Réseau des journalistes pour les Droits de l'homme

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Réseau des journalistes pour les Droits de l'homme Organisation de promotion et de défense des droits de l'homme En un mot, nous avons la conviction qu'une information fiable peut aider à sauver des vies.

Créé en décembre 2010, le Réseau des journalistes pour les Droits de l'homme en République Centrafricaine (RJDH-RCA), travaille avec les radios communautaires du pays. Chaque jour, la coordination du réseau échange des informations avec les radios sur les Droits de l'homme et l'intervention humanitaire. Avec l'appui de notre partenaire INTERNEWS CENTRAFRIQUE, nous partageons l'idée selon laquelle l'information constitue une intervention humanitaire. Car nous considérons qu'une population informée peut prévenir des conflits et améliorer ses conditions de vie dans la paix. Suivre nous en Twitter -rca et en YouTube: https://www.youtube.com/user/RJDHRCA

Centrafrique : Malgré la deuxième défaite des Fauves, le ministre des Sports reste confiantBANGUI, le 29 septembre 2026 ...
29/09/2026

Centrafrique : Malgré la deuxième défaite des Fauves, le ministre des Sports reste confiant

BANGUI, le 29 septembre 2026 (RJDH)--- Lourd revers pour la République centrafricaine. Les Fauves ont concédé hier leur deuxième défaite face aux Étalons du Burkina Faso. Une défaite qui compromet la qualification, mais qui ne do**he pas l’optimisme du patron du sport centrafricain.

Dans une déclaration au ton à la fois lucide et offensif, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Héritier Doneng, a appelé à ne pas s’arrêter au résultat du terrain. « On a perdu la bataille, mais pas la guerre », a-t-il lancé.

Pour le ministre, ces deux défaites consécutives révèlent des maux beaucoup plus profonds que le seul aspect sportif. Il pointe du doigt quatre blocages majeurs qui freinent le développement du sport national.

S’agissant des infrastructures, le membre du gouvernement s’est interrogé en ces termes : « Comment peut-on prôner le développement du sport lorsque tous les terrains sont détruits, abandonnés, vendus ou achetés ? »

Les questions liées au capital humain et au financement ont également été évoquées. Face à ces difficultés, le ministre propose de renforcer les institutions sportives, de détecter les talents et de construire des infrastructures.

Les Fauves auront l’occasion de se relancer en novembre prochain lors de leur troisième match, décisif, face aux Guépards du Bénin.

Miguel Elvis Voyemakoa

Centrafrique : La mission d’observation électorale MOE-RAC rappelle la nécessité d’un dialogue politiqueBANGUI, le 29 se...
29/09/2026

Centrafrique : La mission d’observation électorale MOE-RAC rappelle la nécessité d’un dialogue politique

BANGUI, le 29 septembre 2026 (RJDH)--- Pour décrisper le climat politique actuel, la Mission d’observation électorale du Réseau Arc-en-Ciel (MOE-RAC) a appelé le pouvoir de Bangui à instaurer un dialogue inclusif, gage d’une paix durable. Cette recommandation a été formulée ce mardi 29 septembre 2026, lors de la présentation à Bangui du bilan global des scrutins.

L’appel à la tenue d’un dialogue inclusif lancé par la MOE-RAC vient s’ajouter à plusieurs autres appels formulés depuis plusieurs mois par la classe politique centrafricaine et la société civile.

Il intervient dans un contexte politique tendu. Pour préserver l’unité nationale, la mission d’observation MOE-RAC appelle à l’unité. « Le gouvernement doit instaurer un dialogue fécond pour décrisper la situation politique et préserver la paix en RCA », a insisté Joseph Binddoumi, président de la mission, lors de la présentation du bilan global des élections de 2025-2026, dont il a salué les résultats.

Les membres de la MOE-RAC recommandent également au gouvernement de créer un cadre propice à l’exercice, par toutes les sensibilités, des droits et libertés politiques, en particulier les libertés de rassemblement et de manifestation.

Pour améliorer les prochaines échéances électorales dans le pays, ils sollicitent de l’Autorité nationale des élections (ANE) la mise en place d’un plan global et cohérent de sensibilisation associant tous les acteurs, y compris la société civile, autour des thématiques électorales et de la promotion des comportements civiques.

Ce rapport de la mission a été publié ce 29 septembre 2026, près de dix mois après les élections du 28 décembre 2025.

Miguel Elvis Voyemakoa

Centrafrique : La 2e session criminelle de la Cour d’appel de Bangui prévue début octobre prochainBANGUI, le 29 septembr...
29/09/2026

Centrafrique : La 2e session criminelle de la Cour d’appel de Bangui prévue début octobre prochain

BANGUI, le 29 septembre 2026 (RJDH)--- La session criminelle de la Cour d’appel de Bangui est programmée à partir du 5 octobre 2026. L’annonce a été faite la semaine dernière par le magistrat Jean Duval Damas, procureur général près la Cour d’appel de Bangui.

Au total, 20 dossiers sont en état d’être jugés et ont été enrôlés par la Cour d’appel de Bangui. Ils seront examinés durant la deuxième session criminelle de l’année en cours, concernant 25 accusés. Les faits reprochés sont notamment le viol, l’assassinat, le meurtre ainsi que les coups et blessures ayant entraîné la mort.

Le tirage au sort des jurés populaires s’est tenu la semaine dernière lors d’une audience publique. Des avocats ont également été commis d’office pour assurer la défense des accusés qui n’ont pas de conseil.

« 15 jurés populaires ont été tirés au sort et des avocats ont été commis d’office pour assurer la défense des accusés tout au long des audiences publiques », a annoncé le magistrat Jean Duval Damas, procureur général près la Cour d’appel de Bangui.

Le samedi 3 octobre 2026, les jurés populaires bénéficieront d’une formation portant sur leur mission et leur rôle dans les jugements.

Auguste Bati-Kalamet/ image d'illustration

Centrafrique : Deux personnes tuées, dont un élément des FACA, à Ouham-Bac, à 45 km de Bossangoa au Nord du paysBOSSANGO...
29/09/2026

Centrafrique : Deux personnes tuées, dont un élément des FACA, à Ouham-Bac, à 45 km de Bossangoa au Nord du pays

BOSSANGOA, le 29 septembre 2026 (RJDH)--- Deux personnes, dont un élément des Forces armées centrafricaines (FACA), ont été tuées le 27 septembre dernier à Ouham-Bac, une localité située à 45 km de Bossangoa, dans la préfecture de l’Ouham. L’information a été confirmée par le gouverneur de la région de Yadé, Barthélémy Wilikon, interrogé par notre correspondant à Bossangoa.

Selon des sources locales, l’incident serait lié à un élément des FACA. Un groupe de jeunes était en train de discuter lorsqu’un élément des FACA, qui serait positionné à environ un kilomètre du village, leur aurait demandé de lui offrir à boire.

La situation aurait ensuite dégénéré après que sa demande est restée sans suite. « Il a tiré sur l’un d’entre nous avec son a**e », témoigne Rekoïssé Mardochée.

Après les faits, l’élément des FACA aurait pris la fuite avant d’être à son tour abattu par des jeunes présents sur les lieux du drame.

Le gouverneur de la région de Yadé, Barthélémy Wilikon, a confirmé les faits et indiqué que le parquet de Bossangoa avait été saisi du dossier pour l’ouverture d’une information judiciaire.

« Nous avons constaté les faits après une descente sur le terrain avec les autorités locales. L’affaire est entre les mains du procureur de la République », précise le gouverneur.

Une enquête judiciaire est en cours afin d’établir les circonstances exactes de l’incident survenu dans cette localité.

Liliane Sezon

Centrafrique : chanvre indien, Tramadol, Diazépam et téléphones saisis à la maison d'arrêt de NgaragbaBangui, le 27 sept...
27/09/2026

Centrafrique : chanvre indien, Tramadol, Diazépam et téléphones saisis à la maison d'arrêt de Ngaragba

Bangui, le 27 septembre 2026 (RJDH)----Des produits et objets interdits ont été saisis puis détruits à la maison carcérale de Ngaragba, dans le 7ᵉ arrondissement de Bangui. Cela fait suite à une opération de fouille menée dans les cellules de détention, a indiqué le ministère de la Justice.

D’après une publication du ministère de la Justice sur sa page Facebook, l’opération, coordonnée par le régisseur principal de la maison carcérale, M. Sandoua, a permis de saisir notamment du chanvre indien, des comprimés et gélules de Tramadol et de Diazépam, des boissons en sachet, des téléphones portables, des fers, des couteaux et des bouteilles de liqueur.

Les produits considérés comme nocifs ont été incinérés et les autres objets saisis ont été détruits ce samedi matin par les responsables de l’établissement.

Selon le ministère de la Justice, cette opération s’inscrit dans le cadre des mesures visant à renforcer la sécurité, la discipline et le contrôle au sein des établissements pénitentiaires. Les opérations de fouille et de contrôle doivent se poursuivre dans les maisons d’arrêt et de détention du pays.
A travers cette information du ministère de la justice, il y lieu de rappeler que la découverte de ces produits et objets interdits soulève cependant des interrogations sur l’efficacité du dispositif de contrôle à l’entrée de la maison carcérale et sur les conditions dans lesquelles ils ont pu parvenir jusqu’aux cellules.
Elle pose également la question de la sécurité des détenus et de la capacité de l’administration pénitentiaire à prévenir la circulation de produits susceptibles de compromettre leur sécurité et celle du personnel.

La Rédaction
Source/Images: ministère de la justice

Centrafrique : Quand les autorités locales de Bégoua et les FSI participent à une opération de salubrité à l’OCRB de Dam...
26/09/2026

Centrafrique : Quand les autorités locales de Bégoua et les FSI participent à une opération de salubrité à l’OCRB de Damala

Bangui, le 26 septembre 2026 (RJDH)----Les autorités locales de la 1re circonscription de Bégoua, les chefs de groupe et de quartier, ainsi que les Forces de sécurité intérieure (FSI), se sont mobilisés ce samedi 26 septembre 2026 dans le cadre de l’activité citoyenne Kwa ti Kodro. L’opération a consisté à nettoyer la concession de l’Office central pour la répression du banditisme (OCRB) de Damala.

L'autorité communale en charge de la 1ère circonscription de la commune de Bégoua, Teddy Alex Defiobona, les chefs de groupe et de quartier, accompagnés des éléments de l’OCRB de Damala sous la direction du commissaire Amédée Gontran Mamadou, ont pris part à cette activité citoyenne dite, Kwa Ti Kodro.

Selon Teddy Alex Defiobona, cette mobilisation vise notamment à relancer l’activité Kwa ti Kodro dans le secteur, confronté à un manque d’implication de la population.
« Depuis quelque temps, l’activité Kwa ti Kodro ne fonctionne plus dans ce secteur pour des raisons d’incivisme. C’est dans cette logique, avec l’initiative du commissaire, que nous nous sommes levés pour lancer cette activité afin de servir d’exemple à nos administrés, pour que la prochaine fois ils se mobilisent », a-t-il déclaré.

Pour Marie Honorine Brahim, l’une des cheffes de groupe, l’association avec les FSI doit permettre de renforcer les actions de sensibilisation et de mobilisation de la population.
« La raison qui nous a poussés à nous associer avec les FSI, c’est que, malgré nos sensibilisations auprès de nos administrés, l’incivisme est toujours là. C’est pour cela que nous nous sommes associés avec eux afin qu’ils nous servent d’appui dans la répression, pour permettre une meilleure mobilisation de la population autour de cette activité », explique-t-elle.
Elle ajoute que le choix de l’OCRB de Damala n’est pas fortuit, compte tenu de son rôle dans la sécurité intérieure : « Vu son emplacement en tant que service de sécurité intérieure, c’est important de nous entretenir avec eux. »
De son côté, Amédée Gontran Mamadou, chef de service de l’OCRB de Damala, estime que cette initiative contribue au rapprochement entre les populations et les FSI, dans une logique de police de proximité.
« C’est une activité qui s’inscrit dans le cadre du rapprochement de la population et les FSI, en d’autres termes, la police de proximité. Là où nous sommes, la population doit être au centre de nos préoccupations afin de nous permettre une bonne collaboration pouvant restaurer la sécurité et consolider la paix dans le secteur », a-t-il indiqué.
L’activité citoyenne Kwa ti Kodro, initiée par le chef de l’État, vise à promouvoir l’hygiène et l’assainissement en République centrafricaine. Malgré cette initiative, les responsables locaux constatent une faible mobilisation de certains habitants autour des opérations d’assainissement.

Guy Florentin Outiama

Centrafrique : un homme porté disparu après être descendu dans un puits à Galabadja-6Bangui, le 26 septembre 2026 (RJDH)...
26/09/2026

Centrafrique : un homme porté disparu après être descendu dans un puits à Galabadja-6

Bangui, le 26 septembre 2026 (RJDH)--- Un homme d’une quarantaine d’années, identifié comme Éric Nadingar, père de sept enfants, est porté disparu depuis jeudi 24 septembre 2026. Peu après être descendu dans un puits d’une vingtaine de mètres au quartier Galabadja 6, dans le 8e arrondissement de Bangui, l’homme n’est plus ressorti. Malgré les recherches menées notamment par les sapeurs-pompiers, son corps reste introuvable jusqu’à ce samedi.

L’information est confirmée au RJDH par Matthieu Mobile, chef du quartier Galabadja-6. Selon lui, Éric Nadingar était chargé de curer le puits appartenant à un professeur retraité. Il avait commencé le travail mercredi 23 septembre avant de revenir le lendemain avec son fils pour poursuivre l’opération.
« Cet homme est venu le mercredi pour curer le puits. Comme il n’a pas pu finir le travail le premier jour, le lendemain jeudi matin, il est revenu accompagné de son fils pour reprendre le travail. À 7 heures du matin, il est descendu dans le puits, alors que son fils était dehors pour évacuer la boue qui pouvait se trouver dans le puits », a expliqué le chef de quartier.
Toujours selon Matthieu Mobile, le fils a constaté à un moment que son père ne faisait plus de bruit et a commencé à appeler à l’aide. Les sapeurs-pompiers et d’autres intervenants se sont rendus sur place pour tenter de retrouver l’homme.

« Malgré l’intervention des sapeurs-pompiers et même des experts qui ont vidé le puits à l’aide d’une motopompe, cet homme n’est pas retrouvé jusqu’à ce samedi. Donc, nous ne savons plus comment faire, car toutes ces recherches ont révélé qu’il n’y a aucune présence humaine dans le puits », a-t-il ajouté.

Le chef de quartier dit n’avoir jamais été confronté à une situation similaire. « Depuis mon enfance jusqu’à ce jour, je n’ai jamais vécu une telle histoire », a-t-il déclaré.
Les recherches se poursuivent depuis jeudi pour tenter de retrouver Éric Nadingar. À ce stade, aucune explication officielle n’a été communiquée sur les circonstances de sa disparition.

Guy Florentin Outiama

Centrafrique : Deux braquages  contre des humanitaires compromettent l’aide à plus de 20000 personnes dans le Haut-Mbomo...
26/09/2026

Centrafrique : Deux braquages contre des humanitaires compromettent l’aide à plus de 20000 personnes dans le Haut-Mbomou

Bangui, le 26 septembre 2026 (RJDH) — L’insécurité continue de perturber l’acheminement de l’aide humanitaire dans la préfecture du Haut-Mbomou, au sud-est de la République centrafricaine. Selon le rapport de situation d’OCHA couvrant la période du 16 au 22 septembre, des travailleurs humanitaires ont été menacés et braqués à deux reprises sur les axes menant à Djéma.

Ledit rapport mentionne que le 17 septembre, des hommes armés ont intercepté une mission humanitaire qui quittait Zémio pour Djéma, où les organisations concernées envisageaient de reprendre des activités suspendues depuis plusieurs mois en raison de l’insécurité. Les assaillants ont exigé de l’argent en échange de la liberté de mouvement et menacé les membres de la mission.
Face aux contraintes sécuritaires, les organisations humanitaires ont dû interrompre leur déplacement et rebrousser chemin à Kitessa, malgré leur volonté de poursuivre leur mission.
Quatre jours plus t**d, le 21 septembre, les mêmes travailleurs humanitaires ont de nouveau été braqués alors qu’ils regagnaient Zémio sur l’axe Mboki-Zémio.
Ces incidents compromettent davantage l’accès à l’aide pour plus de 20 000 personnes vulnérables vivant à Djéma et le long des axes Zémio-Djéma, Zémio-Dembia et Zémio-Mboki. Les activités humanitaires y sont suspendues depuis juillet 2026 en raison de la dégradation de la situation sécuritaire.
OCHA souligne que les risques de protection des civils restent élevés dans le Haut-Mbomou, où des meurtres, des violences basées sur le genre et des enlèvements continuent d’être signalés.
La préfecture figure ainsi parmi les zones les plus affectées par les incidents visant les acteurs humanitaires, se classant au deuxième rang au niveau national.

Cyrille Renaldi Wegue Nidi

Source/OCHA
Images d'illustration

Centrafrique : les anciens élèves du lycée d’application de l’AENES mobilisés contre l’insalubritéBangui, le 26 septembr...
26/09/2026

Centrafrique : les anciens élèves du lycée d’application de l’AENES mobilisés contre l’insalubrité

Bangui, le 26 septembre 2026 (RJDH)--- L’Association des anciens élèves du lycée d’application de l’AENES (2AE l’AENES) a organisé, ce samedi 26 septembre à Bangui, une opération de désherbage et de nettoyage de l’enceinte dudit établissement. Cette initiative vise à améliorer les conditions d’apprentissage des élèves, après la reprise des cours.

Soucieux d’offrir un environnement sain et propice à l’apprentissage, les anciens élèves se sont mobilisés pour assainir la cour et les abords des salles de classe.
Cette activité, organisée en collaboration avec l’Association des parents d’élèves (APE), est à sa quatrième édition.
« La raison pour laquelle nous avons choisi de faire le désherbage aujourd’hui, c’est pour mettre les salles de classe propres à nos cadets et à ceux qui vont les enseigner. Pour pouvoir étudier, il faut d’abord avoir un environnement propre. Il y a trop d’herbes.
Les vacances sont passées, il y a eu beaucoup de pluies, de poussière et aussi des enfants de la rue qui passent la nuit ici. Il est donc nécessaire de nettoyer ce lieu », a déclaré Nadège Edang-Ndi, présidente de 2AE l’AENES.
Créée le 4 septembre 2022, l’association 2AE l’AENES mène également des actions en faveur des élèves, notamment dans les domaines de l’entrepreneuriat et de l’appui en fournitures scolaires et en livres.
Pour cette année scolaire, l’association prévoit notamment de faire don d’œuvres littéraires à l’établissement.

Augustin Dieu-Veille BANGBAÏMA

Centrafrique : Six maisons détruites et une trentaine de membres de familles sans abri après une opération d’expulsion à...
25/09/2026

Centrafrique : Six maisons détruites et une trentaine de membres de familles sans abri après une opération d’expulsion à Pétévo

Bangui, le 25 septembre 2026 (RJDH)--- Une trentaine de familles se retrouvent sans logement depuis mercredi 23 septembre au quartier Pétévo, dans le 6e arrondissement de Bangui, à la suite d’une opération d’expulsion menée dans le cadre d’un litige foncier opposant deux branches d’une même famille.

Selon les personnes expulsées, le différend porte sur une concession dénommée « Anguiade ». Elles expliquent que leur mère, aujourd’hui décédée, aurait acquis le terrain en 1969 avant d’y accueillir son petit frère.
Des années plus t**d, les enfants de ce dernier auraient revendiqué la propriété de la parcelle, estimant qu’elle appartenait à leur père.
Les occupants contestent cette revendication et affirment détenir plusieurs documents qu’ils présentent comme des éléments en leur faveur. Ils citent notamment des actes de reconnaissance portant, selon eux, des signatures attribuées à leur père en 2012 et 2020.
Ils soulèvent toutefois une incohérence concernant l’un de ces documents, leur père étant décédé en 2001.
Les familles concernées affirment par ailleurs que le dossier était encore pendant devant la Cour de cassation lorsqu’un huissier de justice, accompagné des forces de l’ordre, est arrivé mercredi pour procéder à l’exécution de la décision de justice.
D’après leur témoignage, plus de six maisons auraient été détruites au cours de l’opération, laissant une trentaine de familles, parmi lesquelles des enfants, sans abri.
Les personnes expulsées demandent que les documents qu’elles disent détenir soient examinés et souhaitent des explications sur les conditions dans lesquelles l’opération a été exécutée.
Le RJDH n’a pas, à ce stade, obtenu la version de l’huissier chargé de l’exécution, des autorités judiciaires ou des parties à l’origine de la procédure.
Affaire à suivre...

Vivien de Capistran Nvalé

Adresse

Bangui

Téléphone

+23675938459

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