Face à Face Femmes, Ados et Familles

Face à Face Femmes, Ados et Familles L’Association FACE A FACE est une association à but non lucratif qui prend en charge les femmes et les adolescents ayant des comportements violents.

La violence des femmes, un tabou qui ne devrait pas l’être. La problématique de la violence conjugale et familiale est maintenant reconnue et notre société a mis en place des structures d’intervention et d’accueil à l’intention des victimes et également, depuis peu, pour les personnes qui sont actrices de cette violence. Il est maintenant avéré qu’un travail doit être fait avec les agresseurs afin

de rompre le cercle vicieux de la violence et d’éviter sa répétition sur les générations à venir. La violence commise par les femmes, les mères et les adolescent(e)s est encore un sujet tabou, non reconnu. Malgré des demandes répétées des femmes et des intervenants des diverses institutions, aucune structure n’avait avant 2001, encore été créée à Genève pour le traitement spécifique des femmes et des adolescent(e)s. Leur souffrance et celle de leur entourage sont de ce fait niées. Ces femmes et ces adolescent(e)s sont enfermés dans un silence lourd de conséquences pour eux et leurs proches. Pour prévenir cette forme de violence, il est important de travailler simultanément sur les axes d’intervention suivants :

- offrir une prise en charge thérapeutique spécifique du féminin

- promouvoir l’information au grand public et aux professionnel(le)s

- développer la formation des professionnel(le)s

- encourager la recherche dans ce domaine. La violence des adolescent(e)s, des femmes et des mères nécessitent une prise en charge spécifique, car beaucoup de ces personnes ont été violentées ou abusées dans leur enfance. L’ouverture de l’Association Face à Face repose sur plusieurs postulats :

On ne traite pas une femme comme on traite un homme, ceci à cause du tabou existant sur la violence féminine, de la dévalorisation et de la honte que celle-ci engendre auprès de ces femmes et du déni chez les intervenant(e)s. Les comportements violents peuvent se répéter d’une génération à l’autre; c’est pourquoi, il est important de considérer la violence féminine au travers des générations. Les tentatives de su***de sont prises en compte au même titre que les autres violences, car il s’agit non seulement de la violence contre Soi mais également de la violence contre les personnes qui nous sont proches.

29/05/2026
12/04/2026

Le jour où j’ai arrêté d’apporter le courrier sur le perron d’un vieux monsieur, son vieux chat a continué à m’attendre à la fenêtre, comme si je l’avais abandonné lui aussi.

Pendant onze ans, j’ai fait la même tournée dans l’est de la ville.

Les mêmes trottoirs fissurés. Les mêmes boîtes aux lettres cabossées. Les mêmes petites habitudes que les gens ne remarquent jamais… jusqu’au jour où elles disparaissent.

La maison de Monsieur Petit faisait partie de ces habitudes.

Une petite maison blanche, avec la peinture qui s’écaillait, deux marches un peu affaissées devant l’entrée, et une fenêtre sur rue derrière laquelle on voyait presque toujours la même paire d’yeux.

Pas ceux de Monsieur Petit.

Ceux du chat.

C’était un gros matou roux, avec une oreille un peu déchirée et une tête qui donnait l’impression qu’il trouvait le monde entier décevant. Tous les matins, il était là, assis derrière la vitre, comme s’il était propriétaire de la maison et de la moitié du quartier. Monsieur Petit en riait parfois.

Il me disait : « Ne faites pas attention à Nougat. Il se prend pour le gardien de la rue. »

Je lui tendais son courrier, et Nougat me regardait comme si j’étais en re**rd, même quand je ne l’étais pas.

C’était devenu normal.

Monsieur Petit vivait seul. Sa femme était morte bien avant que je le connaisse. Je ne sais même pas s’il avait encore de la famille. En tout cas, je n’ai jamais vu personne venir. C’était un homme poli, discret, le genre à dire merci d’un petit signe de tête plutôt qu’avec de grands mots.

Certains jours, j’avais l’impression que j’étais le premier être humain à qui il parlait.

Et parfois, je me disais que je serais sans doute aussi le dernier de la journée.

Alors, quand je pouvais, je restais une minute de plus.

Je parlais du temps. Je me plaignais de mes genoux. Je le laissais me raconter comment Nougat avait réussi une fois à ouvrir un placard dans la cuisine pour voler une brioche entière.

Rien d’extraordinaire.

Juste de quoi rappeler à un homme qu’il n’avait pas disparu.

Puis un lundi, la boîte aux lettres était pleine.

Ça arrive. Les gens partent quelques jours. Les gens oublient.

Le mercredi, il y avait déjà des prospectus coincés de travers, et une grosse enveloppe dépassait à moitié. Les rideaux étaient tirés. Nougat n’était pas à la fenêtre.

Je suis resté là plus longtemps que j’aurais dû, le courrier à la main, avec ce froid dans la poitrine qu’on ne sait pas expliquer.

Le jeudi après-midi, c’est une voisine, deux maisons plus loin, qui m’a appris ce qui s’était passé.

Monsieur Petit était mort dans son fauteuil.

Mort naturelle, m’a-t-elle dit doucement. On pensait que ça datait du week-end.

Je me souviens mal de la suite. Seulement du bruit de mes pas jusqu’à la camionnette. Du poids absurde des publicités dans ma sacoche. Et de cette fenêtre vide.

Je me suis dit ce que n’importe qui se serait dit.

Monsieur Petit était sur ma tournée. Nougat était un chat. La vie continue.

Mais le vendredi, j’ai demandé à la voisine si elle savait ce qu’il était devenu.

« Le chat ? » m’a-t-elle répondu. « La SPA est venue le chercher. »

J’ai hoché la tête comme si ça allait.

Puis je suis rentré chez moi, dans mon appartement, je me suis réchauffé une soupe, et je me suis assis à la table de la cuisine avec la télévision en sourdine. L’appartement me paraissait trop silencieux. Et je n’arrêtais pas de revoir ce vieux chat roux derrière la fenêtre, en train d’attendre quelqu’un qui ne reviendrait plus.

Le dimanche matin, j’étais dans ma voiture, en route pour le refuge.

Je me suis dit que j’allais juste me renseigner.

C’était faux, même si je ne voulais pas encore me l’avouer.

Une jeune femme à l’accueil a retrouvé sa fiche et m’a lancé ce regard que les gens ont parfois pour les vieux meubles qu’on laisse sur le trottoir.

« Chat âgé, m’a-t-elle dit. Très renfermé depuis son arrivée. Il mange à peine. »

J’ai demandé si je pouvais le voir.

Elle m’a fait passer devant les chiens qui aboyaient, devant les autres chats nerveux, puis elle s’est arrêtée devant une cage au fond.

Pendant une seconde, je ne l’ai presque pas reconnu.

Nougat avait l’air plus petit. Son poil était terne. Son dos semblait voûté. Il n’était plus assis bien droit comme un roi grincheux derrière sa vitre. Il était recroquevillé dans un coin, sur une couverture, comme s’il essayait de prendre le moins de place possible au monde.

La jeune femme m’a dit :

« D’habitude, il ignore tout le monde. »

Je me suis approché.

Nougat a levé la tête.

Il m’a regardé une longue seconde.

Puis il s’est levé, il est venu tout droit contre la grille, et il a collé son visage contre les barreaux.

Il n’a pas miaulé. Il n’a pas fait de cinéma.

Il m’a juste regardé.

Comme s’il me disait : Enfin. Tu en as mis, du temps.

J’aimerais pouvoir dire que je suis resté digne.

Ce n’est pas vrai.

Quelque chose en moi s’est ouvert d’un coup, là, dans cette allée du refuge.

C’était peut-être le chagrin pour Monsieur Petit. Peut-être la culpabilité. Peut-être juste le fait de comprendre que pendant toutes ces années, je n’avais jamais imaginé que ce chat me remarquait autant que moi je le remarquais.

Mais c’était le cas.

Parmi tous les gens sur terre, j’étais quelqu’un de familier pour lui.

La jeune femme a adouci sa voix.

« Les animaux âgés supportent mal les changements, parfois. »

J’ai hoché la tête, mais ce n’était pas seulement ça.

Ce n’était pas un simple changement.

C’était une perte.

Et ça, je connaissais.

J’étais divorcé depuis huit ans. Ma fille vivait à plusieurs heures de route. On s’appelait, mais pas autant qu’on aurait dû. Mon appartement était propre, calme, et solitaire d’une façon que j’avais arrêté de nommer à voix haute. Le soir, personne ne m’attendait. Le matin, personne ne remarquait vraiment si j’étais parti.

J’ai regardé Nougat et je me suis dit :

Toi aussi, alors.

J’ai demandé ce qu’il fallait signer.

La jeune femme a cligné des yeux.

« Vous voulez l’adopter ? »

J’ai ri avec les larmes qui montaient.

« Mademoiselle, je crois surtout que c’est lui qui m’a choisi. »

Le premier soir à la maison, Nougat est resté caché sous le canapé pendant trois heures. Je me suis dit que j’avais peut-être fait une erreur. Qu’être un visage connu dans un refuge, ce n’était pas la même chose qu’avoir sa place dans un nouveau foyer.

Puis vers neuf heures, il est sorti, il a sauté sur le fauteuil près de la fenêtre, et il s’est assis dans le noir.

À attendre.

J’ai senti ma gorge se serrer.

Pendant une seconde, j’ai cru qu’il attendait encore Monsieur Petit.

Puis je me suis levé pour fermer la porte à clé, et Nougat s’est retourné. Il a sauté du fauteuil et il m’a suivi jusque dans la cuisine. Là, il s’est frotté une fois contre ma jambe, lentement, avec assurance.

Comme s’il venait de prendre une décision.

Ça fait six mois maintenant.

Et aujourd’hui, chaque après-midi, quand je rentre, il y a un chat roux assis à ma fenêtre.

Pas parce qu’il est resté coincé dans le passé.

Pas parce qu’il a oublié l’homme qu’il a aimé le premier.

Mais parce qu’après toute cette peine, il a décidé d’aimer encore.

Et pour dire vrai, moi aussi.

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22/03/2026

💬 La valeur de ce que l’on donne

Les mots et les gestes que l’on offre aux autres ne restent jamais tels quels. Ils sont transformés, amplifiés et prennent une dimension plus profonde avec le temps.

🌱 Donner avec intention
Chaque action ou parole donnée a un impact. Une intention sincère permet de créer des résultats positifs et durables.

🤝 Créer de la valeur
Ce que l’on offre est souvent enrichi par l’autre. Un simple geste peut devenir quelque chose de plus grand et de plus significatif.

💡 Comprendre l’effet miroir
Les relations humaines reposent sur un principe d’échange. Ce que l’on donne influence directement ce que l’on reçoit en retour.

❤️ Valoriser les gestes simples
Un sourire, une attention ou un soutien peuvent avoir un effet puissant. Ce sont souvent les choses simples qui marquent le plus.

📈 Multiplier l’impact
Avec le temps, les actions bienveillantes prennent de l’ampleur. Elles contribuent à construire des relations solides et positives.

Ce principe montre que chaque geste compte et que la qualité de ce que l’on donne influence directement ce que l’on construit.

15/03/2026

À Celles et ceux qui ont toujours été à mes côtés , à m’encourager , à se montrer disponible 💐. Un grand merci 💐. aujourd’hui Face à Face à fermé ses portes au 31 décembre 2025 , et pourtant , les appels continuent des familles , des écoles , des femmes . Pourtant , la Cheffe du DIP , affirme qu’il existe d’autres structures qui accueillent femmes et,familles , adolescent-e-s aux comportements violents ou agressifs . Ceci n’est pas exacte malheureusement ! Les structures pour adolescent-e-s sont débordées et n’ont pas forcément la spécificité pour le traitement de ces comportements . Pour les femmes hormis l’aspect victime, rien de spécifique pour elles sur leurs comportements qui débordent parfois comme tous les individus . l’Association Face à Face a apporté pendant 25 ans une réponse spécifique , efficace et reconnue pionnière en Europe . Nous avons essayer de transmettre le programme Face à Face ADOS . Seul la psychiatrie du Tessin a répondu présent . Aujourd’hui ils possèdent notre programme pour les ados .
Je remercie infiniment tous ceux qui ont permis cette belle aventure ; que cela soit les nombreux collaborateurs au fil des ans , le comité , le réseau , la canton , la ville pour leurs subventions et bien sure les femmes, les familles et les adolescent-e-s qui nous ont fait confiance . À toutes et tous je vous souhaite une belle vie pleine de richesse et de joie .
🙏 Claudine Gachet , directrice et fondatrice

12/03/2026

Luxeon

06/01/2026

⚫️ C’est le coeur lourd que nous faisons part du décès de la comédienne Claude-Inga Barbey, annoncé en fin de journée par le journal Le Temps. Âgée de 64 ans, elle succombe à une longue maladie. Auteure, comédienne, metteure en scène, elle aura attendu le dernier rideau de sa dernière R***e genevoise pour s’en aller. Léman Bleu lui rendra hommage plus longuement demain soir.

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