06/08/2025
Symbole d’un lien vital entre plusieurs quartiers de la capitale congolaise, le pont Kalamu, qui enjambe la rivière du même nom, se trouve aujourd’hui dans un état alarmant. Entre insalubrité chronique, dégradation avancée de sa structure et absence totale d’entretien, ce pont semble littéralement « mis aux enchères », laissé à la merci du temps et de l’oubli des autorités.
Construit il y a plusieurs décennies, le pont constitue un axe stratégique pour les habitants de la commune de Kalamu, ainsi que pour ceux des zones voisines comme Kasa-Vubu, Limete, et une partie de Bandalungwa. Pourtant, la réalité du terrain est tout autre : flaques d’eaux stagnantes, amas d’immondices sur les trottoirs, trous béants dans la chaussée, garde-corps arrachés… La traversée devient chaque jour plus périlleuse.
Lors d’une descente effectuée sur terrain ce mercredi 6 août 2025 par l’un de nos reporters, les scènes observées sur place étaient édifiantes. Entre les détritus entassés, les eaux usées qui débordent et les marchands à la sauvette installés le long de la chaussée, le pont Kalamu présente le visage d’une infrastructure à l’agonie.
Les habitants rencontrés sur place n’ont pas caché leur exaspération.
« Chaque saison des pluies, c’est la même chose : inondations, embouteillages et accidents. Le pont est en train de mourir sous nos yeux », déplore un chauffeur de taxi-moto.
À cela s’ajoute l’occupation anarchique des abords du pont par de nombreux vendeurs informels, qui installent leurs étals à même le trottoir, contribuant à la dégradation de l’environnement et compliquant encore la circulation. Les piétons, contraints de marcher sur la chaussée, s’exposent quotidiennement aux risques d’accident.
Malgré les multiples alertes lancées les médias , aucune intervention d’envergure n’a été engagée jusqu’à ce jour. Le pont Kalamu est devenu un symbole criant du délabrement urbain et du manque de volonté politique dans la gestion des infrastructures publiques.
Il est plus qu’urgent que les autorités provinciales et nationales prennent des mesures concrètes pour réhabiliter ce pont, sous peine de voir un jour s’effondrer non seulement un ouvrage, mais aussi la confiance des populations.
Diallo mwamba