15/10/2025
" Pourquoi dois-je faire plus d'efforts que les autres pour prouver que je suis capable ? "
Alejandro est psychologue, il a été chercheur, a créé une entreprise de crèmes glacées. Il est aussi malvoyant, et il a construit pourtant une carrière.
« Oui, il y a des limitations réelles. Je ne peux pas conduire une voiture. Mais tellement d'autres choses ne nécessitent pas spécialement la vue. Le problème, ce ne sont pas mes capacités. Ce sont les a priori. »
En Suisse, une personne sur cinq vit avec un handicap. Pourtant, 90% des personnes en situation de handicap estiment qu'elles ont de très mauvaises chances de trouver un emploi. Neuf sur dix. Ce n'est pas une question de compétences. C'est une question de portes fermées avant même l'entretien.
Face à cette réalité, nous pouvons accompagner ces personnes via les systèmes d'aide sociale, les rentes. Alors, elles deviennent un coût, une charge. Avec souvent, une mise à l'écart du marché du travail.
Pourtant, nous pouvons aussi considérer leur envie de contribuer à la société... Et leur donner accès au marché de l'emploi. Valoriser leurs compétences. Créer de la valeur économique.
En Belgique, une association spécialisée dans l'insertion a démontré qu'1 euro investi dans l'accompagnement génère 5 euros d'économies pour l'État. Cinq fois le retour. Ce n'est plus de la charité, c'est de l'intelligence économique.
Si nous voulons que cela fonctionne aussi, ici en Suisse, il faut changer le jeu. Changer nos mentalités. Accepter qu'une personne malvoyante peut travailler sur un ordinateur. Ou occuper un poste à responsabilité. Ou faire preuve de leadership.
➡Affichez clairement une politique d'inclusion. Adaptez les processus de recrutement. Signalez que les candidatures de personnes en situation de handicap sont les bienvenues.�Parce qu'après trop de refus, on arrête de frapper aux portes fermées.
Ces personnes ne demandent pas la charité. Elles demandent une opportunité.