13/05/2026
En République démocratique du Congo, la loi autorise les mères détenues à garder leurs enfants de moins de 5 ans avec elles en prison.
À la prison centrale de Beni, ils sont aujourd’hui une vingtaine, dont plusieurs nouveaux-nés âgés de seulement quelques semaines.
Ces enfants n’ont commis aucun crime.
Pourtant, ils grandissent derrière les barreaux.
Et cela est loin d’être anodin.
Les recherches mondiales sur l'éducation et la protection de la petite enfance montrent que près de 85 % du développement du cerveau se fait avant l’âge de 6 ans.
La nutrition, les soins de santé, la stimulation cognitive et l’accès précoce à l’éducation jouent donc un rôle déterminant dans le développement futur d’un enfant.
Tout se joue durant ces premières années décisives.
C’est précisément de ce constat qu’est né notre programme Nyota.
Nyota est le premier modèle de prise en charge holistique des mères et des enfants vivant en prison en RDC, et l’un des rares programmes de ce type sur le continent africain.
Notre approche repose sur une intervention intégrée agissant simultanément sur plusieurs dimensions essentielles du développement de l’enfant :
🍲 nutrition quotidienne,
🩺 suivi médical et vaccination,
📚 accès à l’éducation préscolaire et scolaire.
Ce modèle est innovant car il ne traite pas uniquement les conséquences immédiates de la détention, mais cherche également à limiter les impacts à long terme de l’incarcération sur le développement cognitif, émotionnel et social des enfants, afin de prévenir des cycles futurs de pauvreté, d’exclusion et d’injustice.
À travers Nyota, nous défendons une conviction simple : chaque enfant mérite un avenir peu importe où il naît.