11/04/2025
VIVRE L'HUMILITÉ, COMBATTRE L'ORGUEIL
https://www.facebook.com/share/p/14F36MPwgrx/
CE QUE NOUS VOYONS AUJOURD’HUI DANS NOS ÉGLISES » par le Pasteur Dr. Paul Enenche :
« Dans notre église, on me présente rarement. Je prends simplement ma Bible et je marche vers l’autel. »
Pourquoi une présentation ?
Je ne permets même pas qu’on porte ma Bible.
S’ils portent ma Bible, porteront-ils aussi ma bouche ? Porteront-ils mon message ?
Je me souviens d’être allé prêcher dans une église, il y a quelque temps.
Quelqu’un est monté à l’autel pour parler. Il voulait d’abord présenter le pasteur hôte, qui à son tour allait me présenter.
Il a dit :
« Je veux vous parler de quelqu’un… quelqu’un qui a changé ma vie… »
Plus il parlait, je pensais qu’il parlait de Dieu.
Franchement, la manière dont il parlait de cet homme, je pensais que c’était Dieu dont il s’agissait.
Mais à la fin, il a dit :
« Accueillons mon papa, mon père spirituel… »
Je me suis enfoncé dans ma chaise.
Je me suis dit dans mon cœur :
« On parle de toi comme ça, et tu acceptes ça ? »
C’est ce qu’Hérode a fait, et Dieu a envoyé un ange le gifler.
Il a été dévoré par les vers sur place (Actes 12:23).
Je me suis enfoncé dans ma chaise.
Mais quand le pasteur hôte a pris le micro, c’était normal pour lui.
Quand il m’a finalement invité à prêcher, honnêtement, l’onction était morte.
Il n’y avait aucun mouvement, aucun flux, rien.
Ils avaient tué l’atmosphère avant même que je ne monte sur l’autel.
Je suis monté à cet autel faible, tremblant.
J’ai dû chanter et adorer pendant environ 30 minutes, juste pour supplier Dieu, implorer Sa miséricorde…
Et Dieu merci, Sa miséricorde est venue.
Et le service a finalement été glorieux.
À la fin, je suis allé voir le pasteur dans sa chambre d’hôtel et je lui ai demandé :
« Tu as accepté ce qu’ils disaient sur toi ? Tu as vraiment accepté ces louanges ? »
Il s’est fâché.
Et ce fut la dernière fois que je suis allé là-bas. Je n’y suis plus jamais retourné.
Et je peux vous dire que l’histoire de cette église n’est pas glorieuse.
Quand tu te sur-célèbres, Dieu peut retirer Son aide, pour que tu voies ta nudité.
Quand tu crois que ta richesse vient de toi, ou que ta prospérité vient de toi, ou que l’onction que tu portes est ton œuvre, Dieu se retire un peu, pour que tu voies à quel point tu es nu sans Lui.
Le célèbre évangéliste Benny Hinn a dit qu’un jour, il est allé prier et a dit à Dieu :
« S’il te plaît, ne retire pas ton onction de ma vie. C’est tout ce que j’ai. »
Et Dieu lui a répondu :
« Ne me demande pas de ne pas la retirer, demande-moi plutôt de te la rendre, car Je l’ai déjà retirée depuis longtemps. »
Il est resté couché face contre terre pendant deux semaines, dans la solitude, attendant le Seigneur…
Il se souvenait de ce qui était arrivé à Samson quand l’onction l’avait quitté.
C’est ce que l’orgueil, l’exaltation personnelle et l’arrogance peuvent faire à un homme.
Dieu a eu pitié de Benny Hinn et a restauré Sa présence dans sa vie.
Un jour, on allait à un programme, et nos officiers de sécurité mettaient les feux de détresse clignotants (double warnings).
J’ai supplié qu’on les éteigne. Je me sentais extrêmement mal à l’aise.
Imaginez si on arrive avec tout ce faste et ce cirque, comme si c’était Jésus entrant à Jérusalem, et qu’en arrivant, Dieu dit :
« Très bien, faites les miracles. Voyez les malades, guérissez-les. Voyez les incroyants, sauvez-les. Allez-y, je vous regarde. »
Que ferions-nous ?
Aujourd’hui, nos équipes de protocole savent qu’il ne faut jamais faire une entrée pompeuse, vantarde ou théâtrale dans une réunion.
La Bible dit :
« Qu’as-tu que tu n’aies reçu ? Et si tu l’as reçu, pourquoi te glorifies-tu comme si tu ne l’avais pas reçu ? » (1 Corinthiens 4:7)
C’est ce qui limite les gens.
Écoutez ceci :
Si tu portes une onction apostolique, il y a des apôtres qui sont venus avant toi et sont allés plus loin que toi.
Ayi Kwei Armah a écrit un livre intitulé :
« Les plus beaux ne sont pas encore nés ».
Autrement dit, même si tu penses être beau, tu n’as pas encore vu la vraie beauté.
Si tu penses être oint, tu n’as pas encore vu la véritable onction.
Si tu dis être appelé, tu n’as pas encore vu le vrai appel.
Alors, calme-toi.
Imaginez un jeune garçon de 22 ou 23 ans qui s’appelle apôtre ou prophète.
Il court devant, et des personnes âgées courent derrière lui. Imaginez ça !
Ton père t’appelle "papa", et tu n’as même pas peur ?
Un homme qui pourrait t’avoir mis au monde t’appelle papa, et tu acceptes ?
Et tu réponds : « Oui, comment vas-tu ? »
Cette personne n’a pas d’avenir.
C’est un sprinteur, pas un coureur de fond.
Les marathoniens ne se comportent pas comme ça.
Voilà ce qui détruit la destinée de nombreux pasteurs et enfants de Dieu : trop d’orgueil.
Dieu doit tailler quelque chose dans ta vie.
Dis-Lui aujourd’hui :
« Seigneur, y a-t-il quelque chose en moi qui me rend inutilisable ?
Quelque chose que Tu dois tailler ? Va-y, taille-le. »