28/03/2026
Les agents des services de l’archidiocèse de Bukavu appelés à une transformation profonde pour le Carême 2026.
Ce vendredi 27 mars 2026, les agents du Diocèse de Bukavu se sont réunis pour une journée de récollection spirituelle. Autour du thème « Vivre le message du Pape pour le carême 2026 », l’Abbé Patrice Mukata, Coordonnateur des Écoles Conventionnelles Catholiques, a livré un enseignement puissant sur le renouvellement du service pastoral.
En tant que délégués de l’Archevêque dans leurs milieux de travail respectifs, les agents ont été invités à redynamiser leur mission à travers quatre piliers essentiels : l’écoute, le jeûne, la conversion et la réconciliation.
1. L’Écoute : Au-delà de l'entendement
L'orateur a souligné que la première attitude du Carême est l'écoute active, qui diffère du simple fait d'entendre. S'appuyant sur le récit des disciples d'Emmaüs (Luc 24), il a rappelé que l’écoute exige un effort personnel et de l’humilité. « On ne peut prétendre aimer Dieu si l’on refuse d’écouter les autres », a martelé l'Abbé Mukata, précisant que cette attention à l'autre est le ciment du "vivre ensemble" au sein des services diocésains.
2. Un Jeûne relationnel et éthique
Loin de se limiter à la privation de nourriture, le jeûne prôné cette année touche au comportement social (Isaïe 58). L'Abbé Patrice a appelé les agents à jeûner :
Des paroles blessantes qui alimentent les conflits.
De l’égoïsme et de l’immixtion dans les attributions d’autrui.
De la corruption et de l’indifférence.
3. La Conversion : Devenir ce que Dieu veut
Se convertir, c’est opérer un changement radical à l’image de Saint Paul. L'orateur a exhorté l'assemblée à ne pas se contenter de confessions répétitives sans effort réel. La conversion est un mouvement continu pour quitter nos mauvaises habitudes et tendre vers la volonté de Dieu, même si le chemin est parsemé de chutes.
4. La Réconciliation pour restaurer le service
En conclusion, l'appel a été lancé pour une réconciliation sincère entre agents pastoraux. En s'inspirant de figures bibliques comme le fils prodigue ou Zachée, chacun est invité à briser les barrières de la haine qui détruisent l'individu et l'institution.