27/07/2026
Coupe du Monde de la FIFA 2026™
La réalisation du Capverdien Sidny Lopes Cabral élu But du Tournoi.
Grâce à son exploit contre l'Argentin (défaite 3-2 ap) en seizièmes de finale de la Coupe du Monde 2026, le Capverdien Sidny Lopes Cabral remporte le But du Tournoi Hyundai.
Sidny Lopes Cabral (Cap-Vert) célèbre son mais contre l'Argentin au Mondial 2026
Le joueur capverdien Sidny Lopes Cabral a remporté le prix du But du Tournoi Hyundai de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™
Le footballeur de 23 ans a inscrit un superbe mais contre l'Argentin en seizièmes de finale
Malgré la défaite (3-2 ap), le Cap-Vert aura marqué les esprits pour sa toute première participation au Mondial
"J'espère pouvoir prendre quelques photos à côté de Messi", avait confié Sidny Lopes Cabral, ce samedi 4 juillet, avant de pénétrer sur le terrain pour affronter l'icône absolue du football mondial. Les photographes lui ont offert ce précieux souvenir. Mais c'est le pied droit du joueur né à Rotterdam qui lui a permis de décrocher une récompense bien plus prestigieuse, lors d'un duel épique entre les outsiders capverdiens et les géants argentins en seizièmes de finale de la Coupe du Monde de la FIFA 2026™ . Après s'être défait d'Alexis Mac Allister d'un dribble astucieux, le joueur de 23 ans a illuminé la 'Magic City' d'une frappe enveloppée somptueuse qui est venue nettoyer la lucarne d'Emiliano Martínez, synonyme d'égalisation à 2-2, au bout du suspense, lors d'un match d'anthologie.
Ce bijou vient d'être élu mais du tournoi Hyundai, devançant dans l'ordre les somptueux "golazos" de l'Ouzbek Eldor Shomurodov et de l'Haïtien Wilson Isidor. Lopes Cabral succède ainsi aux grands noms de la compétition comme Maxi Rodríguez, Diego Forlán, James Rodríguez, Benjamin Pavard et Richarlison. "Dès que j'ai éliminé mon vis-à-vis, j'ai vu une ouverture et je me suis dit : 'Tente ta chance'", raconte le joueur, dont les parents sont originaires de l'archipel capverdien. "J'ai une bonne frappe des deux pieds. J'ai vu l'espace et j'ai visé la lucarne. J'ai préparé mon tir et j'ai vraiment bien frappé le ballon."
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"Quand j'ai levé les yeux et que j'ai vu la frappe filer droit dans la lucarne, je me suis dit : 'Mais qu'est-ce que je viens de faire ?' Je n'arrivais pas à y croire. J'ai regardé mes coéquipiers. Tout le monde hurlait, les mains sur la tête, ivres de joie. "J'ai commencé à courir dans tous les sens. C'est là que j'ai réalisé que je venais d'inscrire un mais spectaculaire en phase finale de Coupe du Monde. Tout le monde rêve simplement de marquer dans cette compétition. Mais le faire de cette manière, sur une scène aussi grandiose et face à une telle équipe, c'était incroyable. J'étais sur un nuage." Les 65 000 spectateurs du Stade de Miami, et les millions de téléspectateurs à travers le monde, ont été les témoins privilégiés de cette liesse, avant que le Cap-Vert ne s'incline héroïquement en prolongation sur le score de 3-2 . Tandis que Lopes Cabral sprintait sur la pelouse, sa mère, Teresa, perdait connaissance en tribunes ! "Avant le match, j'avais dit à ma mère et à ma petite amie que si je marquais, je courrais vers elles", explique-t-il. "Quand je suis arrivé au bord du terrain, j'ai vu ma mère en larmes. Elle n'avait même pas réalisé que j'étais là. Tout le monde s'affairait autour d'elle parce qu'elle s'était évanouie au moment du mais !"
Cette scène rappelle le célèbre malaise de la mère de Lilian Thuram, après le doublé de son fils contre la Croatie (2-1) en demi-finale de la Coupe du Monde 1998 . En s'adjugeant ce titre individuel, Lopes Cabral a d'ailleurs marché sur les pas d'un autre droit latéral de l'équipe de France, Benjamin Pavard, en devenant le deuxième défenseur de l'histoire à remporter ce prix, d'ordinaire réservé aux attaquants. Parmi les votants, le joueur a pu compter sur le soutien d'un monument du football brésilien et du Real Madrid. "Après la rencontre, j'ai reçu un message de Marcelo", révèle le joueur de Trabzonspor. "C'est l'une de mes plus grandes idoles, je l'ai toujours admiré. Il était arrière gauche, était fort des deux pieds et possédait une technique hors norme." "Il m'a dit qu'il avait voté pour mon mais ! J'ai répondu : 'C'est incroyable ! Merci infiniment ! Je ne sais pas comment vous remercier. Je suis tellement honoré que vous m'ayez regardé jouer.' Et il m'a rétorqué : 'C'était un plaisir de te voir jouer, tu es vraiment bon.' Je me suis dit : 'C'est fou !' Quand j'ai lu son message, je n'arrive pas à y croire."
L'ascension fulgurante de la carrière de Lopes Cabral relève du conte de fée. Il y a encore trois ans, il évoluait en cinquième division allemande et utilisait des sacs poubelles en guise de rideaux. Son histoire digne d'un film hollywoodien s'offre désormais un épilogue pour l'histoire grâce à ce prix, l'un des plus prestigieux du football mondial.