13/07/2026
Disparu un 14 juillet
Georges Barathon avait tout juste 21 ans le 14 juillet 1918, et il aurait sans doute préféré participer au défilé, fêter avec les copains au cantonnement, ou encore être chez lui, rue de Lausanne à Genève.
Mais il en était loin. Blessé le 21 juin 1918 près de Chézy-sur-Marne, où le 14e bataillon de chasseurs contre-attaquait lors de la seconde bataille de la Marne, il était encore hospitalisé suite à une plaie au séton au crâne, à Meaux, gros hôpital de l'arrière.
George Barathon était issu d'une de ces familles franco-suisse: originaire de Grenoble, vivant à Genève et étudiant au collège de l'Abbaye de Saint-Maurice en Valais, en classe de rhétorique. Mais difficile d'éviter l'appel de sa classe 1917, en janvier 1916 déjà. Les effectifs fondait.
Il allait s'y illustrer. Notamment pour avoir fait 20 prisonniers et une mitrailleuse, et pour avoir enchaîné les blessures.
Ce 14 juillet 1918 toutefois, il ne survit cette fois pas.