13/10/2026
Initiative populaire cantonale pour un salaire minimum légal - Votation du 29 novembre
Les fédérations syndicales de l’USVs rencontrent quotidiennement des salarié-e-s qui exercent un emploi, à plein temps, mais qui n’arrivent plus à faire face aux dépenses ordinaires.
Des salarié-e-s sont contraint-e-s d'adapter leur mode de vie pour boucler leur budget. Elles-ils traquent les promotions, renoncent à des activités pour leurs enfants, retardent des soins ou des achats nécessaires, vivent avec la crainte permanente d'une dépense supplémentaire. Cela signifie qu'une réparation de voiture ou des soins dentaires peuvent complètement déstabiliser l’équilibre d’un ménage. Près d'une personne sur cinq en Suisse ne serait pas en capacité d'assumer une dépense imprévue de 2'500 francs.
Selon l'Office fédéral de la statistique, 743'000 personnes vivent sous le seuil de pauvreté en Suisse et les familles monoparentales figurent parmi les catégories les plus exposées.
Ainsi, en Valais, un-e employé-e de vente ou de l’économie domestique peut avoir un salaire inférieur à Fr. 21.— francs de l’heure pour un emploi à plein temps. Ces métiers sont exigeants et indispensables à notre société.
Les femmes sont particulièrement concernées. Elles occupent encore une part importante des emplois à bas salaires. En Suisse, 16,1 % des femmes travaillent dans un emploi à bas salaire contre 9,1 % des hommes.
Aux employeurs opposés au salaire minimum et affirmant qu’ils paient déjà davantage que les 22 francs proposés. J’affirme que cette initiative devrait les rassurer. Car les entreprises qui respectent leurs employés peuvent être confrontées à des concurrents qui remportent des marchés grâce à des salaires excessivement bas. Le salaire minimum permet d'établir des règles du jeu plus équitables et de lutter contre cette concurrence déloyale.
Le salaire minimum n'est pas un salaire de référence. C'est un seuil de protection. Il fixe une limite en dessous de laquelle il n'est plus acceptable de rémunérer une personne qui travaille. Les conventions collectives continueront d'exister pour trouver des solutions de branches ou d’entreprises.
Nous ne voulons pas construire la compétitivité du Valais sur les bas salaires. La concurrence doit se faire sur la qualité du travail, sur les compétences, sur l'innovation et sur le service rendu, pas sur la capacité à payer le moins possible celles et ceux qui créent la richesse de notre canton.
Le 29 novembre, il ne s'agit pas seulement de voter sur un montant de 22 francs de l'heure. Dans une société aussi prospère que la nôtre, travailler doit permettre davantage que survivre. Travailler doit permettre de participer pleinement à la vie sociale, de donner des perspectives à ses enfants et d'aborder l'avenir avec un minimum de sécurité.
C'est pourquoi l'Union Syndicale Valaisanne appelle à voter OUI au salaire minimum valaisan.