Action Boréale

Action Boréale L'Action boréale a pour but de promouvoir la sauvegarde de la forêt boréale pour les générations futures. Êtes-vous membre? L’ABAT proposa des compromis.

L’Action boréale a été fondée en 2000 par le regroupement des membres du REVE et des figures de proue de L’Erreur boréale. À la naissance de l’ABAT, les efforts fondamentaux ont été centrés sur le ministère de Ressources Naturelles. L’ABAT s’est concentré sur la remise en question des méthodes de gestion des ressources forestières. Avec le temps, l’ABAT a réussi à soulever un questionnement sur l

es enjeux de la forêt dans un contexte où le gouvernement avait perdu toute sa crédibilité en matière de gestion de la forêt. L’aboutissement de toutes ces démarches s’est soldé par la création de la Commission Coulombe qui a permis de mettre en lumière les résultats désastreux de l’exploitation des ressources forestières. Les recommandations de la Commission Coulombe ont réveillé la conscience de la population et des dirigeants. Mais depuis, on constate qu’il n’y a pas tant de changements sur le terrain. La période comprise entre 2000 à 2007 est caractérisée par le dynamisme, avec le dépôt de trois mémoires au gouvernement du Québec, ce qui a mené au rapport Coulombe et à l’acceptation des projets d’Aires protégées. De 2006 à 2010, il s’est produit un ressac. L’or a atteint une valeur de 800 $ et plus. Avec cette valeur, le territoire a été vite acquis par les acheteurs de claims miniers, ce qui a limité l’agrandissement des AP ou la création de nouvelles. Les actions des membres du CA se sont alors tournées vers les mines. Les représentants du conseil d’administration (CA) de l’Action boréale procèdent de deux façons afin de faire avancer leur mission. Premièrement, le CA se donne comme responsabilité de mettre les gouvernements face à leurs réalités en soulevant des questionnements, en leur remémorant qu’il s’agit de leurs engagements, en leur montrant leurs écrits et en leur indiquant ce que l’ABAT attend de leurs actions. Le respect de la démocratie est de rappeler aux dirigeants de respecter leurs mandats et ce, en critiquant leurs démarches. Deuxièmement, le CA mise sur le pouvoir de contamination de leurs représentants au sein de divers comités.

04/20/2026

En décembre 2020, le ministre Charrette annonçait en grande pompe que le Québec venait d’atteindre sa cible de 17% d’aires protégées (AP), et que tous les nouveaux territoires seraient situés dans la toundra. De ce fait, les 83 propositions citoyennes (toutes en terre publique) émanant des consensus régionaux venaient d’être mises à la poubelle.

De nombreux groupes citoyens de toutes allégeances, impliqués dans la démarche de désignation de territoires à protéger, se sont sentis trahis par cette pseudo bonne nouvelle. Eux qui durant 10 ans, et en toute bonne foi, ont participé à de nombreuses séances de concertation prévues dans le processus gouvernemental ; chacun faisant des concessions pour permettre un consensus menant à l’atteinte des cibles établis par le MELCCFP.

Quelques mois plus t**d, pressé par les journalistes, Charrette justifiait sa décision, invoquant : « au sud, ce sont des terrains qui appartiennent à des entreprises, à des organismes, à des particuliers, alors il faut en faire l’acquisition ». FAUX, toutes les propositions se trouvaient en terre publique.

Consultez la vidéo publiée le 27 mars dernier sur la page Facebook de l’Action boréale pour connaitre sa version des faits sur l’histoire des AP au Québec.

Notre plus récente lettre ouverte, parue dans La Presse par ici :
04/08/2026

Notre plus récente lettre ouverte, parue dans La Presse par ici :

« En tant que citoyen habitant le Québec, il faudra se souvenir que le ministre Benoit Charette a été le premier à conserver si longtemps son poste comme titulaire de l’Environnement (plus de huit ans). Sous sa gouverne, il a réussi à réduire en peau de chagrin la mission et les règles vi...

04/07/2026
04/05/2026

La CAQ a promis de créer des aires protégées sur 30% du territoire québécois d'ici 2030.

Quels territoires devrait-on protéger pour remplir convenablement la promesse de François Legault de « tout mettre en œuvre pour atteindre une protection du territoire québécois à 30% d’ici 2030 »?
1. Le territoire public.
2. Une partie de chacun des écosystèmes.
3. De grands territoires, qui abritent toute la variété faunique et floristique de l’écosystème qu’ils représentent et qui sont capables de s’autogérer.
4. Des territoires peu ou pas endommagés par les activités humaines.

Pourquoi les aires protégées sont-elles cruciales?
1. Protéger la biodiversité et les services écologiques que la nature nous rend : purification de l’air et de l’eau, régulation du climat, réduction des inondations et de l’érosion, abri pour la biodiversité, source de nourriture et de matériaux, soutient de notre santé mentale et notre culture...
2. À l’extérieur des aires protégées, s’inspirer des perturbations naturelles pour créer les normes d’utilisation du territoire. Par exemple, planifier l’exploitation forestière en s’inspirant de la manière dont les feux de forêt affectent le territoire.

Je sais pas si l'IA ou les 20 plus riches personnes sur Terre ou l'Agent orange pourraient nous aider à trouver les 4.2 ...
04/05/2026

Je sais pas si l'IA ou les 20 plus riches personnes sur Terre ou l'Agent orange pourraient nous aider à trouver les 4.2 terres manquantes pour combler les besoins des + 8 milliards de tubes digestifs sur 2 pattes vivant sur Terre s'ils consommaient la même quantité de ressources que nous, les Canadiens ou Québécois consommons actuellement.
Je paye la bière à celle ou celui qui résout l'énigme.

Parlons la langue pragmatique que Legault et l'industrie forestière, celle de la piastre, les jobs pour enfin Make Kébec...
03/30/2026

Parlons la langue pragmatique que Legault et l'industrie forestière, celle de la piastre, les jobs pour enfin Make Kébec Great Again.

Les tarifs américains sur le bois d’œuvre font très mal à l’industrie forestière québécoise. Mais les tarifs ne sont que la pointe de l’iceberg.Pourquoi notr...

03/27/2026

En 2022, la CAQ prend l’engagement de « tout mettre en œuvre pour atteindre une protection du territoire québécois à 30% d’ici 2030 ». En 2024, le ministère de l’Environnement lance un appel à projet afin de protéger le 13% manquant pour se rendre à 30% d’aires protégées sur le territoire québécois.

Henri Jacob, Président de l’Action boréale (organisme indépendant qui lutte pour la sauvegarde de la forêt boréale), est impliqué depuis des décennies dans la création d’aires protégées.

« tu proposes un territoire, puis les compagnies se disent « je vais me dépêcher d’aller l’exploiter avant qu’il soit interdit »… puis c’est pour ça qu’on est méfiant envers ce gouvernement-là. À chaque étape, il n’est pas sincère dans la façon de faire les choses. »

Principaux thèmes abordés :
0 :00 Introduction
4:14 Raison d’être des aires protégées
6:41 Processus de création des aires protégées avant 2024
11:51 Processus depuis 2024
15:16 Faire du pourcentage pour faire du pourcentage
18:47 Conclusion

03/14/2026

Nous ne sommes pas contre une modernisation de la gestion/utilisation de nos écosystèmes forestiers, à la condition que ça soit fait avec le consentement éclairé des communautés autochtones et allochtones qui vivent sur ces territoires.

Il est urgent de faire un bilan/inventaire de ce qui reste du Capital nature, et d’en déterminer ce qu’il est vital de préserver pour s’assurer de la pérennité des services écologiques que nous procurent la forêt : purification de l’air, filtrage de l’eau, contrôle des inondations, fourniture de nourriture, approvisionnement en bois pour nous loger, régulation/séquestration du carbone, pollinisation des plantes …

Après, connaissant le contenu de notre compte de banque nature, de déterminer la quantité et à quel rythme nous pourrions extraire des ressources, tout en nous assurant d’en laisser suffisamment pour répondre aux besoins des générations à venir.

Ce bilan pourrait s’inscrire dans des États généraux sur la forêt publique et sa biodiversité, auquel tous les citoyens et organismes concernés devraient être conviés. Ce devrait être un engagement du prochain gouvernement à réaliser dès le début de son mandat.

02/26/2026

Plus on se mobilise pour maintenir la biodiversité aujourd’hui, meilleurs seront les services écologiques et moins destructeurs seront les changements climatiques demain.

Pour les prochaines générations, il y a peu d’actions qui soient plus payantes que de conserver les milieux naturels.

02/17/2026

La forêt boréale, contrairement à ce que plusieurs semblent croire, est bien plus qu’un jardin de troncs d’arbres destiné à servir uniquement l’activité économique humaine.

Elle est faite de milliers d’espèces animales et végétales qui tissent entre elles un réseau complexe de relations, maintenant l’équilibre de nombreux écosystèmes. Elle nous rend une multitude de services écologiques d’une valeur inestimable : elle purifie l’air et l’eau, régule le climat, limite les inondations et l’érosion, abrite la biodiversité, fournit nourriture et matériaux, soutient notre santé mentale et notre culture, et offre des lieux de beauté, de calme et de ressourcement.

Quand on choisit de couper les arbres dès qu’ils atteignent 70 ans, on choisit de réduire drastiquement les milieux de vie des espèces qui ont besoin de forêts plus âgées : caribous, oiseaux dépendant des gros arbres et du bois mort, lichens et champignons spécialisés, insectes, petits mammifères, et tous les prédateurs qui dépendent de cette chaîne de vie.

Oui, l’activité économique retirée de la forêt boréale québécoise est présentement nécessaire au maintien du niveau de vie de ses populations humaines. Mais, il existe une multitude de façons d’en retirer de la valeur : champignons, petits fruits, plantes médicinales et autres produits forestiers non ligneux, chasse et pêche, écotourisme, hébergement en nature, retraites spirituelles, activités éducatives et culturelles, recherche scientifique, valorisation du carbone…

Une économie forestière plus diversifiée est aussi une économie plus résiliente. Pour y parvenir, il faudra avoir le courage de sortir du modèle d’exploitation actuel et faire preuve d’ingéniosité, en mettant l’intelligence collective au service de toutes les richesses de la forêt, pas seulement de la matière ligneuse des arbres commerciaux.

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Val-d'Or, QC
J9P4P6

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