30/09/2026
| UNE PROTECTION POUR LES FEMMES ET LES FILLES AFGHANES |
« Les femmes afghanes sont totalement exclues de la vie publique : elles n’ont pas le droit de se former, de travailler, ni même de s’exprimer en public. Leur protection est à la fois une obligation en matière de droits humains et un devoir moral. La Suisse peut s’enorgueillir d’une tradition de protection des personnes persécutées, avec des figures majeures, comme Paul Grüninger ou Carl Lutz, qui ont sauvé des milliers de vies. J’espère que les femmes afghanes pourront elles aussi bénéficier de cette protection en Suisse. »
C’est ainsi que Najibah Zartosht, une économiste et journaliste afghane qui s’est réfugiée en Suisse en 2021 grâce à un visa humanitaire, décrit la situation des femmes et des filles en Afghanistan.
Demain, le 1er octobre 2026, le Conseil des États débattra de la protection des femmes afghanes en Suisse. Selon la pratique du Secrétariat d’État aux migrations (SEM) en matière d’asile, en vigueur depuis juillet 2023, l’asile est en principe octroyé aux filles et aux femmes afghanes. Or, une motion demande l’abrogation de cette pratique.
L’EPER recommande au Conseil des États de la rejeter. Les femmes et les filles afghanes sont systématiquement discriminées et persécutées par le régime taliban. La pratique du SEM est juridiquement fondée et largement soutenue en Europe. Le statut de réfugié·e offre aux femmes et aux filles afghanes une sécurité et des perspectives en Suisse.
Vous trouverez ici d’autres témoignages de personnes concernées : https://www.eper.ch/des-Afghanes-en-Suisse-prennent-la-parole