18/06/2026
Dans une question posée au Conseil Fédéral, le conseiller national Jean Tschopp soulève que la protection des minorités et la prévention des discriminations sont centraux à la notion de sécurité.
Quelle place est alors accordée à ces points dans la nouvelle stratégie en matière de politique de sécurité?
La réponse du conseiller fédéral Pfister laisse sur sa faim...
🟢 Oui, la stratégie mentionne le risque de polarisation politique et ses effets sur la violence.
🔴 Mais non, elle ne cite pas explicitement la Stratégie nationale contre le racisme et l’antisémitisme.
🔴 Et surtout, elle identifie les personnes migrantes avant tout comme un risque sécuritaire transnational, sans prévoir de mesures concrètes pour leur protection ou leur participation aux décisions de sécurité.
Les personnes qui ont migré en Suisse et qui y vivent font partie de la Suisse. Elles ne devraient pas être réduites à une menace potentielle. Une stratégie de sécurité véritablement centrée sur l’humain doit nommer explicitement les instruments de protection des minorités, et garantir leur participation...pas les invisibiliser ou les criminaliser.
Le Département fédéral de la défense, de la protection de la population et de sports DDPS peut faire mieux. La sécurité doit être l’affaire de toutes et tous.