16/05/2026
Goma : le gouverneur et le vice-gouverneur du M23 accusés de piloter des réseaux de rançonnement foncier:
Les réseaux de rançonnement opérant à Goma seraient directement liés à des responsables de l’administration mise en place par l’AFC/M23 dans le Nord-Kivu, selon plusieurs témoignages et accusations relayés par des habitants de la ville.
Des sources locales affirment que des groupes organisés imposent des paiements forcés aux populations pour conserver ou accéder à leurs propres parcelles, dans un contexte marqué par l’affaiblissement de l’autorité de l’État et l’expansion du contrôle rebelle dans plusieurs quartiers de Goma.
Parmi les personnes citées par des habitants figurent le gouverneur du Nord-Kivu nommé par l’AFC/M23, Bahati Musanga Joseph, ainsi que son vice chargé des questions politiques, administratives et juridiques, W***y Manzi Ngarambe. Tous deux sont accusés par certaines sources locales d’être derrière des réseaux exerçant des pressions foncières et des pratiques assimilées à du rançonnement contre des civils.
Selon plusieurs témoignages concordants, des groupes se présentant comme des réfugiés de 1994 revendiqueraient des droits fonciers sur certaines zones de Goma et exigeraient jusqu’à 2 500 dollars américains par parcelle. Les habitants refusant de payer seraient menacés d’expulsion ou soumis à diverses formes d’intimidation.
Dans une ville déjà fragilisée par des années de conflit et une forte pression démographique, ces pratiques aggravent les tensions sociales et foncières. De nombreux habitants dénoncent une extorsion organisée profitant du vide sécuritaire et de l’absence de mécanismes fiables de protection des droits fonciers.
Face à la multiplication de ces accusations, les appels se renforcent en faveur d’une intervention urgente des autorités nationales et de la communauté internationale afin de protéger les civils, rétablir l’État de droit et prévenir une aggravation de l’instabilité dans l’est de la République démocratique du Congo.