À la défense du français

À la défense du français La Charte de la langue française, adoptée en 1977, proclame le français langue officielle au Québec.

Dans son préambule, on lit : « L’Assemblée nationale […] est donc résolue à faire du français la langue de l’État et de la Loi aussi bien que la langue normale et habituelle du travail, de l’enseignement, des communications, du commerce et des affaires ». Communément appelée « loi 101 », cette Charte imposait, dans sa version originale, l’usage exclusif du français dans l’affichage public et la pu

blicité commerciale, étendait les programmes de francisation à toutes les entreprises employant 50 personnes et plus et restreignait l’accès à l’école anglaise. Bien que plusieurs dispositions de cette Charte aient été invalidées par les tribunaux depuis son adoption, elle a néanmoins permis au français de faire des progrès considérables au Québec. On observe un attrait croissant pour le français et la connaissance de cette langue est en hausse puisque 94 % des Québécois, toutes langues confondues, déclarent parler le français, dont 70 % des anglophones et 75 % des allophones. Malgré ces progrès, les objectifs visés par la Charte de la langue française sont loin d’avoir été atteints. Le faible taux de natalité des francophones, la concentration des immigrants dans la région métropolitaine de Montréal et la très grande attraction de l’anglais exercent des pressions considérables sur la langue française et entretiennent un vif sentiment d’insécurité chez les Québécois francophones. À cause de l’étalement urbain, un phénomène qui touche essentiellement les francophones, le poids des Québécois de langue maternelle française sur l’Île de Montréal est passé récemment sous la barre de 50 %, mais se situe à 67 % si on englobe la grande région métropolitaine. L’enjeu est de taille puisque cette région concentre près de la moitié de la population du Québec.

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06/25/2026

Un homme francophone est décédé seul dans un hôpital du Nouveau-Brunswick en raison d’une barrière linguistique. Sa famille, francophone elle aussi, en a été informée… en anglais. Un manque de respect « cruel » et le symptôme d’un problème systémique, selon la commissaire aux langues officielles de la province.

Une société d’État fédérale, la Commission de la capitale nationale (CCN), favorise des entreprises anglophones dans la ...
05/12/2026

Une société d’État fédérale, la Commission de la capitale nationale (CCN), favorise des entreprises anglophones dans la réalisation de certains projets afin d’éviter de devoir traduire des documents en français, a appris Le Devoir.

Créée par le Parlement en 1959, la CCN est l’intendante des propriétés fédérales à Ottawa-Gatineau. Selon le Service des communications de la société d’État, elle octroie chaque année près de 2000 contrats d’une valeur totale de 120 millions de dollars dans la région de la capitale fédérale.

Des courriels internes notamment dévoilés en vertu de la Loi sur l’accès à l’information — et auxquels Le Devoir a eu accès — montrent que, pour éviter les « frais » et « délais » liés à la traduction de documents en français, la CCN a parfois privilégié des processus d’attribution favorisant des entreprises anglophones.

Adresse

Westmount, QC

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