13/08/2026
« 𝑴𝒆̂𝒎𝒆 𝒂𝒖 𝒄œ𝒖𝒓 𝒅𝒆𝒔 𝒄𝒐𝒏𝒇𝒍𝒊𝒕𝒔, 𝒍𝒂 𝒋𝒆𝒖𝒏𝒆𝒔𝒔𝒆 𝒑𝒆𝒖𝒕 𝒕𝒓𝒂𝒏𝒔𝒇𝒐𝒓𝒎𝒆𝒓 𝒔𝒆𝒔 𝒃𝒍𝒆𝒔𝒔𝒖𝒓𝒆𝒔 𝒆𝒏 𝒇𝒐𝒓𝒄𝒆 𝒑𝒐𝒖𝒓 𝒄𝒐𝒏𝒔𝒕𝒓𝒖𝒊𝒓𝒆 𝒖𝒏 𝒂𝒗𝒆𝒏𝒊𝒓 𝒅𝒖𝒓𝒂𝒃𝒍𝒆.»
À l’occasion de la célébration de la Journée internationale de la Jeunesse, le CEDEJ-GL, avec le soutien financier de Kvinna till Kvinna, a organisé, le 12 août 2026 à Uvira, une conférence-débat sous le thème : « 𝐉𝐞𝐮𝐧𝐞𝐬 𝐯𝐢𝐜𝐭𝐢𝐦𝐞𝐬 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐧𝐟𝐥𝐢𝐭𝐬, 𝐫𝐞́𝐬𝐢𝐥𝐢𝐞𝐧𝐜𝐞 𝐞𝐭 𝐬𝐚𝐧𝐭𝐞́ 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐮𝐧 𝐚𝐯𝐞𝐧𝐢𝐫 𝐝𝐮𝐫𝐚𝐛𝐥𝐞 ».
Cette rencontre a constitué un espace d’échanges et de réflexion réunissant les jeunes, les organisations de la société civile ainsi que les professionnels de santé mentale autour des défis auxquels la jeunesse d’Uvira est confrontée dans un contexte marqué par les conflits et leurs conséquences.
Les échanges ont porté sur trois thématiques, notamment :
✅ Le contexte et les réalités vécues par les jeunes de la ville d’Uvira ;
✅ Les effets des atrocités et des conflits sur leur santé physique et mentale ;
✅ Le rôle des jeunes dans la consolidation de la paix, la cohésion sociale et le développement durable.
Un temps important a également été consacré aux échanges directs entre les participants et les panélistes le président du conseil urbain de la jeunesse et le psychologue de la zone de santé d’Uvira, permettant aux jeunes de mieux comprendre les réalités liées aux traumatismes causés par les conflits, d’identifier certains mécanismes permettant d’y faire face et de renforcer leur résilience. Ils ont également mis en évidence l’importance de la solidarité et de l’union communautaire pour faire face collectivement aux difficultés.
Le Président du Conseil urbain de la jeunesse ( ) a présenté les différentes difficultés auxquelles les jeunes d’Uvira sont confrontés dues aux conséquences des conflits sur leur vie sociale, économique et communautaire, ainsi que sur les risques liés à la manipulation et à l’instrumentalisation de la jeunesse.
De son côté, le psychologue de la zone de santé a expliqué les conséquences des conflits et des atrocités sur la santé mentale et physique des jeunes. Il a notamment souligné l’importance de reconnaître les traumatismes, de rechercher un accompagnement adapté et de mobiliser ses ressources intérieures de manière positive afin de mieux surmonter les épreuves.
Parmi les moments forts de la conférence figure le témoignage poignant d’un participant qui a partagé son expérience personnelle à la suite de la perte de son épouse. « 𝐴𝑝𝑟𝑒̀𝑠 𝑙𝑎 𝑚𝑜𝑟𝑡 𝑑𝑒 𝑚𝑎 𝑓𝑒𝑚𝑚𝑒, 𝑗’𝑎𝑣𝑎𝑖𝑠 𝑝𝑒𝑟𝑑𝑢 𝑙𝑒 𝑔𝑜𝑢̂𝑡 𝑑𝑒 𝑙𝑎 𝑣𝑖𝑒. 𝐸𝑙𝑙𝑒 𝑒́𝑡𝑎𝑖𝑡 𝑛𝑜𝑛 𝑠𝑒𝑢𝑙𝑒𝑚𝑒𝑛𝑡 𝑚𝑎 𝑝𝑎𝑟𝑡𝑒𝑛𝑎𝑖𝑟𝑒, 𝑚𝑎𝑖𝑠 𝑎𝑢𝑠𝑠𝑖 𝑚𝑜𝑛 𝑎𝑚𝑖𝑒 𝑖𝑛𝑡𝑖𝑚𝑒 𝑒𝑡 𝑗𝑜𝑢𝑎𝑖𝑡 𝑢𝑛 𝑔𝑟𝑎𝑛𝑑 𝑟𝑜̂𝑙𝑒 𝑑𝑎𝑛𝑠 𝑚𝑎 𝑣𝑖𝑒. 𝐸𝑛 𝑠𝑢𝑖𝑣𝑎𝑛𝑡 𝑙’𝑒𝑥𝑝𝑜𝑠𝑒́ 𝑑𝑢 𝑝𝑠𝑦𝑐ℎ𝑜𝑙𝑜𝑔𝑢𝑒, 𝑗𝑒 𝑐𝑜𝑚𝑝𝑟𝑒𝑛𝑑𝑠 𝑎𝑢𝑗𝑜𝑢𝑟𝑑’ℎ𝑢𝑖 𝑞𝑢𝑒 𝑙𝑎 𝑟𝑒́𝑠𝑖𝑙𝑖𝑒𝑛𝑐𝑒 𝑒𝑠𝑡 𝑙𝑎 𝑓𝑜𝑟𝑐𝑒 𝑞𝑢𝑖 𝑚’𝑎𝑖𝑑𝑒𝑟𝑎 𝑎̀ 𝑔𝑢𝑒́𝑟𝑖𝑟 𝑑𝑒 𝑚𝑒𝑠 𝑏𝑙𝑒𝑠𝑠𝑢𝑟𝑒𝑠. 𝐶’𝑒𝑠𝑡 𝑝𝑜𝑢𝑟𝑞𝑢𝑜𝑖 𝑗𝑒 𝑣𝑎𝑖𝑠 𝑟𝑒́-𝑝𝑙𝑎𝑛𝑖𝑓𝑖𝑒𝑟 𝑚𝑎 𝑣𝑖𝑒 𝑒𝑛 𝑟𝑒𝑔𝑎𝑔𝑛𝑎𝑛𝑡 𝑙𝑒 𝑐ℎ𝑒𝑚𝑖𝑛 𝑑𝑒 𝑙’𝑢𝑛𝑖𝑣𝑒𝑟𝑠𝑖𝑡𝑒́ 𝑝𝑜𝑢𝑟 𝑝𝑎𝑟𝑓𝑎𝑖𝑟𝑒 𝑚𝑒𝑠 𝑒́𝑡𝑢𝑑𝑒𝑠 𝑒𝑡 𝑐ℎ𝑒𝑟𝑐ℎ𝑒𝑟 𝑢𝑛 𝑒𝑚𝑝𝑙𝑜𝑖».
À l’issue des échanges, plusieurs recommandations ont été formulées par les participants à l’endroit des différents acteurs.
À l’endroit du CEDEJ-GL, les participants ont recommandé de :
✅ Documenter la situation des jeunes confrontés à des problèmes de santé mentale liés aux conflits ;
✅ Participer aux rencontres de jeunes organisées par les comités locaux jeunes dans différents quartiers afin de renforcer la sensibilisation sur la santé mentale ;
✅ Organiser une nouvelle conférence consacrée à la résilience des jeunes, avec un accent particulier sur l’aspect économique.
À l’endroit du Conseil urbain de la jeunesse, les participants ont recommandé de :
✅ Organiser des ateliers, tribunes et espaces de dialogue entre les jeunes et les autorités afin de renforcer leur participation citoyenne et de prévenir la manipulation des jeunes à des fins politiques ;
✅ Identifier les besoins réels de la jeunesse et promouvoir des politiques et programmes concrets répondant à leurs préoccupations ;
✅ Multiplier les activités récréatives et de cohésion permettant aux jeunes de se retrouver, d’échanger et de renforcer leurs liens communautaires.
À l’endroit des jeunes, les participants ont recommandé de :
✅ Mettre en pratique les connaissances et compétences acquises au cours des formations et sensibilisations ;
✅ Partager ces connaissances avec leurs pairs afin d’élargir l’impact des initiatives ;
✅ Participer activement et régulièrement aux programmes de formation et aux différentes activités destinées à la jeunesse dans leurs communautés.
À la clôture de la conférence, les comités locaux de la jeunesse ont pris l’engagement d’organiser, à leur tour, des séances de sensibilisation dans leurs quartiers sur le renforcement de la résilience à travers la promotion de la santé physique et mentale comme levier d’un avenir durable.
De son côté, le Conseil urbain de la jeunesse, à travers son président, s’est engagé à créer un espace de sensibilisation au sein de son émission « Écho de la CUJ », afin de favoriser des discussions régulières sur les différents défis auxquels les jeunes sont confrontés et de contribuer à la recherche de solutions adaptées.
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