28/08/2026
Que signifie défendre les lois de la guerre lorsque le monde semble y croire de moins en moins ?
Dans un portrait publié par Swissinfo, notre Directeur général, Alain Délétroz, revient sur près d’une décennie au cœur du travail de l’Appel de Genève : dialoguer avec les groupes armés pour mieux protéger les populations civiles, en œuvrant à ce qu’ils respectent davantage le droit international humanitaire.
De l’Ukraine à Gaza en passant par le Soudan, nous sommes témoins d’une érosion préoccupante du respect des normes humanitaires. Et lorsque les États eux-mêmes ne respectent pas les règles auxquelles ils se sont engagés, convaincre les groupes armés de les respecter devient encore plus difficile.
C’est précisément pour cette raison que le dialogue reste essentiel.
Nous dialoguons avec les groupes armés non pas parce que nous soutenons leur cause, mais parce que les populations civiles ont besoin d’être protégées — quels que soient les acteurs impliqués dans un conflit.
Comme le souligne Alain Délétroz : « On ne discute pas des raisons pour lesquelles les gens se battent, mais de la manière dont ils le font et de leur responsabilité vis-à-vis des populations civiles. »
Aujourd’hui, nous dialoguons avec des groupes armés à travers le monde. Et même dans les contextes les plus complexes, nous continuons de constater que le changement est possible : les combattants peuvent adopter des règles, les commandants peuvent sanctionner les violations et les groupes peuvent prendre des mesures concrètes pour protéger les populations civiles.
C’est pourquoi nous continuons à nous engager.
À lire dans son intégralité dans Swissinfo.
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What does it mean to defend the laws of war when the world seems to believe in them less and less?
In a portrait published by Swissinfo, our Director General Alain Délétroz reflects on almost a decade at the heart of Geneva Call’s work: engaging with armed groups to better protect civilians by working to ensure that they respect International Humanitarian Law.
Across conflicts from Ukraine to Gaza and Sudan, we are witnessing a worrying erosion of respect for humanitarian norms. And when States themselves fail to uphold the rules they have committed to uphold, convincing armed groups to respect them becomes even harder.
This is precisely why dialogue matters.
We engage with armed groups not because we endorse their causes, but because civilians need protection — regardless of who the parties to a conflict are.
As Alain Délétroz puts it: “We don’t discuss the reasons why people fight, but rather how they fight and their responsibility towards civilian populations.”
Today, we are in dialogue with armed groups around the world. And even in complex contexts, we continue to see that change is possible: fighters can adopt rules, commanders can sanction violations, and groups can take concrete steps to protect civilians.
This is why we continue to engage.
Read more in Swissinfo (in French).
Rencontrez Alain Délétroz, le défenseur des Conventions de Genève qui sensibilise les groupes armés aux règles de la guerre. Portrait.