20/08/2026
IL A COURU SA COURSE : HOMMAGE AU DOCTEUR MICHEL ZABANGO
Lundi 17 août 2026. Kinshasa, sous un ciel lourd de recueillement, a accompagné à sa dernière demeure un homme de Dieu : le Docteur Michel Zabango.
La veille, dimanche 16 août, une veillée mortuaire a réuni les saints venus de Kinshasa, mais aussi de l'Équateur, tous unis par le même désir : rendre un dernier hommage à un serviteur qui a préféré l'autel au laboratoire, la chaire à la blouse blanche.
UNE VOCATION PLUS FORTE QUE LA CARRIÈRE
Le Docteur Zabango avait pourtant tout pour réussir dans le monde médical. Ses études de sciences médicales achevées, le chemin d'une carrière confortable s'ouvrait devant lui. Mais ce n'est pas le manque d'opportunités qui l'a détourné de la médecine c'est l'amour. Un amour plus grand pour son Dieu et pour l'Évangile, qui a fait de lui non pas un médecin des corps, mais un médecin des âmes.
Il fut, selon le témoignage unanime de ceux qui l'ont côtoyé, un homme amoureux du partage de la Parole. Il portait une affection particulière pour la jeunesse sa dernière session de jeunes remonte à peine à un an. Missionnaire dans l'âme, il a parcouru de nombreux kilomètres à l'intérieur du pays pour y répandre le parfum de l'Évangile, sans compter ni son temps ni sa fatigue.
UNE FAMILLE ENDEUILLÉE
Le Docteur Zabango laisse derrière lui deux magnifiques enfants, âgés de 20 mois et de 7 mois. Deux tout-petits qui n'auront pas eu le temps de connaître le véritable amour de leur père, ni de porter en mémoire le son de sa voix ou la chaleur de ses bras.
À cette heure où la blessure est encore fraîche, tous les regards se tournent, légitimement, vers cette petite famille. Mais l'histoire nous enseigne une vérité dure : les réalités humaines finissent toujours par rattraper l'être humain que nous sommes. Le temps de la compassion collective est souvent court, et l'attention se détourne comme il en fut, hélas, pour la v***e Kiala et tant d'autres avant elle.
C'est pourquoi LSDP MEDIA tient à formuler ici une pensée grave et pieuse pour la v***e et les orphelins du Docteur Zabango, et à interpeller le Corps de Christ : que cette famille ne devienne pas, elle aussi, un souvenir que l'on abandonne une fois l'émotion retombée. L'accompagnement d'une v***e et de ses orphelins n'est pas un élan du moment, c'est un devoir qui s'inscrit dans la durée.
UN MOT AUX PRÉDICATEURS
Le départ du Docteur Zabango, dans les circonstances qui l'entourent, appelle à quelques mots de sagesse pour ceux qui portent, comme lui, le ministère de la Parole.
Depuis plusieurs années, nous vivons entourés de faux frères capables de tout : haine, empoisonnement, faux témoignages, coups bas. L'Écriture nous enseigne à aimer nos ennemis, mais elle nous enseigne tout autant la prudence être avisés comme les serpents. Là où l'on constate qu'on ne peut être aimé en retour, la sagesse commande d'éviter d'y poser le pied.
Un second enseignement mérite d'être rappelé : la foi n'exclut pas les soins. C'est Dieu lui-même qui a donné l'intelligence aux médecins. Faire un bilan de santé n'est pas un péché, et prendre un médicament ne retire en rien la présence divine qui habite un croyant. Mais en toute chose, c'est Dieu qui garde et qui protège. On peut tenter de vous empoisonner dix fois : si votre heure n'est pas venue, vous ne mourrez pas. Regardez le manguier sur son arbre — le vent peut le frapper, l'agiter, le secouer, mais tant que ce n'est pas son temps, il ne quittera pas la branche.
REPOS EN PAIX
Docteur Michel Zabango a choisi l'Évangile là où d'autres auraient choisi le confort. Il a semé dans l'intérieur du pays là où d'autres seraient restés en ville. Il a aimé la jeunesse là où d'autres l'auraient négligée.
Que sa mémoire demeure une semence, et que sa v***e ainsi que ses deux orphelins trouvent, au-delà de l'émotion de ces jours, un soutien qui ne s'éteindra pas avec le temps.