25/06/2026
À Kinshasa : Une seule voix pour les survivantes et les enfants nés de viol
Le 23 juin 2026, à l’occasion de la Journée internationale pour l’élimination de la violence sexuelle liée aux conflits, Kinshasa a accueilli une importante conférence hybride réunissant autorités nationales, partenaires internationaux, organisations de la société civile et survivantes autour d’un objectif commun : renforcer la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits et promouvoir la dignité des victimes.
Ce Forum consultatif conjoint, organisé sous le haut patronage de S.E Madame Denise Nyakeru Tshisekedi, Première Dame de la RDC, a marqué deux moments majeurs : le lancement officiel de la présidence de la République démocratique du Congo de l’Alliance internationale sur la prévention des violences sexuelles liées aux conflits (PSVI) pour l’année 2026, ainsi que la clôture de la campagne nationale de sensibilisation sur l’esclavage sexuel et les enfants nés de viol, lancée par le BCNUDH et le ministère du genre, famille et enfant en mars 2026.
Placée sous le thème « VSLC contre les enfants : protéger l’avenir et autonomiser les aidants », la rencontre a permis de rappeler que derrière chaque statistique se trouvent des vies, des parcours marqués par la souffrance, mais aussi par la résilience et l’espoir.
Parmi les personnalités présentes figuraient S.E Samuel Mbemba Kabuya, Ministre des Droits humains, S.E Micheline Ombae Kalama, Ministre du Genre, Famille et Enfant, Madame Chantal Yelu Mulop, Coordonnatrice du Service spécialisé du Chef de l’État en charge de la Jeunesse, Lutte contre les violences faites aux femmes et Traite des personnes, ainsi que Madame Vivian van de Perre, Représentante spéciale adjointe du Secrétaire général des Nations Unies en RDC. La Première Ministre, Son Excellence Judith Suminwa Tuluka, s’est fait représenter à cette rencontre, qui a également réuni des représentants des Nations Unies, du FONAREV, des institutions nationales, du corps diplomatique, de la diaspora congolaise, des organisations de survivantes et de nombreux partenaires techniques et humanitaires, en présentiel et en ligne.
Tout au long des échanges, l’accent a été mis sur la nécessité de mieux protéger les survivant.e.s et les enfants nés de viol, souvent confrontés à la stigmatisation, à l’exclusion sociale et à des obstacles dans l’accès à leurs droits fondamentaux. ’Ukraine et le -Uni, deux États membres de l’Alliance, ont au cours des échanges réitéré leur soutien aux efforts des Gouvernements dans la prévention et la lutte contre les violences sexuelles liées aux conflits, ainsi qu’aux initiatives visant à renforcer la protection, l’accompagnement et la réinsertion des survivantes et des enfants nés de viol. L'un des moments les plus marquants de cette journée a été la prise de parole des survivantes. Leurs témoignages ont rappelé avec force l'urgence de placer les victimes au centre des réponses et des politiques publiques.
Leurs voix ont porté un message d'espoir, de courage et de résilience, invitant l'ensemble des acteurs à transformer les engagements en actions concrètes.
Au terme du Forum une feuille de route a été officiellement présentée par le Gouvernement Congolais, définissant les principales priorités et actions à mener au cours de ce mandat.
Une voix s'est élevée tout au long de ce forum : celle des survivantes, des communautés et des partenaires unis pour que plus aucun enfant, plus aucune femme et plus aucune victime ne soit laissée de côté.