19/04/2026
De 2022 à 2024, l’ancien ministre provincial des Mines et des Transports, Mak Matondo, a marqué son passage par des réformes et des projets structurants. Son départ continue de susciter des interrogations au sein de la population, qui constate aujourd’hui un ralentissement des initiatives engagées.
Le passage de Mak Matondo à la tête des ministères provinciaux des Mines et des Transports du Kongo Central demeure, pour de nombreux observateurs, l’un des plus marquants de ces dernières années. En l’espace de deux ans, l’ancien ministre s’est distingué par une approche axée sur la responsabilisation des entreprises et la recherche de solutions durables aux défis infrastructurels de la province.
Dans le secteur minier, Mak Matondo est largement reconnu comme l’artisan de la mise en œuvre effective des cahiers des charges imposés aux entreprises exploitant les matériaux de construction à usage courant, notamment les cimenteries, les carrières privées et publiques. Cette politique visait à contraindre ces entreprises à contribuer directement au développement local suivant l'article 285 septies du nouveau Code minier.
Ainsi, plusieurs projets d’intérêt communautaire à l'instar de la construction de routes, de marchés, d’écoles, d’hôpitaux et électrification des villages devaient être financés par ces sociétés, de Kasangulu à Muanda. Toutefois, selon plusieurs sources locales, cette dynamique s’est essoufflée depuis le départ de ce dernier, laissant ainsi de nombreux chantiers à l’arrêt ou en suspens.
Au-delà des réalisations concrètes, Mak Matondo portait une vision claire : démontrer à la face du monde que le développement du Kongo Central pouvait s’appuyer sur les ressources locales et les investissements privés, même en l’absence de financements conséquents de l’État tout en se basant aux textes légaux. Une approche innovante qui, pour ses partisans, méritait d’être consolidée.
Dans le domaine des transports, son action s’est illustrée par le projet du parking de Kitadila, conçu pour désengorger la ville portuaire de Matadi. Ce dispositif prévoyait de réguler l’entrée des véhicules poids lourds en provenance de Kinshasa, en les obligeant à stationner en périphérie jusqu’à des heures précises (23h).
Mais au-delà de sa fonction logistique, ce parking devait également devenir un pôle économique à part entière, intégrant divers services et générant des opportunités d’emploi pour la jeunesse locale. Là encore, la mise en œuvre complète du projet reste aujourd’hui incertaine.
Dans sa quête de solutions durables, Mak Matondo avait également entrepris, en 2023, une mission en Tunisie afin d’attirer des investisseurs dans le secteur des transports. L’un des objectifs majeurs consistait à moderniser le système d’approvisionnement en carburant, en mettant fin au transport artisanal par bidons, souvent à l’origine d’accidents et de pertes économiques importantes.
Le départ de Mak Matondo de ses fonctions a laissé un vide perceptible dans la gestion de ces secteurs stratégiques. Sur le terrain, nombreux sont ceux qui estiment que les réformes engagées par ce digne fils du Kongo central n’ont pas été poursuivies avec la même intensité.
Aujourd’hui encore, une partie de la population du Kongo Central exprime le souhait de voir l’ancien ministre revenir aux affaires, dans l’espoir de relancer et d’achever les projets initiés au bénéfice de la province.
Signalons que Mak Matondo a été plusieurs fois meilleur Ministre du gouvernement Bandu, où l'actuel gouverneur était encore à ce temps vice gouverneur.
Cell/ Comm de Mak