰𝗼𝗻𝗾𝘂𝗲̂𝘁𝗲 𝗱𝗲 𝗹'𝗲́𝗰𝗼𝗹𝗲:

​L'année 1979 est un souvenir lointain, mais l'émotion de ce jour de rentrée scolaire reste gravée en moi avec une clarté étonnante. Mes aînés se préparaient avec une routine que je leur enviais. Mon père, en bon chef de famille, les accompagnait à l'EPP Château d'Eau. De la maison, je les regardais partir, ressentant un profond sentiment d'injustice. La solitude de la maison m'est soudainement devenue insupportable.
​Des larmes ont commencé à monter, d'abord timidement, puis en un flot incontrôlable. Mes sanglots ont fini par alerter mon père, qui, après un soupir de résignation, a cédé. J'avais gagné. J'allais enfin les accompagner.
​Le chemin vers l'école a été une succession de découvertes pour mes jeunes yeux. L'effervescence des rues, le brouhaha des enfants, tout contribuait à mon excitation.
Arrivé sur place, mon père s'est dirigé vers un homme que je devinais être le directeur de l'école. J'ai senti une certaine gravité dans l'atmosphère de leur conversation feutrée, mais le contenu de leur échange m'échappait totalement.
​Une fois la discussion terminée, mes frères m'ont salué pour regagner leurs salles de classe. Mon père m'a fait signe de rentrer. Rentrer ?
C'était impensable ! Le mot "maison" résonnait comme une sentence. Je ne me connaissais pas encore, et mon père non plus.
​Un nouveau flot de larmes, plus puissants et désespérés que les précédents, a éclaté.
Mes pleurs étaient si intenses qu'ils ont attiré l'attention du directeur. Il s'est approché de moi, l'air étonné, et s'est accroupi pour se mettre à ma hauteur. Son regard bienveillant contrastait avec l'urgence de mes larmes.
*​« Petit, tu veux quoi ? »* a-t-il demandé, sa voix empreinte de curiosité.
​Avec toute l'innocence et la détermination d'un enfant de cet âge, j'ai répondu sans hésitation :
*​« Monsieur, je veux l'école ! »*
​Le directeur a eu un mouvement de recul, un mélange de surprise et d'amusement traversant son visage.
Je l'ai entendu murmurer : *« C'est incroyable… Les enfants de son âge fuient l'école et lui, il la réclame ! »*

------𝗠𝗼𝗻 ​𝗠𝗲𝘀𝘀𝗮𝗴𝗲:

​En ce jour de rentrée scolaire, je souhaite rendre hommage aux enfants, les encourager et les féliciter. La réussite est au bout de l'effort. À travers ma propre histoire, je veux leur faire savoir que la vie n'est pas toujours facile, mais que la persévérance mène à la réussite.
​Je salue également le personnel enseignant et administratif, sans oublier les parents d'élèves.
*​Bonne lecture à vous !

𝑬𝒍 𝑯𝒂𝒅𝒋 𝑯𝑨𝑹𝑶𝑼𝑵𝑨 𝑲𝑶𝑳𝑶𝑮𝑶
𝑺𝒆́𝒏𝒂𝒕𝒆𝒖𝒓 𝑱𝑪𝑰
4𝒆̀𝒎𝒆 𝑨𝒅𝒋𝒐𝒊𝒏𝒕 𝒂𝒖 𝑴𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒅𝒆 𝑩𝒐𝒖𝒂𝒇𝒍𝒆
𝑽𝒐𝒖𝒔 𝒑𝒐𝒖𝒗𝒆𝒛 𝒅𝒆́𝒔𝒐𝒓𝒎𝒂𝒊𝒔 𝒎𝒆 𝒍𝒊𝒓𝒆 𝒄𝒉𝒂𝒒𝒖𝒆 𝒍𝒖𝒏𝒅𝒊, 𝑴𝒆𝒓𝒄𝒓𝒆𝒅𝒊 𝒆𝒕 𝒗𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆𝒅𝒊 𝒔𝒖𝒓 𝑾𝒉𝒂𝒕𝒔𝑨𝒑𝒑
𝑨𝒖𝒔𝒔𝒊 𝒔𝒖𝒓 𝒎𝒂 𝒑𝒂𝒈𝒆 𝑭𝒂𝒄𝒆𝒃𝒐𝒐𝒌 : 𝑯𝑨𝑹𝑶𝑼𝑵𝑨 𝑲𝑶𝑳𝑶𝑮𝑶 𝑶𝑭𝑭𝑰𝑪𝑰𝑬𝑳

𝒐𝒖 𝒔𝒖𝒓 𝒍𝒂 𝒑𝒂𝒈𝒆 𝒅𝒆 𝒍𝒂
𝑭𝑶𝑵𝑫𝑨𝑻𝑰𝑶𝑵 𝑲𝑶𝑳𝑶𝑮𝑶
𝒐𝒖 𝒔𝒖𝒓
𝒂𝒇𝒓𝒊𝒌𝒄𝒉𝒂𝒍𝒍𝒆𝒏𝒈𝒆𝒔.𝒊𝒏𝒇𝒐
𝑬𝒕 𝒔𝒖𝒓 𝒎𝒂 𝒄𝒉𝒂𝒊̂𝒏𝒆 𝑻𝑶𝑼𝑻 𝑬𝑺𝑻 𝑷𝑶𝑺𝑺𝑰𝑩𝑳𝑬 𝑷𝑶𝑼𝑹 𝑵𝑶𝑻𝑹𝑬 𝑪𝑶𝑵𝑻𝑰𝑵𝑬𝑵𝑻 𝒔𝒖𝒓 *𝑾𝒉𝒂𝒕𝒔𝑨𝒑𝒑 : 𝒉𝒕𝒕𝒑𝒔://𝒘𝒉𝒂𝒕𝒔𝒂𝒑𝒑.𝒄𝒐𝒎/𝒄𝒉𝒂𝒏𝒏𝒆𝒍/0029𝑽𝒃𝑨𝒚3𝒀1𝑰𝒕5𝒔43𝒕6𝑬𝑬𝑫2𝑫

04/09/2025

BON À SAVOIR

🟢🟢🟢𝐀𝐇 𝐋𝐀 𝐕𝐈𝐄 🟢🟢🟢𝐋𝐄𝐒 𝐂𝐎𝐃𝐄𝐒 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐕𝐈𝐄 [ 𝗦𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗼𝘂𝗹𝗲𝘇 𝗺𝗼𝗻𝘁𝗲𝗿, 𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝗱𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗱𝗲𝘀𝗰𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 ]Il ya quelques semaines que notre pr...
03/09/2025

🟢🟢🟢𝐀𝐇 𝐋𝐀 𝐕𝐈𝐄 🟢🟢🟢

𝐋𝐄𝐒 𝐂𝐎𝐃𝐄𝐒 𝐃𝐄 𝐋𝐀 𝐕𝐈𝐄

[ 𝗦𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗼𝘂𝗹𝗲𝘇 𝗺𝗼𝗻𝘁𝗲𝗿, 𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝗱𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗱𝗲𝘀𝗰𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 ]

Il ya quelques semaines que notre premier ministre SEM BEUGRE MAMBE à dit:

"𝗦𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗼𝘂𝗹𝗲𝘇 𝗺𝗼𝗻𝘁𝗲𝗿, 𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝗱𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗱𝗲𝘀𝗰𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲"

Cette pensée a suscité plusieurs interprétations voir des mises en scènes.
Aujourd'hui en tant qu'intellectuel, je voudrais analyser cette belle pensée en me basant sur la culture Africaine.

L'ancrage de cette pensée dans le contexte africain est essentiel pour en saisir toute la portée.
La phrase "𝗦𝗶 𝘃𝗼𝘂𝘀 𝘃𝗼𝘂𝗹𝗲𝘇 𝗺𝗼𝗻𝘁𝗲𝗿, 𝗶𝗹 𝗳𝗮𝘂𝗱𝗿𝗮𝗶𝘁 𝗱𝗲𝘀𝗰𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲"
prend une signification particulière en s'inscrivant dans la richesse des traditions et des valeurs de l'Afrique.

𝗟𝗮 𝘀𝗮𝗴𝗲𝘀𝘀𝗲 𝗱𝗲 𝗹'𝗵𝘂𝗺𝗶𝗹𝗶𝘁𝗲́.

​En Afrique, l'humilité n'est pas un signe de faiblesse, mais une force. Elle est le pilier de la sagesse
" 𝗗𝗲𝘀𝗰𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 " signifie se baisser pour écouter les anciens, les sages, et la terre elle-même.
C'est l'acte de reconnaître que la connaissance ne vient pas seulement des livres ou des titres, mais de l'expérience, de la communauté et du respect des aînés.
C'est l'humilité qui précède la gloire, et c'est en se montrant humble que l'on gagne le respect et la légitimité pour s'élever.

On pourrait comparer cela à un vieil arbre qui, pour porter des fruits, doit d'abord avoir des racines profondes, cachées et stables.
C'est un principe de vie qui valorise la discrétion et le travail de fond, loin de l'éclat des apparences.
​Le respect et la connexion
​Le concept de "𝗱𝗲𝘀𝗰𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲" résonne également avec l'importance du respect dans les cultures Africaines.
Cela signifie se mettre au niveau des autres, des moins fortunés, des plus humbles, pour comprendre leur réalité et construire un avenir commun.
C'est une invitation à ne pas s'isoler dans la réussite, mais à la partager.

Dans les sociétés traditionnelles africaines, la réussite d'un individu est souvent vue comme le succès de toute sa communauté.

Ainsi, "𝗺𝗼𝗻𝘁𝗲𝗿" n'est pas un acte solitaire, mais le résultat d'un effort collectif, où le leader est celui qui sert et guide depuis le bas, avec le peuple. Il ne s'agit pas de regarder de haut, mais de tendre la main pour s'élever ensemble.
​Les épreuves comme chemin d'élévation

​Enfin, la pensée que "le hasard est impossible" et que les épreuves ont un sens trouve un écho particulier dans de nombreuses philosophies africaines.
Les difficultés, les chutes, les moments où l'on doit "𝗱𝗲𝘀𝗰𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲 ", sont vus comme des étapes initiatiques.
Ces épreuves nous préparent et nous forgent. Elles ne sont pas un signe d'échec, mais une occasion d'apprendre, de grandir et de se fortifier. Dans ce parcours, "𝒐𝒏 𝒕𝒓𝒆́𝒃𝒖𝒄𝒉𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒎𝒊𝒆𝒖𝒙 𝒄𝒐𝒎𝒑𝒓𝒆𝒏𝒅𝒓𝒆". Cette vision encourage la résilience et la persévérance, car elle enseigne que chaque obstacle est un tremplin vers une plus grande sagesse et une élévation plus significative.

C'est une philosophie qui valorise l'endurance et la foi en un destin tracé par les efforts et la sagesse.

𝐄𝐥 𝐇𝐚𝐝𝐣 𝐇𝐀𝐑𝐎𝐔𝐍𝐀 𝐊𝐎𝐋𝐎𝐆𝐎
𝐒𝐞́𝐧𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫 𝐉𝐂𝐈
𝟒𝐞̀𝐦𝐞 𝐀𝐝𝐣𝐨𝐢𝐧𝐭 𝐚𝐮 𝐌𝐚𝐢𝐫𝐞 𝐝𝐞 𝐁𝐨𝐮𝐚𝐟𝐥𝐞

𝐕𝐨𝐮𝐬 𝐩𝐨𝐮𝐯𝐞𝐳 𝐝𝐞́𝐬𝐨𝐫𝐦𝐚𝐢𝐬 𝐦𝐞 𝐥𝐢𝐫𝐞 𝐜𝐡𝐚𝐪𝐮𝐞 𝐥𝐮𝐧𝐝𝐢, 𝐌𝐞𝐫𝐜𝐫𝐞𝐝𝐢 𝐞𝐭 𝐯𝐞𝐧𝐝𝐫𝐞𝐝𝐢 𝐬𝐮𝐫 𝐖𝐡𝐚𝐭𝐬𝐀𝐩𝐩
𝐀𝐮𝐬𝐬𝐢 𝐬𝐮𝐫 𝐦𝐚 𝐩𝐚𝐠𝐞 𝐅𝐚𝐜𝐞𝐛𝐨𝐨𝐤 : 𝐇𝐀𝐑𝐎𝐔𝐍𝐀 𝐊𝐎𝐋𝐎𝐆𝐎 𝐎𝐅𝐅𝐈𝐂𝐈𝐄𝐋

𝐨𝐮 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐩𝐚𝐠𝐞 𝐝𝐞 𝐥𝐚 "𝐅𝐎𝐍𝐃𝐀𝐓𝐈𝐎𝐍 𝐊𝐎𝐋𝐎𝐆𝐎"
𝐨𝐮 𝐬𝐮𝐫 "𝐚𝐟𝐫𝐢𝐤𝐜𝐡𝐚𝐥𝐥𝐞𝐧𝐠𝐞𝐬.𝐢𝐧𝐟𝐨"
𝐬𝐮𝐫 𝐦𝐚 𝐜𝐡𝐚𝐢̂𝐧𝐞 𝐖𝐡𝐚𝐭𝐬𝐀𝐩𝐩 : 𝐡𝐭𝐭𝐩𝐬://𝐰𝐡𝐚𝐭𝐬𝐚𝐩𝐩.𝐜𝐨𝐦/𝐜𝐡𝐚𝐧𝐧𝐞𝐥/𝟎𝟎𝟐𝟗𝐕𝐛𝐀𝐲𝟑𝐘𝟏𝐈𝐭𝟓𝐬𝟒𝟑𝐭𝟔𝐄𝐄𝐃𝟐𝐃 📱🌍

🟢🟢🟢𝐀𝐇 𝐋𝐀 𝐕𝐈𝐄 🟢🟢🟢𝑴𝑨 𝑻𝑬𝑵𝑫𝑹𝑬 𝑬𝑵𝑭𝑨𝑵𝑪𝑬 -------𝐋𝐞 𝐠𝐨𝐮̂𝐭 𝐝𝐞 𝐥'𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐜𝐞 : 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐮𝐬𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐬𝐚𝐯𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐜𝐫𝐞́​Les enfant...
01/09/2025

🟢🟢🟢𝐀𝐇 𝐋𝐀 𝐕𝐈𝐄 🟢🟢🟢

𝑴𝑨 𝑻𝑬𝑵𝑫𝑹𝑬 𝑬𝑵𝑭𝑨𝑵𝑪𝑬 -------

𝐋𝐞 𝐠𝐨𝐮̂𝐭 𝐝𝐞 𝐥'𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐜𝐞 : 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐫𝐮𝐬𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐬𝐚𝐯𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐜𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐫𝐞́𝐜𝐫𝐞́

​Les enfants gâtés avaient leurs goûters faits maison, accompagnés des meilleurs jus locaux : *Gnamankoudji, Bisap ou Forotodji*, soigneusement emballés dans leurs cartables. Nous, nos livres et nos cahiers reposaient sur de simples vieux sacs usagés de riz ou d'oignons vides.
​Parfois, il nous fallait faire preuve de ruse et d'imagination pour avoir un petit-déjeuner.
Nous ne volions pas les généreuses *"MAMIES"*, mais c'était tout comme. Quand elles étaient trop occupées à servir la longue file d'attente, nous parvenions à glisser nos mains dans l'huile bouillante et à récupérer quelques galettes.
​En réalité, nous formions un groupe bien organisé, avec des rôles précis. L'un devait braver les lois de la physique et de la chimie pour s'emparer de la galette chaude qu'il passait à un autre en embuscade, et ainsi de suite jusqu'au dernier de la chaîne.
Nous arrivions à en subtiliser entre cinq et dix.
​Lorsque nous nous faisions prendre, les généreuses « mamies » ne nous dénonçaient pas et ne nous frappaient pas. Elles nous donnaient des conseils pour que nous cessions de voler. La seule punition était de laver leurs ustensiles après les cours, et en plus, elles nous offraient le déjeuner.
Je me souviens encore du jour où la main de mon ami a failli être brûlée par l'huile.

𝐋𝐚 𝐩𝐚𝐮𝐬𝐞 𝐝𝐞 𝐦𝐢𝐝𝐢 : 𝐞𝐧𝐭𝐫𝐞 𝐟𝐨𝐲𝐞𝐫 𝐞𝐭 𝐟𝐨𝐫𝐞̂𝐭

​À midi, la cour d'école se vidait un instant. Les chanceux rentraient chez eux, souvent récupérés par un grand frère, un parent, ou même un chauffeur. D'autres, dont la maison n'était pas loin, s'engageaient dans un pèlerinage quotidien à pied, sous le soleil ardent.

​Pour ceux d'entre nous dont le foyer était trop éloigné,
il n'y avait pas d'autre choix que de rester à l'école.
Pour nous, le repas de midi prenait une tout autre dimension : c'était le moment de la cueillette des fruits de saison. Les arbres aux alentours devenaient notre cantine naturelle. Nous passions des mangues juteuses aux goyaves croquantes, sans oublier les oranges et les pamplemousses que nous dégustions avec avidité pour calmer la faim.
Ces fruits cueillis à même l'arbre étaient notre déjeuner, notre source d'énergie pour la suite de la journée.

​Sans possibilité de prendre une do**he entre midi et l'après-midi, notre « parfum spécial » se répandait dans la classe.
C'était un mélange subtil de sueur, de poussière et du jus des fruits que nous avions mangés.
Un sillage d'enfance, authentique et sans artifice, qui nous collait à la peau et racontait nos aventures du déjeuner.

𝐋𝐞 𝐜𝐨𝐦𝐦𝐞𝐫𝐜𝐞 𝐞𝐧𝐟𝐚𝐧𝐭𝐢𝐧 𝐞𝐭 𝐥𝐞𝐬 𝐩𝐚𝐥𝐚𝐛𝐫𝐞𝐬 𝐝𝐮 𝐜𝐫𝐞́𝐝𝐢𝐭

​L'économie de la cour de récré ne s'arrêtait pas aux marchandes.
Certains d'entre nous, avec une fibre commerçante innée, se transformaient en mini-entrepreneurs.
Ils vendaient en classe des friandises, des bonbons rapportés de la maison ou même des restes de leurs propres achats, comme du lait en poudre bien emballé. Le plus fascinant, c'est que l'on pouvait même acheter à crédit.
​C'était une forme de confiance mutuelle, même si l'on savait, au fond, que pour beaucoup, le remboursement serait une tâche ardue, voire impossible.
Quand la dette commençait à peser et que les fonds ne se matérialisaient pas, la créativité prenait le dessus. On se retrouvait parfois à balayer la classe à la place du « créditeur » pour payer sa dette en nature, un service contre une sucrerie. Et quand la situation devenait intenable, ou que la bonne volonté s'épuisait, ça finissait parfois par des palabres, des discussions animées pour éviter de payer.
Ces négociations d'enfants ressemblaient étrangement à celles des adultes, avec leur lot de mauvaise foi et de justifications.
​Ces souvenirs de l'école primaire sont gravés en nous.
Au-delà des chiffres et des repas, c'était une époque où chaque franc symbolisait l'abondance ou la privation, où l'argent de poche, la nature et ces scènes de commerce informel dessinaient les contours de nos récréations et de nos pauses. Une époque où l'attiéké, le riz gras, le pain macaroni et les fruits cueillis n'étaient pas que de la nourriture, mais une monnaie d'échange, un symbole de statut social et de délicieux souvenirs d'enfance.

𝗘𝗹 𝗛𝗮𝗱𝗷 𝗛𝗔𝗥𝗢𝗨𝗡𝗔 𝗞𝗢𝗟𝗢𝗚𝗢
𝗦𝗲́𝗻𝗮𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗝𝗖𝗜
𝟰𝗲̀𝗺𝗲 𝗔𝗱𝗷𝗼𝗶𝗻𝘁 𝗮𝘂 𝗠𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗕𝗼𝘂𝗮𝗳𝗹𝗲
𝗩𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗲𝘇 𝗱𝗲́𝘀𝗼𝗿𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗺𝗲 𝗹𝗶𝗿𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗾𝘂𝗲 𝗹𝘂𝗻𝗱𝗶, 𝗠𝗲𝗿𝗰𝗿𝗲𝗱𝗶 𝗲𝘁 𝘃𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲𝗱𝗶 𝘀𝘂𝗿 𝗪𝗵𝗮𝘁𝘀𝗔𝗽𝗽
𝗔𝘂𝘀𝘀𝗶 𝘀𝘂𝗿 𝗺𝗮 𝗽𝗮𝗴𝗲 𝗙𝗮𝗰𝗲𝗯𝗼𝗼𝗸 : 𝗛𝗔𝗥𝗢𝗨𝗡𝗔 𝗞𝗢𝗟𝗢𝗚𝗢 𝗢𝗙𝗙𝗜𝗖𝗜𝗘𝗟
𝗼𝘂 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗽𝗮𝗴𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮
𝗙𝗢𝗡𝗗𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗞𝗢𝗟𝗢𝗚𝗢
𝗼𝘂 𝘀𝘂𝗿
𝗮𝗳𝗿𝗶𝗸𝗰𝗵𝗮𝗹𝗹𝗲𝗻𝗴𝗲𝘀.𝗶𝗻𝗳𝗼
𝗘𝘁 𝘀𝘂𝗿 𝗺𝗮 𝗰𝗵𝗮𝗶̂𝗻𝗲 𝗧𝗢𝗨𝗧 𝗘𝗦𝗧 𝗣𝗢𝗦𝗦𝗜𝗕𝗟𝗘 𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗡𝗢𝗧𝗥𝗘 𝗖𝗢𝗡𝗧𝗜𝗡𝗘𝗡𝗧 𝘀𝘂𝗿 𝗪𝗵𝗮𝘁𝘀𝗔𝗽𝗽 : 𝗵𝘁𝘁𝗽𝘀://𝘄𝗵𝗮𝘁𝘀𝗮𝗽𝗽.𝗰𝗼𝗺/𝗰𝗵𝗮𝗻𝗻𝗲𝗹/𝟬𝟬𝟮𝟵𝗩𝗯𝗔𝘆𝟯𝗬𝟭𝗜𝘁𝟱𝘀𝟰𝟯𝘁𝟲𝗘𝗘𝗗𝟮𝗗

🟢🟢🟢  𝐀𝐡 𝐥𝐚 𝐕𝐈𝐄   🟢🟢🟢--- 𝑴𝑨 𝑻𝑬𝑵𝑫𝑹𝑬 𝑬𝑵𝑭𝑨𝑵𝑪𝑬 -----𝗟'𝗘́𝗣𝗢𝗣𝗘́𝗘 𝗗𝗨 𝗚𝗢𝗨̂𝗧𝗘𝗥  𝐒𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐑𝐞́𝐜𝐫𝐞́𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧​La cour de ré...
30/08/2025

🟢🟢🟢 𝐀𝐡 𝐥𝐚 𝐕𝐈𝐄 🟢🟢🟢

--- 𝑴𝑨 𝑻𝑬𝑵𝑫𝑹𝑬 𝑬𝑵𝑭𝑨𝑵𝑪𝑬 -----

𝗟'𝗘́𝗣𝗢𝗣𝗘́𝗘 𝗗𝗨 𝗚𝗢𝗨̂𝗧𝗘𝗥

𝐒𝐨𝐮𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐂𝐨𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐑𝐞́𝐜𝐫𝐞́𝐚𝐭𝐢𝐨𝐧

​La cour de récréation, pour nous, n’était pas un simple lieu de jeu, mais le théâtre d’une micro-société aux règles strictes, où la monnaie régnait en maître. C’était le lieu où se jouait notre quotidien, rythmé par les cliquetis des pièces et l'odeur du riz gras.

𝐋𝐞𝐬 𝐑𝐨𝐢𝐬 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐑𝐞́𝐜𝐫𝐞́ : 𝐋𝐞𝐬 𝐒𝐞𝐢𝐠𝐧𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝟏𝟎𝟎 𝐅𝐂𝐅𝐀

​Débarquer à l’école avec une pièce de 100 FCFA, c’était le summum du prestige. On n’était plus un simple élève, mais un roi, un souverain de la gourmandise. Ces seigneurs avaient les moyens de s’offrir deux goûters, celui de la matinée et de l'après-midi, sans se soucier du coût.
​Leur règne était synonyme d'opulence. Ils pouvaient s'offrir le riz gras de mamie, un délice qui vous donnait l’impression de flotter, ou le célèbre pain macaroni, un petit déjeuner que nous appelions déjeuner qui vous collait les doigts pour un plaisir prolongé. L’après-midi, ils s'offraient un yaourt glacé, le "grotto" qui fondait en bouche, ou un toffee, une douceur qui vous rendait accro. Ces enfants étaient nos modèles, et leurs goûters, des festins auxquels on rêvait de participer.

𝐋𝐞𝐬 𝐒𝐭𝐫𝐚𝐭𝐞̀𝐠𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝟐𝟓 𝐅𝐂𝐅𝐀 : 𝐋𝐚 𝐂𝐥𝐚𝐬𝐬𝐞 𝐌𝐨𝐲𝐞𝐧𝐧𝐞

​Les enfants de 25 FCFA étaient les fins stratèges de la cour. Chaque pièce était comptée, chaque choix, une décision vitale. L'objectif était de survivre jusqu'à midi.
​La tactique la plus courante était l’attiéké à 10 FCFA et le poisson à 15 FCFA. Ce duo était la solution pour ceux qui voulaient un déjeuner savoureux et nutritif. Ces enfants nous ont appris la gestion d'un budget, l'art de faire durer le plaisir. On les admirait pour leur capacité à transformer une petite somme en un repas complet.

𝐋𝐞𝐬 𝐎𝐛𝐬𝐞𝐫𝐯𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 𝐒𝐢𝐥𝐞𝐧𝐜𝐢𝐞𝐮𝐱 : 𝐋𝐞𝐬 𝐒𝐚𝐧𝐬-𝐑𝐞𝐬𝐬𝐨𝐮𝐫𝐜𝐞𝐬*

​Et puis, il y avait ceux qui n’avaient rien. Notre seule ressource, c'était l'observation. Nous étions des spectateurs silencieux, observant les Rois et les Stratèges. Chaque matin était un calvaire, une épreuve de résistance face aux effluves qui se dégageaient des cuisines de mamie et tantie.
​On rêvait de ces délices, de ces yaourts, de ces toffees, du pain macaroni, et on espérait qu’un "roi" nous accorderait un bout de son festin. Ces moments étaient une bénédiction, un instant de pure magie qui faisait oublier notre misère.

𝐋’𝐀𝐧𝐨𝐧𝐲𝐦𝐚𝐭 𝐝𝐞 𝐥𝐚 𝐆𝐞𝐧𝐭𝐢𝐥𝐥𝐞𝐬𝐬𝐞 : 𝐌𝐚𝐦𝐢𝐞𝐬 𝐞𝐭 𝐓𝐚𝐧𝐭𝐢𝐞𝐬

​Les vendeuses, qu'on appelait "mamies" ou "tanties", étaient les reines de la cour de récré. Elles étaient les garantes du bonheur, celles qui nous servaient avec le sourire et une gentillesse inoubliable. Leurs noms importaient peu, car l’essentiel était le service, le geste qui nous faisait sentir bien.
​La cour de récré, c’était bien plus qu'une simple cour. C’était une école de la vie, où on apprenait la survie, la gestion du budget, et surtout, la générosité, des valeurs que l'on n'oublie jamais.

𝗘𝗹 𝗛𝗮𝗱𝗷 𝗛𝗔𝗥𝗢𝗨𝗡𝗔 𝗞𝗢𝗟𝗢𝗚𝗢
𝗦𝗲́𝗻𝗮𝘁𝗲𝘂𝗿 𝗝𝗖𝗜
𝟰𝗲̀𝗺𝗲 𝗔𝗱𝗷𝗼𝗶𝗻𝘁 𝗮𝘂 𝗠𝗮𝗶𝗿𝗲 𝗱𝗲 𝗕𝗼𝘂𝗮𝗳𝗹𝗲
𝗩𝗼𝘂𝘀 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗲𝘇 𝗱𝗲́𝘀𝗼𝗿𝗺𝗮𝗶𝘀 𝗺𝗲 𝗹𝗶𝗿𝗲 𝗰𝗵𝗮𝗾𝘂𝗲 𝗹𝘂𝗻𝗱𝗶, 𝗠𝗲𝗿𝗰𝗿𝗲𝗱𝗶 𝗲𝘁 𝘃𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲𝗱𝗶 𝘀𝘂𝗿 𝗪𝗵𝗮𝘁𝘀𝗔𝗽𝗽
𝗔𝘂𝘀𝘀𝗶 𝘀𝘂𝗿 𝗺𝗮 𝗽𝗮𝗴𝗲 𝗙𝗮𝗰𝗲𝗯𝗼𝗼𝗸 : 𝗛𝗔𝗥𝗢𝗨𝗡𝗔 𝗞𝗢𝗟𝗢𝗚𝗢 𝗢𝗙𝗙𝗜𝗖𝗜𝗘𝗟
𝗼𝘂 𝘀𝘂𝗿 𝗹𝗮 𝗽𝗮𝗴𝗲 𝗱𝗲 𝗹𝗮
𝗙𝗢𝗡𝗗𝗔𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗞𝗢𝗟𝗢𝗚𝗢
𝗼𝘂 𝘀𝘂𝗿
𝗮𝗳𝗿𝗶𝗸𝗰𝗵𝗮𝗹𝗹𝗲𝗻𝗴𝗲𝘀.𝗶𝗻𝗳𝗼
𝗘𝘁 𝘀𝘂𝗿 𝗺𝗮 𝗰𝗵𝗮𝗶̂𝗻𝗲 𝗧𝗢𝗨𝗧 𝗘𝗦𝗧 𝗣𝗢𝗦𝗦𝗜𝗕𝗟𝗘 𝗣𝗢𝗨𝗥 𝗡𝗢𝗧𝗥𝗘 𝗖𝗢𝗡𝗧𝗜𝗡𝗘𝗡𝗧 𝘀𝘂𝗿 𝗪𝗵𝗮𝘁𝘀𝗔𝗽𝗽 : 𝗵𝘁𝘁𝗽𝘀://𝘄𝗵𝗮𝘁𝘀𝗮𝗽𝗽.𝗰𝗼𝗺/𝗰𝗵𝗮𝗻𝗻𝗲𝗹/𝟬𝟬𝟮𝟵𝗩𝗯𝗔𝘆𝟯𝗬𝟭𝗜𝘁𝟱𝘀𝟰𝟯𝘁𝟲𝗘𝗘𝗗𝟮𝗗

28/08/2025

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