13/04/2026
"À quelque chose malheur est bon" dit la sagesse populaire, et il est heureux de voir la France réactiver sa transition énergétique sous la menace d'un nouveau choc pétrolier. En 2022, lors de la dernière crise énergétique, le gouvernement d'alors avait malencontreusement décidé de réduire les taxes à la pompe pour atténuer la facture des automobilistes, créant un effet d'aubaine pour tous ceux qui n'avaient pas besoin de cette aide. Bilan : 7 à 8 milliards gaspillés pour presque rien. De quoi financer 600 à 700.000 voitures électriques en leasing social.
Apprenant de ses erreurs, le gouvernement décide cette fois de relancer la transition énergétique du pays : interdiction d'installer de nouvelles chaudières à gaz dans les bâtiments collectifs neufs à compter du 1er janvier prochain, objectif d'immatriculer deux véhicules électriques pour trois nouvelles immatriculations d'ici 2030, leasing social pour 50.000 voitures électriques supplémentaires.
Bien mais peut mieux faire selon Anne Bringault du Réseau Action Climat, qui regrette que ce plan n’agisse « que sur une jambe au lieu de trois : l’électrification, mais aussi les économies d’énergie et le développement des énergies renouvelables ».
C'est donc au nom de la "sécurité nationale" et non du climat que ces mesures sont prises. Mais qu'importe après tout, seul le résultat compte. Il est clair aujourd'hui que les prévisions scientifiques sur les conséquences dramatiques du réchauffement climatique pour l'économie et la société dans son ensemble ne mobilisent plus personne, et en tout cas pas le politique : priorité aux urgences court terme.
Du coup notre logiciel à dû s'adapter et c'est désormais au nom de la souveraineté nationale et de la robustesse de nos entreprises que nous continuons à appeler de nos voeux une transition énergétique volontariste et rapide.
Chez nous en Suisse, différente culture politique et économique oblige, la menace d'une nouvelle crise énergétique ne perturbe pas notre Conseil Fédéral. Et tandis que la Académie suisse des sciences naturelles (SCNAT) vient de publier son rapport "coup de projecteur sur le climat suisse" (https://www.theshifters.ch/r/cY7) en soulignant que si nous poursuivons notre ligne actuelle nous manquerons l'objectif net zéro national en 2050, rien ne semble vouloir bouger encore dans la Berne fédérale pour nous remettre sur les rails de la décarbonation. Nous préférons visiblement continuer à payer 8 milliards de CHF par an pour nos importations de carburants et combustibles fossiles...
Les discussions sur la future loi CO2 s'annoncent passionnantes.
🇨🇭🌡️📈 Die erwärmt sich zurzeit mehr als doppelt so schnell wie der globale Durchschnitt - was sind die Folgen und was gibt es für Handlungsoptionen, um den Klimawandel einzudämmen? Der neueste Bericht der Akademie der Naturwissenschaften Schweiz (SCNAT) bietet eine aktuelle...