30/01/2026
I-KABOD
1 Samuel 4:19-21 (LSG)
19. Sa belle-fille, femme de Phinées, était enceinte et sur le point d’accoucher. Lorsqu’elle entendit la nouvelle de la prise de l’arche de Dieu, de la mort de son beau-père et de celle de son mari, elle se courba et accoucha, car les douleurs la surprirent.
20. Comme elle allait mourir, les femmes qui étaient auprès d’elle lui dirent : Ne crains point, car tu as enfanté un fils ! Mais elle ne répondit pas et n’y fit pas attention.
21. Elle appela l’enfant I-Kabod, en disant : La gloire est bannie d’Israël ! C’était à cause de la prise de l’arche de Dieu, et à cause de son beau-père et de son mari.
Le sacrificateur Éli, qui était très avancé en âge, avait deux fils : Hophni et Phinées. Ces jeunes gens remplissaient également la fonction de sacrificateur dans la maison de Dieu. Mais parce qu’ils ne craignaient pas l’Éternel, ils s’étaient détournés de leur véritable rôle pour se corrompre. Ils menaient une vie de volupté, opprimaient le peuple et méprisaient les offrandes faites à l’Éternel.
Tout ceci se faisait sous le regard impuissant de leur père, qui, malgré les multiples interpellations du Seigneur, ne prit aucune mesure forte pour ramener ses enfants sur le droit chemin. S’étant révélé au jeune Samuel, l’Éternel déclara : « Je lui ai déclaré que je veux punir sa maison à perpétuité, à cause du crime dont il a connaissance, et par lequel ses fils se sont rendus méprisables, sans qu’il les ait réprimés. » (1 Samuel 3:13) Informé de la sentence de l’Éternel, Éli répondit avec désinvolture : « C’est l’Éternel, qu’Il fasse ce qui Lui semblera bon ! » (1 Samuel 3:18)
Bien que le sacrificateur Éli avertît Hophni et Phinées au sujet de leur conduite indigne, il ne frappa jamais du poing sur la table. Il se montra très laxiste envers ses deux fils. De nombreux parents aujourd’hui se comportent de la même manière à l’égard de leurs enfants, et l’on s’étonne ensuite de la vitesse avec laquelle la société se dégrade.
Pourtant, les sociologues s’accordent à reconnaître que la cellule familiale est le premier maillon de socialisation de tout individu. Cela signifie que si les parents ne jouent pas pleinement leur rôle, nous ne pouvons pas nous attendre à avoir une société meilleure. En tant que parents, nous portons une responsabilité première face aux mauvaises inclinations de nos enfants. Le proverbiste affirme : « Instruis l’enfant selon la voie qu’il doit suivre ; et quand il sera vieux, il ne s’en détournera pas. » (Proverbes 22:6) Par ce principe, Dieu interpelle les parents à bien former leurs enfants et à mieux les préparer à Son service.
Très souvent, nous pensons à tort que parce que Dieu ne nous punit pas immédiatement lorsque nous péchons, Il nous laissera impunis indéfiniment. Or, dans Sa grande compassion, Il veut simplement nous accorder du temps afin que nous nous repentions de nos fautes (2 Pierre 3:9).
Hophni et Phinées furent frappés par Dieu à cause de leur péché. Ils refusèrent d’avoir des cœurs repentants et de revenir à de bons sentiments. Ils choisirent la voie de la perversité, et la mort les surprit dans leur égarement. Il en sera de même au dernier jour pour tous ceux qui refusent de suivre Jésus-Christ, de s’abandonner à Lui et d’en payer le prix. Oui, le Seigneur notre Dieu punira, dans un feu qui ne s’éteint point, tous ceux qui mourront dans leur péché.
C’est pourquoi nous devons nous tourner vers le Seigneur pendant qu’il est encore temps. Ses bras d’amour sont prêts à nous accueillir, quelle que soit la gravité de nos actes.
Lorsque Éli fut informé que l’arche de l’alliance avait été emportée par les Philistins lors de la bataille d’Aphek, et que Hophni et Phinées avaient été tués, il tomba de son siège et mourut. Il convient toutefois de préciser qu’il était plus préoccupé par la prise de l’arche de l’alliance que par la mort de ses enfants. Il devait probablement se sentir coupable, conscient de n’avoir rien fait pour les corriger et empêcher un tel déshonneur pour tout le peuple.
Sa belle-fille, à son tour, apprenant que l’arche n’était plus au milieu du peuple et que trois membres de sa famille venaient de mourir, rendit également l’âme. Étant sur le point d’accoucher, elle appela l’enfant I-Kabod, ce qui signifie : « la gloire est bannie ». Plutôt que de se réjouir de la naissance de son enfant ou de pleurer la mort de son mari, elle fut profondément attristée par le malheur d’Israël. Cela montre à quel point l’arche de l’alliance avait une grande valeur à ses yeux, car elle symbolisait la présence de Dieu au milieu d’Israël.
Bien-aimés, ne soyons pas de ceux qui, après avoir commencé avec le Seigneur, veulent finir dans la chair (Galates 3:3). Bon nombre de chrétiens dans nos milieux évangéliques sont devenus des « I-Kabod » : des personnes en qui Dieu ne prend plus plaisir, dont la présence de Dieu est presque absente, mais qui conservent une belle apparence extérieure. L’apôtre Paul exhorte : « Examinez-vous vous-mêmes, pour savoi