Geness.ch est une association dont les objectifs sont de promouvoir et de susciter l’intérêt des jeunes à l’égard d’un modèle économique novateur : l’Economie Sociale et Solidaire (ESS). Les activités de l’association ont pour but de soutenir et valoriser les initiatives des jeunes dans le domaine de l’ESS, de favoriser leur intégration dans les entreprises ou encore de dynamiser la réflexion sur
l’ESS. Depuis quand Geness.ch existe ? Les membres du Comité de Geness.ch ont commencé la réflexion fin 2012 et l’association existe officiellement depuis le 14 mai 2013. Sur quel constat Geness.ch s'est-elle basée ? La première activité de Geness.ch a été de diffuser un questionnaire auprès de la population implantée sur le bassin lémanique, majoritairement étudiante. Les résultats de ce questionnaire nous ont révélé que seuls 15% des répondants connaissaient l’ESS, malgré que la majeure partie des répondants soient très sensibles aux valeurs et aux principes d’action de l’ESS. Il nous est apparu important qu’un réseau se crée et que notre génération prenne connaissance des enjeux et participe au développement de l’ESS. Et quelles sont les activités de Geness.ch ? Dans un premier temps le but est de créer un réseau et des échanges entre les jeunes et les entrepreneurs de l’ESS sur le bassin lémanique. Ceci prendra la forme de rencontres informelles (apéritifs, présentations, débats) organisées en partenariat avec certaines entreprises de l’APRÈS-GE. Chaque rencontre présente une thématique particulière et offre l’opportunité de rencontrer les entreprises de l’ESS qui viennent présenter leurs activités aux jeunes. Ces rencontres seront organisées collectivement et avec la participation des membres de Geness.ch. L’activité suivante, selon les résultats obtenus par la diffusion du questionnaire, sera de la création d’un site internet qui offrira aux jeunes une plateforme d’information et d’interaction adéquate et qui répond à leurs besoins. Mais qu’est-ce que c’est exactement l’ESS ? L'Economie Sociale et Solidaire (ESS) regroupe des entreprises privées, publiques, à but lucratif ou non lucratif, qui participent à la construction d'une nouvelle façon de vivre et penser l'économie. La particularité des entreprises de l'ESS est qu'elles respectent des critères éthiques, sociaux, et écologiques et placent la personne avant le profit. La particularité des entreprises de l’ESS à Genève est que pour adhérer à la Chambre de l’économie sociale et solidaire (APRÈS-GE), elles se doivent de respecter des critères de fonctionnement et de gouvernance précis, ce qui n’est pas partout le cas, comme par exemple en France ou très souvent seule la forme juridique est prise en compte. L’APRÈS-GE regroupe aujourd’hui 250 organisations (associations, fondations, coopératives, SA, SàRL et indépendants) et 130 membres individuels. L’ESS générait 10% des emplois à Genève en 2010 selon l’étude statistique de l’APRÈS-GE (plus d’information sur http://www.apres-ge.ch). Quels sont les principaux critères que les entreprises de l’ESS doivent respecter ? Les critères élaborés par les membres de l’APRÈS-GE sont au nombre de sept et prônent l’amélioration plutôt que l’exclusion. Quatre de ces critères sont fondamentaux, et les trois autres font l’objet d’une démarche d’auto-évaluation (mais mesurable) par l’organisation. :
Les quatre critères fondamentaux sont :
- La transparence, et plus particulièrement la transparence financière. Les organisations membres doivent faire parvenir leur rapport d’activité à la Chambre, ses états financiers, le nombre d’actionnaires, cotisants etc.
- L’intérêt collectif et en particulier l’ utilité publique. L’objectif est de contribuer au bien-être de la collectivité tant au niveau du fonctionnement qu’au niveau de ses activités.
- L’autonomie de la structure juridique avec une juste répartition des pouvoirs (publics/ privés, actionnaires/salariés) au sein instances directionnelles.
- La lucrativité limitée, une juste répartition des bénéfices, et une politique salariale claire. Les trois critères sur lesquels les membres s’auto-évaluent sont :
- Le respect de l’environnement : énergie, déchets, consommation d’eau etc.
- La gestion participative qui comprend la participation des salariés dans les décisions stratégiques, l’accès à l’information etc.
- Le management social, le dialogue permanent avec les parties prenantes, le respect des conventions collectives, l’égalité hommes/femmes etc. Pour plus d’information nous vous recommandons un petit livre rédigé par Sophie Swaton de l’Université de Lausanne qui traite du sujet suivant « Une entreprise peut-elle être sociale dans une économie de marché ? » (éditions la question)