Les Amis du Domaine Saint-Paul

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LETTRE OUVERTE À CÉLINE-AUDREY BEAUREGARD, MAIRESSE DE VERDUNVous avez été élue mairesse de l’arrondissement de Verdun. ...
03/10/2026

LETTRE OUVERTE À CÉLINE-AUDREY BEAUREGARD, MAIRESSE DE VERDUN

Vous avez été élue mairesse de l’arrondissement de Verdun. Nous vous en félicitons, même si, pour être honnêtes, nous n’avons pas voté pour vous. Vous avez eu l’audace de prendre la relève de Marie-Andrée Mauger et le talent de l’emporter malgré les vents contraires.

Cela dit, avec une minuscule majorité de 48 voix, vous ne pouvez évidemment pas pavoiser. D’autant que 70 % des citoyens de L’Île-des-Sœurs ont voté contre vous et contre votre parti, Projet Montréal. Les chiffres sont révélateurs. Nous espérions que vous sauriez les lire.

Toutefois, nous en doutons fortement en vous voyant foncer tête baissée dans le dossier de la piste à rouleaux (pumptrack), un projet digne de l’Absurdistan et indigne de Verdun. À L’Île-des-Sœurs, une majorité écrasante vient pourtant de rejeter nettement cette piste. Du moins sur le site choisi et imposé par Projet Montréal.

De fait, on n’aurait pu dénicher un plus mauvais endroit pour aménager une piste à rouleaux. Le terrain, il est vrai, appartient à l’arrondissement. Mais pour le reste, il coche toutes les mauvaises cases.

La piste à rouleaux serait trop loin du centre de l’Île et de ses commerces, trop loin des écoles, trop loin des transports en commun. À l’inverse, elle serait trop proche du Boisé Saint-Paul, un lieu protégé par un décret provincial ainsi que par une servitude perpétuelle de conservation. Trop proche aussi d’habitations, dont elle troublerait la quiétude. Trop lumineuse pour ne pas perturber la vie nocturne foisonnante de la faune du Boisé Saint-Paul. Comble de malheur, sa piste d’asphalte surgirait au beau milieu d’un corridor écologique jugé essentiel par les biologistes.

Et il y a pire encore. Le budget de ce projet, qui devait être « beau, bon et pas cher » selon son initiateur, l’ex‑maire Jean‑François Parenteau, atteindra plus de 2,1 millions de dollars, alors que le budget initial était de 800 000 $ en février 2024, puis de 1,68 million en septembre 2025.

Les travaux préparatoires budgétés au montant de 500 000 $ sont maintenant de 811 000 $ à la suite de l’appel d’offres, soit une hausse de 62 % sans inclure les contingences. L’ex-mairesse Mauger de Projet Montréal n’avait-elle pas publiquement déclaré que le projet serait abandonné si la plus basse soumission pour les travaux préparatoires dépassait le budget ?

Certes, Verdun recevra une subvention de 800 000 $ de Montréal. Mais il reste que le total d’au moins 2,1 millions de dollars sera financé par nos taxes municipales (grande ville et arrondissement). Cette somme est loin d’être négligeable quand on sait que l’administration de Montréal a annoncé des mesures de réduction et de saine gestion de ses finances, et que l’arrondissement, après avoir dilapidé ses surplus, a terminé sa dernière année financière avec un déficit de 1,2 million de dollars, qu’il devra rembourser à la ville‑centre sur quatre ans. Mme Beauregard, ne disiez‑vous pas vous‑même sur Facebook que « la marge de manœuvre financière de l’arrondissement est désormais épuisée » ?

Vous répliquerez sans doute que 270 000 $ ont déjà été dépensés dans ce projet. C’est exact, et c’est malheureux. Mais précisons tout de suite que c’est par l’unique faute de votre parti, Projet Montréal, qui, depuis deux ans, refuse d’entendre les milliers d’opposants au projet de piste à rouleaux. Cela dit, ne vaut-il pas mieux stopper le gaspillage avant qu’il ne dépasse les deux millions ?

L’Île-des-Sœurs, il est bon de le rappeler, se trouve à seulement quelques kilomètres de deux autres pistes à rouleaux, l’une aménagée à LaSalle et l’autre au parc Argenson. À titre comparatif, des villes de taille bien supérieure comme Laval, 461 500 habitants répartis sur 267 km², et Longueuil, 268 530 habitants répartis sur 123 km², n’en possèdent chacune qu’une seule.

Un autre élément, madame la mairesse, devrait également tempérer vos ardeurs. Il serait particulièrement risqué d’entreprendre la construction de la piste avant que la procédure légale intentée par une citoyenne ne soit entendue. Si la demanderesse obtient gain de cause, la piste à rouleaux devra être démolie et le site remis dans son état initial. Nous vous laissons imaginer l’ampleur du gâchis.

De toute évidence, vous n’avez aucune légitimité pour aller de l’avant avec une piste à rouleaux sur L’Île-des-Sœurs. Tous les voyants sont au rouge. Vous qui aimez consulter, entendez la population : elle a crié « NON » lors des élections municipales du 2 novembre 2025.

Faites plutôt preuve de lucidité, de courage et de grandeur. Annoncez que la friche arbustive, où devait être coulée une piste en asphalte et que fréquentent de nombreuses espèces menacées ou vulnérables, sera plutôt intégrée à part entière au Boisé Saint-Paul. On ne peut savoir si les oiseaux chanteront vos louanges. Mais soyez assurée que les insulaires, eux, vous en seront reconnaissants.

Paul Roux, Alain Bossé, Élyse Morin (au nom des 3400 signataires contre la piste à rouleaux), Sylvie Dufresne, Danielle Voisard, Véronique Kriegel, Stephan Dietrich, et Les Amis du Domaine Saint-Paul

OPEN LETTER TO CÉLINE-AUDREY BEAUREGRD, MAYOR OF VERDUN

You have been elected Mayor of the borough of Verdun. We congratulate you, even though, to be honest, we did not vote for you. You had the audacity to succeed Marie-Andrée Mauger and the skill to prevail despite strong headwinds.

That said, with a razor-thin majority of 48 votes, you obviously cannot boast. Especially since 70% of the citizens of L’Île-des-Sœurs voted against you and against your party, Projet Montréal. The numbers speak for themselves. We had hoped you would know how to read them.

However, we strongly doubt it as we see you charging ahead headlong with the pumptrack project, an undertaking worthy of Absurdistan and unworthy of Verdun. On L’Île-des-Sœurs, an overwhelming majority has clearly rejected this track, at least at the site chosen and imposed by Projet Montréal.

In fact, it would be hard to find a worse location for a pumptrack. The land admittedly belongs to the borough. But beyond that, it checks every wrong box.

The pumptrack would be too far from the center of the Island and its shops, too far from schools, too far from public transportation. Conversely, it would be too close to the Boisé Saint-Paul, an area protected by a provincial decree as well as a perpetual conservation easement. It would also be too close to homes, disturbing residents’ peace and quiet. Too brightly lit not to disrupt the abundant nocturnal wildlife of the Boisé Saint-Paul. To make matters worse, its asphalt track would appear right in the middle of an ecological corridor deemed essential by biologists.

And there is worse still. The budget for this project, which was supposed to be “beautiful, good, and inexpensive” according to its initiator, former mayor Jean-François Parenteau, will exceed $2.1 million, whereas the initial budget was $800,000 in February 2024, then $1.68 million in September 2025.

The preparatory work budgeted at $500,000 now stands at $811,000 following the call for tenders, a 62% increase, not including contingencies. Did former Mayor Mauger of Projet Montréal not publicly declare that the project would be abandoned if the lowest bid for preparatory work exceeded the budget?

Admittedly, Verdun will receive an $800,000 subsidy from Montreal. But the total of at least $2.1 million will still be financed by our municipal taxes (both city-wide and borough). This amount is far from negligible, especially considering that the Montreal administration has announced cost-cutting measures and sound financial management, and that the borough, after squandering its surpluses, ended its last fiscal year with a $1.2 million deficit, which it must repay to the central city over four years. Ms. Beauregard, did you not yourself state on Facebook that “the borough’s financial leeway is now exhausted”?

You will no doubt reply that $270,000 has already been spent on this project. That is correct, and unfortunate. But let us be clear: this is solely the fault of your party, Projet Montréal, which for two years has refused to listen to the thousands of opponents of the pumptrack project. That said, is it not better to stop the waste before it exceeds two million dollars?

It is worth recalling that L’Île-des-Sœurs is located only a few kilometers from two other pumptracks, one built in LaSalle and the other at Argenson Park. By comparison, much larger cities such as Laval, 461,500 residents spread over 267 km², and Longueuil, 268,530 residents spread over 123 km², each have only one.

Another factor, Madam Mayor, should also temper your enthusiasm. It would be particularly risky to begin construction of the track before the legal proceedings initiated by a citizen are heard. If the plaintiff prevails, the pumptrack would have to be demolished and the site restored to its original state. We will let you imagine the scale of the waste.

Clearly, you have no legitimacy to move forward with a pumptrack on L’Île-des-Sœurs. All the warning lights are red. You, who value consultation, listen to the population: it shouted “NO” during the municipal elections of November 2, 2025.

Instead, show lucidity, courage, and leadership. Announce that the shrubland where an asphalt track was to be poured and which is frequented by many threatened or vulnerable species, will instead be fully integrated into the Boisé Saint-Paul. We cannot know whether the birds will sing your praises. But rest assured that the island residents will be grateful.

Paul Roux, Alain Bossé, Élyse Morin (on behalf of the 3,400 signatories against the pumptrack), Sylvie Dufresne, Danielle Voisard, Véronique Kriegel, Stephan Dietrich, and Les Amis du Domaine Saint-Paul

LE CORRIDOR ÉCOLOGIQUE DU BOISÉ SAINT-PAUL VIT-IL SES DERNIERS MOMENTS ?La magnifique friche arbustive du lot 1 860 669 ...
10/09/2025

LE CORRIDOR ÉCOLOGIQUE DU BOISÉ SAINT-PAUL VIT-IL SES DERNIERS MOMENTS ?

La magnifique friche arbustive du lot 1 860 669 s'offre dans toute sa splendeur cet automne.

À moins de vivre sous une roche, comme ces malheureuses couleuvres brunes, à peu près tous les citoyens de l'Île-des-Sœurs savent qu'ils risquent de perdre au printemps 2026 un corridor écologique jugé essentiel pour favoriser la biodiversité du Boisé Saint-Paul tel que prévu dans un décret provincial.

En cause, une pumptrack avec au menu, bitume, pollution lumineuse et tout le tralala d'une activité bien peu écologique.

L'importance des corridors écologiques pour la conservation de la nature est connue depuis belle lurette. Dans un balado d’Omniscience, le professeur Pierre-Henri Gouyon du Museum national d'histoire naturelle de Paris revient à la charge et en explique les fondements. Ça se trouve à la minute 44 de l'enregistrement accessible via le lien ci-bas. Toute l'entrevue du journaliste Christophe Pauly est d'ailleurs fort instructive.

https://t.ly/VUG8W

Nos amis de l'Ontario prennent grand soin de leurs tortues serpentines, non sans raison. Il s'agit d'une espèce considér...
10/03/2025

Nos amis de l'Ontario prennent grand soin de leurs tortues serpentines, non sans raison. Il s'agit d'une espèce considérée préoccupante par le gouvernement du Canada.
Sur la troisième photo, on peut apercevoir la plantation de jeunes pousses sur une friche arbustive pour en augmenter la biodiversité.

LA COULEUVRE BRUNE ET NOUS de Paul Roux(English version follows)Au cours d’une assemblée publique, la conseillère Véroni...
06/02/2025

LA COULEUVRE BRUNE ET NOUS de Paul Roux

(English version follows)

Au cours d’une assemblée publique, la conseillère Véronique Tremblay, on s’en souviendra, a lancé que Verdun se soucie bien plus des adolescents que des couleuvres. Cet élan populiste visait à justifier la décision de l’Arrondissement d’implanter une piste à rouleaux à L’Île-des-Sœurs, dans un habitat d’espèces menacées, tout près du Boisé Saint-Paul.

Ce n’est évidemment pas ainsi qu’il faut aborder les problèmes liés à la biodiversité. On ne peut opposer les ados aux reptiles ou les humains au reste des animaux. Nous sommes tous sur le même bateau, ou, mieux encore, sur la même île. On devrait y trouver de la place pour les uns et pour les autres.

Bien sûr, la couleuvre brune ne gagnera pas un concours de popularité, même si on peut la trouver mignonne. Les reptiles, on le sait, n’inspirent pas spontanément l’affection.

Ce petit serpent urbain a pourtant des mœurs plutôt sympathiques. Ainsi l’hiver, ses membres sont regroupés et enroulés les uns sur les autres. Qui plus est : dans la plus grande diversité. Qu’on en juge : dans le lot bien serré, on peut apercevoir, outre la couleuvre brune, la couleuvre rayée, la couleuvre verte, la couleuvre à ventre rouge et la couleuvre tachetée. Mieux encore, la couleuvre brune peut accueillir dans son hibernacle le crapaud d’Amérique, la rainette faux-grillon de l’Ouest et plusieurs espèces d’invertébrés.

Bref, une bonne façon de se réchauffer et de régler la crise du logement, le tout sans le moindre racisme et dans un merveilleux esprit de collaboration ! Qui dit mieux ?

En tout cas, c’est ce que j’ai lu. Moi, je n’aurais jamais osé aller voir ce qui se passe sous ces tas de pierres, car ce petit monde me fout la trouille.

« Sur le plan de l’écosystème, la couleuvre brune joue un rôle important », peut-on lire dans un rapport rédigé pour le ministère des Ressources naturelles et la Faune. Sa présence dans un milieu permet en effet de faire le lien entre des organismes de petite taille, comme les limaces et les escargots, vers des prédateurs plus gros, comme les oiseaux de proie, les ratons laveurs ou encore les moufettes. De plus, sa présence est jugée bénéfique pour les jardiniers, car ce serpent se nourrit d’insectes et de mollusques considérés comme nuisibles.

Il existe une autre bonne raison de vouloir protéger la biodiversité, dont fait partie la discrète couleuvre brune. Nabil Wakim, journaliste au Monde, fait remarquer que tous les êtres vivants qui nous entourent montrent ce qui ne va pas dans nos sociétés.

Prenez les moineaux, dont les populations ont diminué de moitié en Europe depuis 40 ans ; ils sont en fait victimes des pesticides. « Cet oiseau est pourtant l’un des plus proches de nous, tant il s’est habitué à la proximité des humains », note Wakim. Ce qui arrive à cette espèce nous guette aussi, si nous n’y prenons pas garde.

Que peut bien nous apprendre la couleuvre brune ? Comme Alain Bossé et moi l’avons expliqué dans un article récent pour Le journal de L’Île-des-Sœurs, elle est menacée par la densification et par l’urbanisation. L’empiétement urbain érode et isole ses populations.

Jusqu’à récemment, à la lisière du Boisée Saint-Paul, sur cette friche arbustive où l’on veut aménager une pumptrack, cette couleuvre était bien présente. « Dans ce secteur bien protégé, sans autos et presque sans vélos, avons-nous écrit, ce petit reptile pouvait se déplacer librement, sans risque d’être écrapouti. » Ce n’est plus le cas depuis que Verdun a fait ériger une clôture autour du terrain et entrepris d’y déloger les reptiles.

Si Verdun va de l’avant, la couleuvre brune, déjà placée sur la liste des espèces menacées ou vulnérables au Québec, risque de disparaître de L’Île-des-Sœurs. En effet, le succès des déplacements d’amphibiens, de serpents et de tortues a été évalué à 19 % par une étude Dodd et Seigel en 1991. Je doute que les statistiques se soient améliorées depuis.

Il faut se poser la question : avons-nous vraiment besoin de bétonner et d’asphalter un lieu réputé pour sa biodiversité afin de faire tourner des trottinettes, des planches à roulettes et des vélos ? D’autant qu’ils pourraient aller tournoyer et virevolter ailleurs, sur un terrain déjà minéralisé.

Comme nos couleuvres, nous aussi, êtres humains, sommes menacés par la densification et l’urbanisation de notre petite île. Peut-être sommes-nous déjà allés trop loin. Je plaide d’ailleurs un peu coupable puisque j’habite moi-même une tour érigée sur un terrain où poussait jadis une forêt.

Peut-être le temps est-il venu de limiter davantage le développement sur L’Île-des-Sœurs. Peut-être faut-il désormais chercher à conserver ce qu’il reste de ce qui devait être au départ une cité-jardin. Tout comme les couleuvres brunes, ses 22 000 résidents pourraient continuer à y vivre dans une douce tranquillité, à deux pas d’un centre-ville animé. Le bonheur, quoi !

Mais sans doute est-ce un rêve.

THE BROWN SNAKE AND US by Paul Roux

At a public meeting, Councillor Véronique Tremblay, remember this, declared that Verdun cares far more about teenagers than about brown snakes. This populist outburst was meant to justify the Borough’s decision to build a pumptrack on Nuns’ Island, in a habitat of threatened species, right next to the Saint-Paul Woodland.

That is obviously not the right way to approach issues related to biodiversity. We can’t pit teenagers against reptiles, or humans against the rest of the animal kingdom. We’re all in the same boat, or better yet, on the same island. There should be space for everyone.

Of course, the brown snake won’t win a popularity contest, even if one might find it kind of cute. Reptiles, as we know, don’t typically inspire affection.

Yet this little urban serpent has rather sociable habits. In winter, for example, members of the species huddle together in coils. And what’s more: with impressive diversity. Picture this: in that tightly packed group, you might spot, along with the brown snake, the garter snake, the green snake, the red-bellied snake, and the northern ringneck snake. Even better, the brown snake might share its hibernaculum with the American toad, the western chorus frog, and several invertebrate species.

In short, a great way to stay warm and solve the housing crisis, all without a trace of racism and in a wonderful spirit of cooperation! Who could ask for more?

In any case, that’s what I’ve read. Personally, I’d never dare peek under those piles of rocks, because that little world gives me the creeps.

"From an ecosystem perspective, the brown snake plays an important role," reads a report prepared for the Ministry of Natural Resources and Wildlife. Its presence helps connect small organisms, such as slugs and snails, to larger predators, such as birds of prey, raccoons, and skunks. Moreover, its presence is seen as beneficial to gardeners, since it feeds on insects and mollusks considered harmful.

There’s another good reason to protect biodiversity, of which the discreet brown snake is a part. Nabil Wakim, a journalist at Le Monde, points out that all living beings around us reflect what’s wrong in our societies.

Take sparrows, whose populations have halved in Europe over the past 40 years; they are victims of pesticides. "This bird is one of the closest to us, having adapted so well to human proximity," notes Wakim. What happens to that species could just as easily happen to us if we’re not careful.

What might the brown snake teach us? As Alain Bossé and I explained in a recent article for Le Journal de L’Île-des-Sœurs, it is threatened by densification and urbanization. Urban encroachment erodes and isolates its populations.

Until recently, at the edge of the Saint-Paul Woodland, on that shrubby wasteland where a pumptrack is now planned, the brown snake was still thriving. "In this well-protected area, with no cars and almost no bikes," we wrote, "this little reptile could move freely, without risk of getting squashed." That’s no longer the case since Verdun erected a fence around the land and began removing reptiles from the site.

If Verdun goes ahead, the brown snake already on the list of threatened or vulnerable species in Quebec risks disappearing from Nuns’ Island. In fact, a study by Dodd and Seigel in 1991 estimated the success rate of relocating amphibians, snakes, and turtles at only 19%. I doubt the numbers have improved since then.

We must ask ourselves: do we really need to pave over and asphalt a place renowned for its biodiversity just to ride scooters, skateboards, and bikes? Especially when those could easily whirl and spin somewhere else, on land already urbanized.

Like our snakes, we humans too are threatened by the densification and urbanization of our little island. Perhaps we’ve already gone too far. I admit I’m partly to blame, as I live in a tower built on what was once forested land.

Maybe the time has come to further limit development on Nuns’ Island. Perhaps we should now focus on preserving what remains of what was originally intended to be a garden city. Just like the brown snakes, its 22,000 residents could continue to live in peaceful quiet, just steps away from a lively downtown. Happiness, really !

But perhaps that’s just a dream.

DÉPLACEMENT DES COULEUVRES BRUNES ET PROTECTION DES ESPÈCES MENACÉES(English version follows)Le 8 avril dernier, l’Arron...
05/31/2025

DÉPLACEMENT DES COULEUVRES BRUNES ET PROTECTION DES ESPÈCES MENACÉES

(English version follows)

Le 8 avril dernier, l’Arrondissement de Verdun, sans crier gare (sinon le matin même), a lancé une grande opération pour faire disparaître les couleuvres brunes du terrain où il entend aménager une pumptrack, à la Pointe-Sud de L’Île-des-Sœurs, près du Boisé Saint-Paul. Une haute clôture inesthétique a été érigée, de la machinerie lourde utilisée, le sol creusé, des arbres arrachés et, fort probablement, des serpents écrasés.

L’ennui, c’est que Verdun n’a pas obtenu la permission environnementale requise du Gouvernement du Québec. En effet, avant de déplacer une espèce menacée ou vulnérable au Québec, il faut avoir en main une autorisation ministérielle. Quiconque procède sans les prérequis prescrits en vertu de la Loi sur les espèces menacées ou vulnérables (chapitre E-12.01) commet une infraction.

Chez nous, la couleuvre brune a été placée sur la liste des espèces menacées ou vulnérables dès 1992. Il s’agit du serpent le plus rare dans la province. « C’est une petite couleuvre discrète, qui fréquente les milieux ouverts et la lisière des boisés », peut-on lire dans un rapport pour le ministère des Ressources naturelles et de la Faune. On l’observe uniquement dans la grande région de Montréal, où elle est constamment menacée par la densification et l’urbanisation. L’empiétement urbain érode et isole ses populations.

Sanctions pénales et administratives

Les sanctions pour un déplacement sans autorisation varient selon la gravité de l'infraction et le statut de la personne (physique ou morale). Selon l'article 42 de la loi, une personne physique qui réalise une telle activité, sans avoir obtenu l'autorisation requise, est passible d'une amende de 5 000 $ à 500 000 $. Pour une personne morale, comme un arrondissement, l'amende varie de 15 000 $ à 3 000 000 $.

En plus des sanctions pénales, des sanctions administratives peuvent être imposées : 1 000 $ pour une personne physique ; 5 000 $ pour une personne morale.

Précisons que le déplacement de couleuvres brunes contrevient au Règlement sur les espèces fauniques menacées ou vulnérables et leurs habitats (Article 1, paragraphe 6).

Des relocalisations peu efficaces

Selon le rapport cité précédemment, « la destruction et la modification des habitats représentent les principales menaces à la survie de la couleuvre brune ». Le problème est d’autant plus épineux que les relocalisations d’individus se sont révélées inefficaces par le passé. « Le succès de ces pratiques a été évalué à 19 % par Dodd et Seigel (1991) lors de l’analyse de 25 cas de relocalisation d’amphibiens, de serpents et de tortues. »

Il faut ajouter que la couleuvre brune est particulièrement vulnérable à la destruction de ses hibernacles, ce qui peut avoir des conséquences particulièrement néfastes sur sa survie.

Notons aussi que des couleuvres brunes ont été tuées par la circulation de voitures et de vélos, ce qui plaide contre l’aménagement d’une piste à rouleaux à la Pointe-Sud de L’Île-des-Sœurs, ceci particulièrement sur une friche arbustive abritant cette espèce menacée. L’aménagement d’une telle piste isolerait les couleuvres et fragmenterait leur habitat.

« La situation de la couleuvre brune au Québec est très préoccupante », conclut Daniel Pouliot dans son rapport pour le ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Ce biologiste-écologiste estime le maintien de l’espèce déjà gravement compromis.

La décision de Verdun est donc des plus regrettables. On se demande comment Projet Montréal, qui se targue sur toutes les tribunes de protéger la biodiversité, en est arrivé à vouloir implanter un tel équipement sportif dans un milieu riche en biodiversité plutôt que sur un terrain déjà minéralisé comme il en existe déjà à L’île-des-Sœurs.

Apparemment, la mairesse et les conseillers de Verdun (tous de Projet Montréal), n’ont plus de boussole, qu’elle soit environnementale ou légale.

Alain Bossé et Paul Roux

RELOCATION OF BROWN SNAKES AND PROTECTION OF ENDANGERED SPECIES

On April 8, without warning (except the same morning), the Borough of Verdun launched a major operation to remove brown snakes from the site where it plans to build a pumptrack, at the southern tip of Nuns’ Island, near the Boisé Saint-Paul. An unsightly high fence was erected, heavy machinery brought in, the ground dug up, trees uprooted, and most likely, snakes were crushed in the process.

The problem is that Verdun did not obtain the required environmental authorization from the Government of Quebec. In fact, before relocating a threatened or vulnerable species in Quebec, a specific ministerial permit must be secured. Anyone who acts without the prerequisites required under the Act Respecting Threatened or Vulnerable Species (chapter E-12.01) is committing an offense.

In Quebec, the brown snake has been listed as a threatened or vulnerable species since 1992. It is the rarest snake in the province. “It’s a small, discreet snake that lives in open areas and forest edges,” states a report prepared for the Ministry of Natural Resources and Wildlife. It is only found in the Greater Montreal area, where it is constantly under threat from densification and urban sprawl. Urban encroachment erodes and isolates its populations.

Criminal and Administrative Penalties

Penalties for unauthorized relocation vary depending on the severity of the offense and the status of the offender (individual or legal entity). According to Section 42 of the Act, an individual who carries out such an activity without the required authorization is liable to a fine ranging from $5,000 to $500,000. For a legal entity, such as a borough, the fine ranges from $15,000 to $3,000,000.

In addition to criminal penalties, administrative penalties may also apply: $1,000 for an individual; $5,000 for a legal entity.

It should be noted that the relocation of brown snakes violates the Regulation Respecting Threatened or Vulnerable Wildlife Species and Their Habitats (Section 1, Paragraph 6).

Ineffectiveness of Relocations

According to the aforementioned report, “habitat destruction and modification are the main threats to the survival of the brown snake.” The issue is all the more concerning given that past relocation efforts have proven ineffective. “The success rate of such practices was evaluated at 19% by Dodd and Seigel (1991), based on the analysis of 25 cases of amphibian, snake, and turtle relocations.”

It should also be noted that the brown snake is particularly vulnerable to the destruction of its hibernacula, which can have especially harmful effects on its survival.

Brown snakes have also been killed by vehicle and bicycle traffic, which argues against the development of a pumptrack at the southern tip of Nuns’ Island, especially in a shrubland that provides habitat for this threatened species. Constructing such a pump track would isolate the snakes and fragment their habitat.

“The situation of the brown snake in Quebec is very concerning,” concludes Daniel Pouliot in his report for the Ministry of Natural Resources and Wildlife. This biologist-ecologist believes that the species’ survival is already severely compromised.

Verdun’s decision is therefore highly regrettable. One wonders how Projet Montréal, which prides itself in every forum on protecting biodiversity, came to want to build such a sports facility in an area rich in biodiversity rather than on a site that is already paved over, such as those that already exist on Nuns’ Island.

Apparently, the mayor and councillors of Verdun (all from Projet Montréal) have lost their compass, be it environmental or legal.

Alain Bossé and Paul Roux

PROTECTION DE LA BIODIVERSITÉ - LA JUSTICE APPELÉE À LA RESCOUSSE(version anglaise plus bas)Pendant que le Boisé Saint-P...
05/21/2025

PROTECTION DE LA BIODIVERSITÉ - LA JUSTICE APPELÉE À LA RESCOUSSE

(version anglaise plus bas)

Pendant que le Boisé Saint-Paul se relève péniblement des coupes massives de l’hiver dernier, la destruction d’une friche arbustive riche en biodiversité bat son plein.

Voici dans son intégralité le communiqué d'un groupe de citoyens qui s’oppose l’implantation d’une piste à rouleaux sur le lot 1 860 669.

L’opposition à la pumptrack de L’Île-des-Sœurs vient de franchir une nouvelle étape. Une citoyenne a en effet demandé à la Cour supérieure de refuser à l’Arrondissement de Verdun la permission d’aménager une piste à rouleaux sur le lot 1 860 669, à l’extrémité Sud de l’île.

Rappelons que ce terrain est une friche arbustive qui abrite une abondante faune, dont des espèces menacées et vulnérables. Il est adjacent au boisé du Domaine Saint-Paul, au lac des Battures et au ruisseau des Hérons, des lieux dont les écosystèmes exceptionnels sont protégés, notamment selon une servitude perpétuelle de conservation (2007) en faveur du ministère de l’Environnement et selon un décret provincial (1990).

Verdun entend consacrer à la pumptrack 3747 m2, dont 850 m2 d’asphalte (l’équivalent d’un stationnement de 35 autos) et 150 m2 de dalles de béton. Pour ce faire, l’Arrondissement devra raser 3747 m2 d’espaces verts, incluant des arbres matures. Une telle intervention est clairement à contresens des objectifs qu’une métropole comme Montréal doit se fixer pour lutter contre les changements climatiques. Ce faisant, Verdun créera ainsi un îlot de chaleur entouré de milieux naturels que l'arrondissement veut protéger dans le cadre de son 150e anniversaire et situé en plein milieu d’un corridor écologique (un non sens). Aussi l’endroit ne pourra plus servir non plus de zone éponge pour les eaux pluviales.

La Demanderesse allègue que l’aménagement de la pumptrack est illégal, car il contrevient au décret de 1990, à la servitude perpétuelle de conservation de 2007 ainsi qu’à l’acte de cession du lot 1 860 669 à Verdun. Depuis 1990, l’Arrondissement avait jusqu’ici toujours respecté la protection des zones environnantes du Boisé Saint-Paul, afin d’en assurer la pérennité.

L’opposition à l’aménagement d’une piste à rouleaux dans ce secteur n’a cessé de grandir depuis que l’Arrondissement en a fait l’annonce en février 2024. La pétition qui s’y oppose dépasse à ce jour 3450 noms.

Les opposants ont demandé à plusieurs reprises à Marie-Andrée Mauger, mairesse de l’arrondissement de Verdun et responsable de la transition écologique et de l’environnement au comité exécutif de Montréal de respecter la volonté citoyenne en choisissant un autre site pour la pumptrack. Mais sans aucun succès, l’administration de Verdun s’entêtant dans son mauvais choix. L’Arrondissement justifie son choix en faisant référence à une étude de 2020 faite par la firme Raymond Chabot, selon laquelle la pumptrack serait ressortie comme un des projets hautement souhaités par les citoyens. Or, cette étude ne parle même pas de piste à rouleaux. De plus, Verdun réaffirme son choix de construire une pumptrack en faisant référence à la consultation publique faite en 2021 dont le sommaire montre que la pumptrack arrivait en 24ième place dans les priorités des citoyens avec 25 votes.

Les raisons évoquées pour s’opposer au projet sont pourtant nombreuses. Outre les raisons écologiques évidentes, les opposants soulignent que cette piste à rouleaux, qui doit accueillir des planches à roulettes, des trottinettes, des patins à roulettes et des BMX, sera particulièrement mal située. Le Guide d’aménagement d’encadrement et de sécurité des pumptracks, publié par l’Association québécoise du loisir municipal et par la Fédération québécoise des sports cyclistes, souligne en effet que ces pistes doivent être implantées à proximité des quartiers résidentiels, là où habite la clientèle, soit près des écoles, des maisons des jeunes, des commerces, des transports en commun, des pistes cyclables, des axes routiers, et de stationnement. Or, on ne trouve rien de cela dans le lieu choisi par Verdun. Au contraire, le site est à 1,8 km de l’école des Marguerites, à 2,6 km de l’école de L’Île-Des-Sœurs, à 2,0 km de la Place du Commerce et à 2,0 km des axes routiers, en plus de ne pas être desservi par les transports en commun.

L’opposition au projet fait valoir que le lieu choisi par Verdun est en train de faire exploser les coûts. Lors de son annonce de 2024, le projet était estimé à 800 000 $. Selon les dernières informations divulguées par l’arrondissement, il est maintenant de 1,7 million $, et sa réalisation n’est même pas encore commencée. À titre de comparaison, le coût de construction des pumptracks récentes au Québec est de moins de 700 000 $. Celle de LaSalle, par exemple, a coûté 657 000 $ en 2024.

Enfin, on s’inquiète pour le voisinage de cette piste à rouleaux. L’éclairage artificiel de la pumptrack, même s’il est dirigé vers le sol, aura des impacts significatifs sur la santé humaine, la faune et la flore. Les citoyens des résidences situées à 30 mètres subiront d’immenses impacts sur la qualité de vie : bruit, lumière, achalandage, circulation automobile, voire criminalité… D’autant plus que la pumptrack sera ouverte 12 mois par année et 7 jours par semaine, de 8 h à 23 h. Le projet menace donc la qualité de vie des citoyens.

Ajoutons qu’un monticule de 2,5 m constitué de sols contaminés avec des hydrocarbures et des métaux lourds sera érigé devant les résidences à proximité.

Outre l’intervention en Cour supérieure, les opposants ont demandé au ministère de l’Environnement de s’opposer au projet de pumptrack sur le lot 1 860 669, estimant que ce projet irrespectueux de l’environnement n’a pas d’acceptation sociale.

Les opposants demeurent plus que jamais déterminés à poursuivre leur lutte.

SOURCE

Élyse Morin

Porte-parole des citoyens contre le choix du site de la pumptrack

BIODIVERSITY PROTECTION - THE COURT CALLED UPON FOR HELP

As the Boisé Saint-Paul struggles to recover from the massive logging operations of last winter, the destruction of a shrubland rich in biodiversity is now in full swing.

Below is the full statement from a group of citizens opposing the construction of a pumptrack on lot 1 860 669.

Opposition to the pumptrack on Nuns’ Island has reached a new level. A resident has asked the Superior Court to deny the Borough of Verdun permission to build a pumptrack on lot 1 860 669, at the southern tip of the island.

It’s worth noting that this land is a shrubby wasteland that is home to abundant wildlife, including threatened and vulnerable species. It is adjacent to the Boisé Saint-Paul woodland, Lac des Battures, and Herons Creek, areas with exceptional ecosystems that are protected, including by a perpetual conservation easement (2007) granted to the Ministry of the Environment and a provincial decree (1990).

Verdun intends to allocate 3,747 m² to the pumptrack, including 850 m² of asphalt (the equivalent of a 35-car parking lot) and 150 m² of concrete slabs. To do this, the borough will have to clear 3,747 m² of green space, including mature trees. Such an intervention clearly runs counter to the goals that a metropolis like Montreal should set to combat climate change. In doing so, Verdun will create a heat island surrounded by natural environments that the borough wants to protect as part of its 150th anniversary, right in the middle of an ecological corridor (which makes no sense). Additionally, the area will no longer function as a natural sponge for stormwater.

The plaintiff argues that the pumptrack project is illegal as it contravenes the 1990 decree, the 2007 perpetual conservation easement, and the deed of transfer of the lot 1 860 669 to Verdun. Since 1990, the Borough had until now always respected the protection of the areas surrounding the Boisé Saint-Paul, in order to ensure its long-term preservation.

Opposition to the pumptrack has been growing steadily since the borough announced the project in February 2024. A petition opposing it has now surpassed 3,450 signatures.

Opponents have repeatedly called on Marie-Andrée Mauger, mayor of the Verdun borough and responsible for ecological transition and the environment on Montreal’s executive committee, to respect the will of the citizens by choosing another site for the pumptrack. The borough justifies its choice by referring to a 2020 study conducted by Raymond Chabot, which indicated the pumptrack as one of the most desired projects by residents. However, that study ironicaly makes no mention of a pumptrack. Furthermore, Verdun reaffirms its decision to build a pumptrack by referencing the public consultation held in 2021, the summary of which shows that the pumptrack ranked 24th in citizens' priorities with 25 votes.

There are many reasons cited in opposition to the project. Beyond the obvious environmental concerns, critics point out that the planned location for the pumptrack, which would accommodate skateboards, scooters, rollerblades, and BMX bikes, is poorly chosen. The Design, Planning, and Safety Guide for Pumptracks, published by the Quebec Association of Municipal Recreation and the Quebec Cycling Sports Federation, emphasizes that these tracks should be located near residential neighborhoods, where the users live, namely close to schools, youth centers, shops, public transit, bike paths, roadways, and parking. None of these criteria are met in Verdun’s chosen location. In fact, it is 1.8 km from Marguerites School, 2.6 km from Nuns’ Island School, 2.0 km from Place du Commerce, and 2.0 km from major roads. It is also not served by public transit.

Opponents of the project argue that the site chosen by Verdun is causing costs to skyrocket. When it was announced in 2024, the project was estimated at $800,000. According to the latest information released by the borough, the cost has now risen to $1.7 million, and construction hasn't even started yet. By comparison, the cost of building recent pumptracks in Quebec has been under $700,000. The one in LaSalle, for instance, cost $657,000 in 2024.

Lastly, there are concerns about the impact on nearby residents. Artificial lighting from the pumptrack, even when directed downward, will have significant effects on human health, wildlife, and plant life. Residents living just 30 meters away will suffer serious impacts on their quality of life: noise, light pollution, crowds, traffic, and possibly crime. Furthermore, the pumptrack is expected to be open 12 months a year, 7 days a week, from 8 a.m. to 11 p.m. The project therefore threatens the quality of life of the citizens.

It should also be noted that a 2.5-meter mound made of soil contaminated with hydrocarbons and heavy metals will be erected in front of the nearby residences.

In addition to the Superior Court action, opponents have asked the Ministry of the Environment to block the pumptrack project on lot 1 860 669, arguing that the project lacks environmental responsibility and social acceptability.

More than ever, opponents are determined to continue the fight.

INFO

Élyse Morin

Spokesperson for the citizens opposing the chosen site for the pumptrack

Sur la photo, une magnifique tortue serpentine, gracieuseté du réputé photogaphe Pascal Lampérière de L'Île-des-Soeurs - La tortue serpentine est une habituée du lot 1 860 669. Elle est considérée comme une espèce préoccupante de la part du Gouvernement du Canada

Adresse

8-38 Place Du Commerce
Verdun, QC
H3E1T8

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