08/05/2026
FAYULU TACLE, L'OPPOSITION À L'OFFENSIVE...
Après la conférence de presse du 6 mai 2026 de Félix Tshisekedi, l'opposition politique s'est irritée. Les promesses floues du président de la République et ses paroles chargées de sens, en l'occurrence : les promesses de l'exercice d'un troisième, le refus systématique d'organisation des élections en 2028 et sa volonté délibérée de changer de la constitution, ont provoqué l'hydre de la colère de l'opposition.
Après la sortie médiatique de Delly Sesanga sur Top Congo FM, l'opposant historique Martin Fayulu Madidi vient de s'ajouter dans la liste de ceux qui s'opposent catégoriquement aux manœuvres politiciennes du président Félix Tshisekedi, après sa conférence de presse du 8 mai 2026 à Faden House. Avec hargne, le président de l'Ecidé vient de déceler une vérité importante qui se cache derrière les manœuvres de FATSHI, "Un coup d'Etat institutionnel", a t-il dit. Cette brève allocution accompagnée des questions a sans doute révéler un fait indubitable "l'opposition est à l'offensive".
L'OFFENSIVE CLAIRE
Les opposants, Delly Sesanga, Jean-Marc Kabund et Martin Fayulu ont tous un point en commun : la lucidité politique. Ils ont entendu et vus en Felix Tshisekedi et dans ses propos, des éléments cruciaux et propices au présidentialisme, entre autres : les manœuvres politiciennes, le déni de l'ordre républicain et constitutionnel (en sollicitant implicitement un troisième mandat et le changement de la constitution) et une fuite en avant, par le fait qu'il ne soit pas assez ouvert au dialogue.
Ces trois faits ont ouvert la voie à cette foudre de guerre contre le garant de la nation, qui à bien d'égards semble avoir franchi le rubicon. Le fils d'Étienne Tshisekedi, partisan de la paix et de la démocratie, s'est transformé en monstre froid, au Léviathan, qu'il faut impérativement obstrué, pour Fayulu "il faut lui barrer la route et qu'il le veuille ou non, il y aura des élections". L'ultimatum a été lancé, mieux les hostilités sont ouvertes.
EXIT DIALOGUE ET ELECTIONS, LES INFRANCHISSABLES
Pour l'opposition, Félix Tshisekedi a franchi la ligne de démarcation en repoussant toute initiative de dialogue et en réfutant l'organisation des élections en 2008 au cas où le Nord et le Sud-Kivu n'étaient pas libérés. Un coup d'Etat institutionnel ? Oui, dirait ad libitum Martin Fayulu.
En ces infranchissables, l'opposition a vu l'espoir d'un renouveau. Par exemple avec le dialogue national inclusif, il y aurait une possibilité de refondation de l'Etat, de la stabilité institutionnelle et de la cessation des hostilités. Toutes les forces politiques pourraient se mettre sur une table, sans filtre, pour mettre fin aux turbulences.
Cependant des questions persistent : Dialogue, élections en 2028, changement de la constitution, référendum, garantiront-ils la fin des hostilités à l'Est de la RDC ? Le départ des troupes rwandaises ? La fin de la misère et de la grogne populaire ? Le sursis et l'agonie de l'Etat ?
Les dés sont jetés !