Fondée par Marianne Sébastien en 1993 à Genève, Voix Libres est une association internationale humanitaire, politiquement et confessionnellement neutre et reconnue d'utilité publique depuis 1996. Elle existe aussi en France et en Belgique depuis 1996. Elle a pour objectif de proposer des alternatives au travail inhumain des enfants de Bolivie, par l'éducation et la formation des enfants les plus d
éfavorisés, qui vivent autour des mines de Potosi, dans les prisons et le dépôt d'ordures de Cochabamba, les rues de La Paz et les campagnes (altiplano) de Bolivie. L’approche est solidaire et transversale : elle touche les domaines de la santé, de l’alphabétisation, du registre civil, des formations professionnelles, de l’agriculture, de l’élevage, de la micro-finance, de la création de micro-entreprises. L’accent est mis sur la formation de leaders, grâce à un travail de développement personnel (renforcement de l’estime de soi) et de responsabilisation communautaire. L’objectif de ce processus est de redonner confiance en l’avenir, prouver par des réalisations concrètes qu’une vie meilleure est possible et permettre par la micro-finance la concrétisation d’entreprises solidaires. Notre rêve du départ : que ceux qui souffrent dirigent. Aujourd’hui nos efforts sont couronnés de succès car la majorité des coordinateurs locaux sont les enfants du début, qui, après avoir été scolarisés et diplômés, sont devenus auteurs et réalisateurs de leurs propres projets, ce qui garantit un engagement solidaire et durable. Ils sont la preuve vivante que la souffrance, lorsqu’elle est exprimée et entendue, peut être transformée en stratégie positive et en solidarité. Une pédagogie de multiplication où chaque personne sauvée doit en sauver une dizaine : au départ, 12 enfants dans les mines… Aujourd’hui, en 20 ans, 950'000 bénéficiaires…
Une association transparente : 100% des dons, des parrainages et des micro-crédits sont affectés au financement des projets en Bolivie. Les frais de fonctionnement en Europe sont couverts par des sponsors et par les cotisations des membres. Les pauvres sont au cœur d’une économie solidaire qu’ils ont inventée eux-mêmes. Ils étaient passifs, impuissants, esclaves oubliés. Ils deviennent responsables de leurs vies et de leurs communautés. Les enfants des ténèbres ont su créer un monde d’espoir et un développement durable qui ne mourra pas parce qu’il vient de leur cœur à tous…