31/05/2025
1er Congrès Mondial des Peuples Autochtones et des Communautés Locales des Trois Bassins Forestiers
📍 Lieu : Brazzaville, République du Congo
📅 Période : Du 26 au 30 mai 2025
1. Contexte général
Organisé dans le cadre de l’Année Internationale des Peuples Autochtones et de la Forêt, le Premier Congrès Mondial des Peuples Autochtones et des Communautés Locales s’est tenu à Brazzaville du 26 au 30 mai 2025. Cette rencontre de haut niveau constitue une première mondiale, consacrée à la valorisation du rôle des peuples autochtones dans la gestion durable des forêts tropicales, et à l’identification de mécanismes de financement direct pour soutenir leurs initiatives.
2. Objectifs du Congrès
Ce Congrès, co-organisé par le REPALEAC, avait pour objectifs principaux de :
Offrir un cadre d’écoute active des besoins exprimés par les peuples autochtones et communautés locales ;
Émettre des recommandations concrètes à mettre en œuvre aux niveaux national et sous-régional ;
Créer une passerelle entre les peuples autochtones et les bailleurs, afin de stimuler des financements adaptés ;
Répondre aux enjeux globaux liés au climat, à la biodiversité, à la gouvernance foncière et à la justice environnementale.
3. Participants et parties prenantes
Le Congrès a réuni environ 500 participants, comprenant :
Des leaders autochtones issus des trois grands bassins forestiers : Congo, Amazonie, Asie du Sud-Est ;
Des représentants des États membres de la COMIFAC ;
Des ONG et institutions internationales telles que WWF, GIZ, WSC ;
Des partenaires techniques, financiers, et acteurs de la coopération bilatérale et multilatérale ;
Des membres de la société civile, représentants des collectivités locales et communautés urbaines.
4. Ouverture officielle et portée politique
La cérémonie d’ouverture, tenue le 27 mai 2025 au Grand Hôtel de Kintélé, a été présidée par Madame Rosalie Matondo, Ministre de l’Économie Forestière, représentant le Premier Ministre de la République du Congo.
L’événement, placé sous le haut patronage du Ministre de la Justice et de la Promotion des Peuples Autochtones, a été salué comme un tournant stratégique dans la reconnaissance des droits et savoirs autochtones.
Dans son allocution, la Ministre a mis en avant :
L'engagement du Congo en faveur de la justice climatique et de la conservation forestière ;
L’importance d’intégrer les peuples autochtones dans la transition écologique ;
La nécessité de soutenir leur développement socio-économique à travers des financements directs adaptés.
5. Visibilité du DGM Congo : un stand stratégique et interactif
Parmi les initiatives les plus remarquées du Congrès, le stand du DGM Congo a marqué les esprits.
🎯 Forte représentation institutionnelle, riche en documentation, visuels pédagogiques, vidéos immersives et échanges techniques, ce stand a permis de :
Présenter les actions concrètes menées en faveur des peuples autochtones et communautés locales au Congo ;
Mettre en lumière les outils développés pour l’inclusion sociale, la protection des droits, et l’autonomisation des communautés ;
Favoriser des échanges directs entre acteurs institutionnels, bénéficiaires de projets, et bailleurs.
📸 Des images illustratives, notamment des cartes interactives, des modules explicatifs sur les microprojets et des témoignages vidéo issus du terrain, ont renforcé l’impact du stand auprès des visiteurs.
Le stand du DGM a ainsi constitué un véritable carrefour de dialogue, contribuant à la visibilité nationale et internationale du projet, tout en suscitant des pistes de collaboration et d’extension.
6. Thématiques majeures abordées
Plusieurs thématiques stratégiques ont structuré les sessions du Congrès :
L’accès des peuples autochtones aux financements internationaux directs ;
La résilience climatique des communautés locales ;
L’importance de l’inclusion des femmes autochtones, trop souvent sous-représentées dans les circuits de décision et de financement ;
Le renforcement des droits fonciers et de la gouvernance communautaire.
7. Recommandations et perspectives
Les discussions ont abouti à une série de recommandations majeures :
🔹 Instaurer des mécanismes financiers inclusifs, accessibles et gérés avec la participation directe des communautés ;
🔹 Documenter et valoriser les savoirs traditionnels, notamment portés par les femmes autochtones ;
🔹 Encourager des programmes pilotes innovants, financés directement au niveau communautaire ;
🔹 Adopter une approche transversale climat-biodiversité-droits humains dans toutes les politiques forestières.
8. Conclusion
Le Premier Congrès Mondial des Peuples Autochtones et des Communautés Locales a été une étape déterminante pour la reconnaissance et le renforcement de leur rôle dans la gestion durable des forêts.
En rassemblant des acteurs du monde entier autour de problématiques structurelles et de solutions endogènes, cet événement a posé les fondations d’un partenariat nouveau et plus juste entre communautés locales, États et bailleurs.
🌿 Le DGM Congo, à travers sa forte représentation et la richesse de ses outils de communication, s’est imposé comme un acteur clé de cette dynamique.