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Kalil KONATE : "La Côte d'Ivoire doit devenir le premier transformateur de tous ses produits"Abidjan ne veut plus seulem...
08/10/2026

Kalil KONATE : "La Côte d'Ivoire doit devenir le premier transformateur de tous ses produits"

Abidjan ne veut plus seulement exporter ses richesses. Elle veut les transformer.

Jeudi 8 octobre 2026, le Parc des Expositions a pris des allures de ruche mondiale. Sous ses dômes, la deuxième édition du Salon international de l'alimentation, de l'emballage et de la plasturgie a ouvert ses portes. Trois jours, du 8 au 10 octobre, 150 exposants, 25 pays. Cinq salons en un : Afrik'Embal, West Africa Plastprintpack, FoodExpo, HorecaExpo. L'industrie se donne rendez-vous en Côte d'Ivoire.

Dans les allées, les ambassadeurs de Turquie, d'Allemagne et d'Italie. Signe que la destination Abidjan compte. Organisé par l'APECI, l'événement célèbre les filières qui changent le pays : agroalimentaire, aviculture, plasturgie, impression, emballage. Moment fort : l'arrivée du ministre Kalil Konaté. Commerce, Industrie et Artisanat. L'homme est venu avec un message clair.

« La Côte d'Ivoire doit devenir le premier transformateur de tous ses produits », lance-t-il. Cacao, anacarde, tout doit se transformer ici pour créer de la valeur et des emplois.

Le ministre ne s'arrête pas là. Il annonce son a**e secrète : le programme national des champions nationaux. Aller chercher les recettes des grands industriels ivoiriens pour en fabriquer d'autres. Rassurer les banques. Séduire les investisseurs. L'objectif est ambitieux : faire passer l'industrie de 22,7% à 30% du PIB d'ici 2030, dans le cadre du PND. Abidjan a trois jours pour convaincre le monde que l'usine de l'Afrique, c'est ici.

CoolBee Ouattara.

GONTOUGOU-RESTITUTION PARLEMENTAIRE | Les députés renouent le fil avec leurs électeursÀ Sapli, la restitution parlementa...
01/10/2026

GONTOUGOU-RESTITUTION PARLEMENTAIRE | Les députés renouent le fil avec leurs électeurs

À Sapli, la restitution parlementaire des députés de la circonscription 074 (Bondo, Laoudi-Ba, Sapli-Sépingo, Taoudi et Yézimala) s’est achevée le lundi 28 septembre 2026, après quatre (4) jours d’échanges au plus près des populations. Une tournée placée sous le signe de la proximité, de la reddition de compte et du dialogue citoyen.

Il y a, dans une restitution parlementaire, quelque chose de plus précieux qu’un simple exercice institutionnel : le retour vers ceux qui ont confié leur voix à leurs élus. À Sapli, dans le département de Bondoukou, cette volonté de renouer le dialogue s’est concrétisée, le lundi 28 septembre dernier, avec la clôture de la tournée des députés de la circonscription 074.

Durant quatre (4) jours, du 25 au 28 septembre, Kouman Abou Ouattara, dit « Parrain Abou », et son collègue Yeboua Mamadou Ouattara, accompagnés de la suppléante du premier, Félicité, ont sillonné cinq (5) sous-préfectures : Bondo, Sapli-Sépingo, Laoudi-Ba, Yézimala et Taoudi. Une immersion au cœur des territoires, où les élus ont choisi d’expliquer, d’écouter et surtout de rendre compte.

À Sapli-Sépingo, la cérémonie de clôture s’est déroulée en présence de Karamoko Koné, sous-préfet de Sapli-Sépingo. Quelques heures auparavant, la délégation avait fait étape à Yézimala. Avec l’appui de Mme Akoré, née Bodo Lydie, sous-préfète, les parlementaires ont rencontré les habitants et recueilli leurs préoccupations.

Au centre de cette tournée : le bilan de six mois d’activité parlementaire. Les populations ont ainsi été informées du contenu des 27 projets de loi examinés puis votés à l’Assemblée nationale, au terme d’une période de travail particulièrement soutenue. Pour Kouman Abou Ouattara, cette démarche répond à une promesse faite aux électeurs. Elle s’inscrit également dans l’esprit des orientations du Président de l’Assemblée nationale, qui encourage les élus à maintenir un lien direct avec les citoyens qu’ils représentent. Dans les villages et sous-préfectures traversés, l’accueil aura été marqué par une forte mobilisation. Les questions posées, les préoccupations exprimées et les réponses apportées ont donné à cette tournée une dimension résolument participative. Pour les parlementaires, l’exercice s’est achevé avec un sentiment de satisfaction, mais aussi avec la volonté affichée de renouveler ce rendez-vous au terme de chaque session parlementaire.

Autre temps fort : la présentation du Programme national de développement 2026-2030, porté par le président Alassane Ouattara ( Président de la République). Les députés ont notamment exposé les perspectives annoncées pour le Gontougo : un aéroport international, un CHU, un lycée de jeunes filles, mais également plusieurs infrastructures routières. Parmi les projets évoqués figurent notamment les axes Tanda-Sandégué-Dabakala et Tanda-frontière, avec des perspectives de bitumage destinées à renforcer la connectivité de la région.

Au moment de refermer cette tournée, Kouman Abou Ouattara a salué la mobilisation des populations et les a remerciées pour leur accueil. Il a également encouragé la poursuite de la dynamique de développement engagée.
À Sapli, au-delà des chiffres et des textes de loi, c’est donc une certaine conception du mandat parlementaire qui s’est exprimée : celle d’un élu qui revient sur ses terres, explique son action, écoute les attentes et repart avec la promesse de revenir. Une proximité qui donne à la représentation nationale un visage plus concret, plus humain.

CoolBee Ouattara.

AU VOLANT DE SON YANGO | KOUTOUAN Kimoh Martial face aux réalités de la vie.À 25 ans, il a quitté les bancs du lycée pou...
30/09/2026

AU VOLANT DE SON YANGO | KOUTOUAN Kimoh Martial face aux réalités de la vie.

À 25 ans, il a quitté les bancs du lycée pour tenter sa chance dans le football, avant de se tourner vers la réparation de téléphones puis la conduite. Aujourd’hui chauffeur de Yango, il se bat au quotidien pour subvenir à ses besoins et construire son avenir.

À 25 ans, Koutouan Kimoh Martial connaît déjà plusieurs vies professionnelles. Élève en classe de seconde, il abandonne les études avec l’ambition de devenir footballeur. Mais dans un environnement où la pratique du football nécessite également des moyens financiers, les difficultés familiales finissent par contrarier ses projets. « Je me suis arrêté en seconde parce que je voulais jouer au football », raconte-t-il. Son père, alors en activité à Médecins du Monde, et sa mère, commerçante dans le secteur de l’alimentation, ne peuvent plus accompagner son projet comme auparavant. Le rêve sportif est alors mis entre parenthèses.

Martial se tourne vers la réparation et la vente de téléphones d’occasion. C’est grâce à cette activité qu’il parvient notamment à réunir les moyens nécessaires pour passer son permis de conduire. Une étape décisive dans son parcours.
Quelques mois plus t**d, un ami chauffeur de Yango lui propose de découvrir le métier. Martial apprend progressivement à maîtriser le volant. Pendant près de trois semaines, il s’exerce régulièrement avec son ami, avant de prendre véritablement la route.

Depuis environ six mois, il sillonne ainsi les rues d’Abidjan au volant d’un véhicule Yango. « Ce n’est pas vraiment un choix. Ce sont les circonstances de la vie et la situation de la famille qui m’ont poussé à me mettre dans la circulation pour pouvoir subvenir à certains besoins », explique-t-il avec franchise.

Installé désormais seul dans une chambre-salon aux Deux-Plateaux, qu’il loue à 80 000 francs CFA, le jeune homme assume progressivement ses responsabilités. Son père ayant été affecté à San Pedro, Martial est resté à Abidjan et continue de prendre en charge son logement.
Les journées ne sont pas toujours faciles. Selon les périodes, ses revenus peuvent varier sensiblement. Certaines journées lui permettent de réaliser une recette plus importante, tandis que d’autres sont beaucoup plus difficiles. Malgré ces fluctuations, il continue de travailler et tente de gérer au mieux ses ressources.

Loin de considérer la conduite comme une destination définitive, Koutouan Kimoh Martial y voit surtout une étape de son parcours. À côté du volant, il garde en lui d’autres ambitions, notamment celles liées à son ancienne passion pour le football et à son expérience dans la téléphonie.

Son histoire est celle d’un jeune Ivoirien qui, confronté aux aléas de la vie, apprend à transformer chaque difficulté en nouvelle expérience. Entre rêves interrompus, petits métiers et kilomètres parcourus dans les rues d’Abidjan, Martial poursuit son chemin, avec une conviction : avancer, malgré tout.

CoolBee Ouattara.

PREMIÈRE CONVENTION DE UFGROUP | Le Ministre Kalil Konaté représenté au Palais des Sports de Treichville.Le samedi 26 se...
28/09/2026

PREMIÈRE CONVENTION DE UFGROUP | Le Ministre Kalil Konaté représenté au Palais des Sports de Treichville.

Le samedi 26 septembre, le Ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, M. Kalil KONATÉ, s’est fait représenter à la première convention de UFGroup au Palais des Sports de Treichville. Le Conseiller Technique, M. Aboubakary Ouattara, dudit ministère a pris part à la cérémonie aux côtés de jeunes entrepreneurs et d’acteurs du secteur privé.

Dans son allocution, il a souligné que UFGroup œuvre pour l’entrepreneuriat, le leadership, la formation et l’autonomisation des jeunes et des femmes. Selon lui, cette association d’acteurs du marketing de réseau vise à protéger les distributeurs indépendants en Côte d’Ivoire, en Afrique de l’Ouest et sur le continent. Sa vision est de fédérer le secteur dans le respect des lois nationales, à l’image de la Fédération de la Vente Directe (FVD) en Europe.

CoolBee Ouattara

DEUIL | Le Ministre Kalil Konaté témoigne sa solidarité à la famille d’Innocent Kérimassa Ouattara.Le ministre du Commer...
27/09/2026

DEUIL | Le Ministre Kalil Konaté témoigne sa solidarité à la famille d’Innocent Kérimassa Ouattara.

Le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, a marqué sa solidarité à la famille d’Innocent Kérimassa Ouattara, à travers une présence empreinte de compassion et de recueillement, ce samedi 26 septembre 2026, auprès des proches du défunt.

Accompagné d’une forte délégation composée de collaborateurs et de proches, le ministre est venu partager la douleur de la famille éplorée et lui apporter son soutien dans cette douloureuse épreuve. Né en 1942, Innocent Kérimassa Ouattara s’est éteint le 25 août 2026, laissant derrière lui le souvenir d’un homme au parcours professionnel remarquable et d’une personnalité profondément respectée.

Économiste, cadre supérieur de l’EECI (Énergie Électrique de Côte d’Ivoire) et ancien directeur du Centre des métiers de l’électricité (CME), le défunt avait également incarné, au-delà de ses responsabilités professionnelles, une figure de référence et de transmission. Il fut notamment un mentor pour plusieurs générations, dont le ministre Kalil Konaté, avec lequel il entretenait des liens forts.

À travers cette démarche, le ministre a ainsi rendu hommage à un homme dont l’influence a dépassé le seul cadre professionnel. Sa présence aux côtés de la famille traduit également son attachement à Éric Ouattara, son collaborateur et fils du défunt, auquel il a tenu à témoigner personnellement compassion, soutien et réconfort.

Dans le silence du deuil, cette présence ministérielle a pris la valeur d’un geste de fraternité et de fidélité, rappelant que certaines relations, forgées par l’estime, le respect et la transmission, demeurent au-delà des épreuves.

CoolBee Ouattara

81e SOMMET ÉTATS-UNIS-AFRIQUE EN 2027 EN CÔTE D'IVOIRE | Le Ministre Kalil Konaté salue un évènement qui va booster le m...
23/09/2026

81e SOMMET ÉTATS-UNIS-AFRIQUE EN 2027 EN CÔTE D'IVOIRE | Le Ministre Kalil Konaté salue un évènement qui va booster le monde des affaires.

L' annonce a été faite le lundi 21 septembre 2026 à New York, en présence de la Ministre d’État, Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Kaba Nialé, et du sous-secrétaire d’État américain, en marge de la 80 ieme Assemblée Générale ordinaire de l’ONU.

Au cours de la même cérémonie, un mémorandum a été signé entre le secteur privé ivoirien, représenté par M. Fama Touré, Président de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Côte d’Ivoire, et la Présidente-Directrice Générale du Corporate Council on Africa (CCA), Florizelle B. Liser.

À travers l’accueil de cet événement majeur, la Côte d’Ivoire entend consolider son positionnement comme destination privilégiée pour les investissements en Afrique et offrir un cadre propice au développement de nouveaux partenariats entre les acteurs économiques ivoiriens, américains et africains.

L’événement sera également marqué par la tenue du Côte d’Ivoire Business Investment Forum, une plateforme destinée à promouvoir les opportunités d’investissement et à favoriser la création de nouvelles synergies entre les secteurs public et privé.

Cette désignation constitue ainsi une nouvelle opportunité de renforcer l’attractivité économique de la Côte d’Ivoire et de donner une plus grande visibilité à son potentiel auprès des investisseurs internationaux. Le Vice-Président de la République de Côte d’Ivoire, Tiémoko Meyliet Koné, depuis New York, se veut rassurant : « La Côte d’Ivoire est prête à accueillir le monde des affaires. » Une déclaration qui traduit la volonté des autorités ivoiriennes de préparer le pays à saisir pleinement les opportunités économiques et diplomatiques liées à ce rendez-vous majeur.

Le Ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Kalil Konaté salue cette annonce et appelle le secteur privé et les opérateurs économiques à tirer tout le bénéfice de cet événement majeur a venir. Il y voit surtout de la reconnaissance des plus hautes autorités notamment le leadership du Président de la République Son Excellence Monsieur Alassane Ouattara et la vison stratégique qu' il porte au développement économique et le commerce en Côte d'Ivoire et sur le continent .

CoolBee Ouattara

Etty Macaire sur le DEVENIR CULTUREL DE L'AFRIQUE, un bilan à la fois immense et inachevé.En 1956, à l'initiative de Pré...
23/09/2026

Etty Macaire sur le DEVENIR CULTUREL DE L'AFRIQUE, un bilan à la fois immense et inachevé.

En 1956, à l'initiative de Présence Africaine et d'Alioune Diop, intellectuels et écrivains noirs du monde se sont réunis à la Sorbonne pour penser le devenir culturel de l'Afrique. Etty Macaire, écrivain, ex-president de l'Association des Ecrivains de Côte d’Ivoire se prononce en 5 questions sur ce rassemblement.

70 ANS APRÈS LE 1ER CONGRÈS DES ÉCRIVAINS ET ARTISTES NOIRS À LA SORBONNE, QUEL BILAN FAITES-VOUS DE CE MOUVEMENT HISTORIQUE POUR LA CULTURE AFRICAINE ?

Soixante-dix ans plus t**d, le bilan est à la fois immense et inachevé. Ce congrès de 1956 a été un acte fondateur : pour la première fois, des intellectuels noirs venus des quatre coins du monde se sont reconnus comme une communauté de destin culturel. Il a donné une assise institutionnelle et symbolique à l’idée que la culture noire n’était pas un folklore à exhiber, mais une civilisation à penser, à écrire, à transmettre. Pour l’Afrique en particulier, ce rassemblement a ouvert la voie à une prise de parole autonome. Il a légitimé l’écriture africaine comme littérature à part entière, et non plus comme simple objet d’étude exotique. Aujourd’hui, on publie, on enseigne, on débat depuis l’Afrique, ce qui était loin d’être acquis en 1956. Mais le chantier reste ouvert : la décolonisation des imaginaires, la place des langues africaines, la souveraineté éditoriale sont encore des combats d’actualité.

LES OBJECTIFS FIXÉS EN 1956 (DÉCOLONISATION DES ESPRITS, RÉHABILITATION DE LA CULTURE NOIRE, AFFIRMATION DE L’IDENTITÉ) SONT-ILS AUJOURD’HUI ATTEINTS SELON VOUS ?

Partiellement, oui, mais de manière très inégale. Concernant la décolonisation des esprits, il y a eu des avancées majeures. La Négritude, les indépendances, les études postcoloniales, la reconnaissance internationale d’auteurs africains ont changé le regard. Mais les canons esthétiques, les critères de légitimité littéraire, les circuits de consécration restent encore très marqués par d’anciens centres de pouvoir culturel. La culture noire est aujourd’hui visible, célébrée, parfois même vendue. Mais entre visibilité et véritable reconnaissance épistémique, il y a encore un écart. Beaucoup de nos récits, de nos mythes, de nos philosophies ne sont toujours pas intégrés comme des références universelles au même titre que les canons occidentaux. À propos de l’affirmation de l’identité, il faut dire que les identités noires et africaines s’expriment aujourd’hui avec une pluralité et une audace inouïes. Mais cette affirmation se heurte encore à des stéréotypes et à des logiques de marché qui peuvent déformer nos expressions. En somme, le programme de 1956 est en cours, mais il n’est pas achevé.

BEAUCOUP FONT LE LIEN ENTRE CETTE RENCONTRE DE 1956 ET LA NÉGRITUDE. POUR VOUS, EST-CE LA SORBONNE QUI A RÉELLEMENT DONNÉ NAISSANCE ET LÉGITIMITÉ À LA NÉGRITUDE COMME MOUVEMENT LITTÉRAIRE ET POLITIQUE ?

Non, la Sorbonne n’a pas donné naissance à la Négritude, mais elle lui a offert une scène de légitimation et de rassemblement unique. La Négritude est née plus tôt, dans les années 1930, autour de figures comme Aimé Césaire, Léopold Sédar Senghor et Léon-Gontran Damas, d’abord dans un contexte étudiant parisien et anticolonial. Ce qui se joue en 1956 à la Sorbonne, c’est autre chose : la mise en réseau, à l’échelle mondiale, des héritiers et des prolongateurs de ce mouvement. La Sorbonne a donc institutionnalisé la parole noire dans un lieu symbolique du savoir occidental. Elle a élargi la Négritude au-delà du trio historique, en y intégrant des voix d’Afrique subsaharienne, des Antilles, d’Amérique, de l’océan Indien. La Sorbonne a surtout politiquement renforcé le lien entre culture noire et projets de libération.
On peut dire que la Négritude y a gagné en ampleur, en crédibilité et en portée internationale, même si sa genèse est antérieure.
OÙ EN EST AUJOURD’HUI LA LITTÉRATURE IVOIRIENNE DANS CET HÉRITAGE ? PORTE-T-ELLE ENCORE CE COMBAT CULTUREL INITIÉ EN 1956 OU S’EST-ELLE DÉTOURNÉE DE SA MISSION PREMIÈRE ?

La littérature ivoirienne est à la fois héritière et en transformation. Dadié est un héritier immédiat des pionniers de la Négritude. Il y a fait entendre sa voix. Son œuvre prend place auprès du trio historique. Je peux dire que la littérature ivoirienne porte encore ce combat, mais sous de nouvelles formes. Des auteurs continuent d’interroger l’histoire coloniale, les identités, les mémoires, les langues. Bernard Zadi, Kourouma, Adiaffi ont fait un travail remarquable dans la valorisation de nos figures historique, légendaire, mythique et la continuité est assurée par Tadjo, Bandama, Guébo . Les écrivains poursuivent l’exploitation des légendes et des mythes locaux comme le Zaouli, par exemple, que j’ai moi-même exploité dans Djêla ou le pacte d’amour et de raison ;). Beaucoup d’œuvres récentes s’inscrivent dans une démarche de réappropriation culturelle et de critique sociale, ce qui est dans la droite ligne de l’esprit de 1956. Mais il y a une partie de la production s’aligne sur les logiques du marché international, avec des thématiques et des formes parfois calibrées pour plaire à certains éditeurs ou prix. Je dois ajouter que la question des langues nationales reste marginale dans l’édition dominante, alors qu’elle était au cœur du projet de réhabilitation culturelle. Des auteurs comme Josué Guebo et Michel Yere promeuvent le nouchi qui par la force des choses participe à l’identité ivoirienne. Je compte leur emboiter le pas.
Je dirais que la mission de 1956 n’est pas trahie, mais qu’elle doit être réactivée : plus de place aux langues ivoiriennes, plus de lien entre école et littérature, plus de politiques publiques pour nos auteurs (résidences d’écriture, émissions littéraires, bibliothèques, prix littéraires).

70 ANS APRÈS, QUELLE PERSPECTIVE POUR LA NOUVELLE GÉNÉRATION ? QUE FAUDRAIT-IL FAIRE AUJOURD’HUI POUR ACTUALISER ET POURSUIVRE LE PROJET CULTUREL DE 1956 ?

En 1956, il s’agissait de se rencontrer physiquement pour affirmer une unité culturelle noire. Aujourd’hui, il faut créer des réseaux panafricains et diasporiques d’auteurs, d’éditeurs, de chercheurs et utiliser le numérique pour diffuser nos textes, nos débats, nos archives, hors des circuits traditionnels. Il urge également de penser des plateformes éditoriales africaines qui ne dépendent pas uniquement des maisons d’édition du Nord.
Le projet de 1956 était aussi pédagogique : il s’agissait de changer les représentations par l’école. Il faut encourager l’écriture et la publication en langues nationales, sans opposer langues locales et français, former les enseignants à ces littératures comme ressources vivantes, pas seulement comme objets d’examen.
Enfin, la nouvelle génération ne doit pas répéter la Négritude comme un dogme, mais la prolonger de manière critique. Et cela doit passer par le questionnement des nouvelles formes de domination (économique, numérique, climatique), l’inclusion des voix des femmes, des minorités, des périphéries urbaines et rurales et par établir un lien entre culture noire et enjeux universels : justice, écologie, migrations, technologies.
Actualiser 1956, c’est donc garder l’ambition politique et culturelle du congrès, mais la traduire dans les réalités d’aujourd’hui : des maisons d’édition africaines fortes, des écoles qui forment des lecteurs et des créateurs, et une jeunesse qui se sente pleinement héritière et inventrice de sa propre modernité noire.

CoolBee Ouattara.

ISMAËL ISAAC | 40 ans de Musique, une histoire à célébrerLe 7 novembre 2026, le Parc des Expositions d’Abidjan accueille...
21/09/2026

ISMAËL ISAAC | 40 ans de Musique, une histoire à célébrer

Le 7 novembre 2026, le Parc des Expositions d’Abidjan accueillera le grand concert anniversaire de l’une des voix emblématiques de la musique ivoirienne.

26 décembre 1986 – 26 décembre 2026. Quarante (40) années de carrière, de mélodies, de succès et de spectacles. Quarante ans durant lesquels Ismaël Isaac a inscrit son empreinte dans l’histoire musicale de la Côte d’Ivoire, de l’Afrique et au-delà. Le jeudi 17 septembre 2026, à l’hôtel Les Vallons, aux Deux-Plateaux, l’artiste et son équipe managériale ont levé un coin du voile sur les préparatifs de ce grand rendez-vous, à l’occasion d’une conférence de presse. Plusieurs figures majeures de la musique ivoirienne ont tenu à être présentes, notamment Serge Kassy, Gadji Celi, Fadal Dey, Kajeem, Jim Kamson et Hamza Diaby. La cérémonie était animée par Jhon Jay.

Au cœur de cette mobilisation figure également Youssoupha Y. Blanchard, vice-président du Fan Club national et proche de longue date d’Ismaël Isaac. Membre du comité d’organisation, il œuvre, aux côtés du président national Marcel Arthur Consseibo, à fédérer les admirateurs de l’artiste autour de cette célébration exceptionnelle. Le Fan Club national poursuit ainsi l’implantation de ses sections dans les différentes communes du pays. En collaboration avec Kader Djiré, Yannick et Oumar Salso, des installations de présidents de sections sont annoncées pour la fin du mois d’octobre.

Cette dynamique traduit la volonté de faire de cet anniversaire une véritable fête populaire et nationale. Car les 40 ans d’Ismaël Isaac ne se résument pas à un simple concert. Ils constituent une célébration d’un parcours artistique marqué par des titres devenus emblématiques et une relation durable avec plusieurs générations de mélomanes.
Après le grand rendez-vous du Parc des Expositions, l’artiste devrait poursuivre cette célébration à travers le pays, avec notamment des étapes annoncées à Bouaké, Boundiali et Korhogo.

Le 7 novembre 2026, le public ivoirien est donc convié à célébrer quatre (40) décennies d’une voix, d’un parcours et d’une histoire. Quarante (40) ans de musique, ça se fête. Et avec Ismaël Isaac, ça se chante.

Coolbee Ouattara

BONDOUKOU | Le Ministre Kalil Konaté porte la réponse forte du gouvernement aux commerçants sinistrésFace au sinistre ca...
21/09/2026

BONDOUKOU | Le Ministre Kalil Konaté porte la réponse forte du gouvernement aux commerçants sinistrés

Face au sinistre causé par, l'incendie du grand marché de Bondoukou... par l’incendie du grand marché de Bondoukou, le gouvernement ivoirien passe à l’action. Porteur de cette réponse de l’État, le ministre du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Kalil Konaté, a annoncé, dimanche 20 septembre 2026, une enveloppe de 32,5 millions de FCFA au profit des commerçants sinistrés. Une première mesure de soutien qui s’accompagne de perspectives de réhabilitation, de modernisation et de sécurisation du marché.

Cette assistance gouvernementale intervient après le violent incendie survenu dans la nuit du 12 au 13 juillet 2026, qui a durement affecté l’activité économique de nombreux opérateurs. Au terme du recensement et de l’évaluation des pertes, environ 779 commerçants ont été identifiés comme victimes. Pour Kalil Konaté, cet appui constitue une première réponse de l’État face à l’urgence sociale et économique provoquée par le sinistre. « Le gouvernement entend jouer sa partition dans le cadre de la réhabilitation de ce marché », a-t-il assuré, annonçant parallèlement des mesures destinées à améliorer durablement la gestion et la sécurité des espaces marchands. Le ministre a notamment évoqué la mise en place d’une carte de commerçant, la modernisation et la digitalisation des marchés, ainsi qu’un projet de loi relatif à la gestion des marchés de gros et de détail.

À ses côtés, la ministre de la Cohésion nationale, de la Solidarité et de la Lutte contre la Pauvreté, Myss Belmonde Dogo, a appelé les commerçants à garder espoir. Le ministre de la Promotion de la jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, Mamadou Touré, a, pour sa part, annoncé un dispositif en faveur des jeunes sinistrés, avec une enveloppe pouvant atteindre 500 millions de FCFA, sous réserve de l’évaluation des besoins.

Présent à la cérémonie, le ministre d’État, conseiller spécial à la présidence de la République, Kobenan Kouassi Adjoumani a salué cette mobilisation gouvernementale, qui constitue une première réponse aux importantes pertes enregistrées par les commerçants.

Les cadres de la région n’ont pas manqué à ce rendez-vous de solidarité. Parmi eux figuraient le maire de Bondoukou, Anzoumana Ouattara, les députés Kra Kouman, Ouattara Boubacar, vice-président de l’Assemblée nationale, ainsi que plusieurs responsables administratifs, avec à leur tête le préfet de région.

Coolbee Ouattara
Source : AIP

EDUCATION -ANYAMA | Une 4ème école Magic System annoncée pour 2027.Anyama s’apprête à accueillir une nouvelle infrastruc...
20/09/2026

EDUCATION -ANYAMA | Une 4ème école Magic System annoncée pour 2027.

Anyama s’apprête à accueillir une nouvelle infrastructure éducative portée par la Fondation Magic System et la Fondation CMA CGM. Une délégation des deux fondations, accompagnée des équipes de la mairie d’Anyama, s’est rendue sur le site mis à disposition pour la construction de cette future école, dont la livraison est annoncée pour 2027, sous réserve du calendrier des travaux.

Cette visite marque une nouvelle étape dans la concrétisation d’un projet présenté comme un investissement majeur en faveur de l’accès à l’éducation. La Fondation Magic System a tenu à saluer l’engagement de Mme Fatima Bamba, maire de la commune d’Anyama, pour avoir mis le terrain à disposition et accompagné le processus avec disponibilité. La fondation a également exprimé sa reconnaissance à l’ensemble de l’équipe municipale pour son accueil et sa collaboration.

Fruit du partenariat entre la Fondation Magic System et la Fondation CMA CGM, cette quatrième école Magic System sera conçue pour répondre aux besoins éducatifs des enfants de la commune et de ses environs. Le futur établissement comprendra six salles de classe, un bloc administratif, une bibliothèque, une cantine ainsi qu’un terrain de sport.

À terme, l’infrastructure devrait permettre à 300 enfants de bénéficier d’un cadre scolaire mieux adapté, sécurisé et propice à leur épanouissement. Au-delà de la construction d’un établissement, le projet entend contribuer à rapprocher l’école des communautés et à réduire les difficultés liées aux longues distances parcourues par certains élèves pour rejoindre leur lieu d’apprentissage.

Avec cette nouvelle école, la Fondation Magic System poursuit ainsi son engagement en faveur de l’éducation et de l’amélioration des conditions d’apprentissage. À Anyama, le projet dessine déjà les contours d’un nouvel espace consacré au savoir, à la protection et à l’avenir de la jeunesse. Bravo aux deux Fondations, Félicitations à Mme Fatima Bamba.

CoolBee Ouattara

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