07/05/2026
C’est sous une météo un peu humide que s’est ouverte à La Chaux-de-Fonds la première Journée citoyenne Les scènes solidaires, émanation du festival Prendre soin ensemble, auquel j’avais eu le plaisir de contribuer lors des deux premières éditions.
Une journée résolument tournée vers l’engagement collectif, avec une ambition claire : explorer nos perceptions, retrouver notre souveraineté et agir ensemble.
Après un accueil chaleureux, la matinée a débuté par une première plénière particulièrement inspirante, animée par Emilie Bovet, autour du thème :
« Accorder le soin : des expériences musicales en psychiatrie ».
Une intervention riche, sensible et stimulante, qui invite à repenser le soin à travers l’expérience artistique et à redonner toute sa place au sensible dans les parcours en santé mentale.
La journée se déploiera à travers une multitude d’ateliers participatifs et sensoriels, offrant des immersions concrètes dans des réalités souvent invisibles :
- expérimenter des limitations physiques pour mieux penser l’inclusion,
- se mettre dans la peau d’une personne neurodivergente,
- vivre une immersion dans le quotidien de troubles psychiques,
- explorer les effets du stress, de l’anxiété et des surcharges,
- ou encore traverser des expériences artistiques comme l’écriture spontanée, le mouvement, la création sonore ou visuelle.
Ces propositions, parfois déroutantes, souvent touchantes, ont en commun de faire ressentir plutôt que d’expliquer, et de valoriser le savoir expérientiel.
L’ambiance, à la fois bienveillante et engagée, favorisera les rencontres et les échanges informels, notamment lors du temps de repas partagé, pensé comme un véritable moment de respiration et de dialogue citoyen.
L’après-midi prolongera cette dynamique avec de nouveaux ateliers créatifs et réflexifs : questionner nos valeurs et leur traduction concrète, explorer le lien à soi et aux autres par le corps et le mouvement, ou encore créer ensemble à partir de sons, de textes ou de couleurs.
Une journée dense, sensible et profondément humaine, qui rappelle combien le soin est une affaire collective, incarnée, et ancrée dans l’expérience vécue.