Centre d'archives de la région de Thetford

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06/23/2026

Gobeuses à la mine Johnson vers 1930.
Cette capsule historique, réalisée avec l’aide de l’intelligence artificielle, s’appuie sur une photo d’archives afin de créer de courte animation offrant un aperçu du passé. Il est toutefois important de rappeler que ces animations ne reflètent pas fidèlement la réalité : la photo originale demeure la source d’information principale.
Réalisation : Paul Vachon
Crédit photo: CART - Fonds les Ateliers Irenée Inc

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06/19/2026

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Dans le cadre des festivités soulignant le 150ᵉ anniversaire de la découverte de l’amiante, qui se tiendront le samedi 1...
06/18/2026

Dans le cadre des festivités soulignant le 150ᵉ anniversaire de la découverte de l’amiante, qui se tiendront le samedi 11 juillet sur le site de KB3 - Musée Minéro de Thetford Mines, le Centre d’archives vous propose une capsule historique hebdomadaire.

Le développement du secteur minier s’est effectué par le travail acharné des hommes, mais il ne faut pas sous-estimer l’apport des femmes. Dès 1885, les compagnies minières les emploient afin de remplacer les enfants dans les hangars et les moulins. Elles sont principalement engagées pour faire une tâche spécifique : le « cobbing ». Dix heures par jour, à l’aide d’un marteau de 4 livres, elles cognent sur la roche afin de séparer les fibres d’amiante des pierres. Le terme « cobbers » s’est transformé en « gobeuses » dans le langage populaire. Au tournant des années 1920, on assiste à l’âge d’or du « cobbing ».

Malgré tout, les femmes sont restées peu nombreuses dans l’industrie minière. En 1910, elles étaient à peine 40 pour plus de 3 000 hommes. La majorité des femmes travaillant pour l’industrie minière ont moins de 24 ans, car elles étaient dans les ateliers en attendant de se marier. Au début du 20e siècle, une femme seulement travaillait sous terre. Cette affirmation est toutefois difficile à vérifier, car on n’a jamais su, ni son nom, ni pour qui elle travaillait, ni pendant combien de temps. Chose certaine, on disait que les femmes portaient malheur sous terre.

Titre de l’image : Gobeuses à la mine Johnson
Source : Cart - Fonds George Washington Smith

Dans le cadre des festivités soulignant le 150ᵉ anniversaire de la découverte de l’amiante, qui se tiendront le samedi 1...
06/11/2026

Dans le cadre des festivités soulignant le 150ᵉ anniversaire de la découverte de l’amiante, qui se tiendront le samedi 11 juillet sur le site de KB3 - Musée Minéro de Thetford Mines, le Centre d’archives vous propose une capsule historique hebdomadaire.

Créée en 1850 par le gouvernement du Bas-Canada, la réserve de Coleraine est attribuée aux Abénakis de Wôlinak, qui reçoivent des terres à La Tuque et autour du Petit Lac Saint-François. Toutefois, ces territoires s’avèrent rapidement inadéquats : trop accidentés pour l’agriculture et situés à plus de 150 km de leur communauté, ils ne répondent pas aux besoins des Abénakis.

Dans les années 1880, face au peu d’intérêt pour ces terres et à l’exploitation illégale du bois, les Abénakis acceptent de les céder afin d’investir dans des terres plus proches. Autorisée en 1882, cette cession entraîne la vente progressive du territoire et de ses ressources, notamment à des entrepreneurs forestiers et miniers. On procède également à la vente des lots jusqu’en 1901, principalement acquis par des entrepreneurs miniers. D’ailleurs, un rapport du département des terres de la Couronne du 27 décembre 1895 mentionne l’exploitation d’une mine de fer chromique sur les lots de la réserve. Aujourd’hui encore, la toponymie régionale rappelle cette présence, comme le nom du comté de « Mégantic », issu de l’abénakis et signifiant « lac des truites ».

Carte du Canton de Coleraine où l’on mentionne la « Réserve des sauvages »
Source : CART - Collection Clément Dussault

Dans le cadre des festivités soulignant le 150ᵉ anniversaire de la découverte de l’amiante, qui se tiendront le samedi 1...
06/02/2026

Dans le cadre des festivités soulignant le 150ᵉ anniversaire de la découverte de l’amiante, qui se tiendront le samedi 11 juillet sur le site de KB3 - Musée Minéro de Thetford Mines, le Centre d’archives vous propose une capsule historique hebdomadaire.

Au XIXe siècle, l'ouverture des Cantons-de-l'Est repose sur deux projets d'envergure : le chemin Craig et le chemin Gosford. Le premier, tracé à la hâte en 1810 par des soldats, visait à relier Québec à la Nouvelle-Angleterre pour favoriser l'établissement de colons britanniques. Trop rudimentaire et vite dégradé par le climat, il fut secondé en 1843 par le chemin Gosford, mieux conçu pour contourner les obstacles naturels et solidifier le réseau de transport régional.

Cependant, la découverte de gisements d'amiante chrysotile à la fin des années 1870 est venue bouleverser cette organisation territoriale. L'expansion fulgurante des mines à ciel ouvert dans les secteurs de Thetford et Coleraine a forcé le remodelage complet de la géographie routière.

L'exploitation minière a eu un effet radical : pour atteindre les veines de minerai situées directement sous les routes de colonisation, les compagnies ont dû déplacer des kilomètres de chaussée, et parfois même des villages entiers. Les chemins sinueux d'autrefois ont cédé la place à des déviations contournant des fosses de plus en plus profondes. Aujourd'hui encore, le paysage routier de la région est marqué par ces ajustements forcés, où les routes modernes serpentent entre d'imposantes haldes de résidus miniers, témoins silencieux d'une époque où l'industrie dictait le tracé de la terre.

Source: CART - Fonds James Gordon Kinnear

Le numéro 9 de notre r***e Le Défricheur des Appalaches est disponible dès maintenant! Vous pouvez le consulter sans fra...
06/01/2026

Le numéro 9 de notre r***e Le Défricheur des Appalaches est disponible dès maintenant! Vous pouvez le consulter sans frais sur notre site internet grâce à la précieuse contribution de la MRC des Appalaches.

Voici le lien pour y accéder
https://centrearchivesregionthetford.ca/wp-content/uploads/2026/05/Numero-9-ete-2026.pdf

Notre équipe vous souhaite une bonne lecture

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05/27/2026

Dans le cadre des festivités soulignant le 150ᵉ anniversaire de la découverte de l’amiante, qui se tiendront le samedi 11 juillet sur le site de KB3 - Musée Minéro de Thetford Mines, le Centre d’archives vous propose une capsule historique hebdomadaire.

Aux débuts de Thetford Mines, le paysage urbain n'était pas dicté par des architectes, mais par la richesse du sous-sol. Puisque les compagnies minières possédaient les droits sur les terres, la ville s'est littéralement moulée aux gisements d'amiante, créant une organisation spatiale totalement dépendante de l'industrie.

Plutôt que de voir un centre-ville unifié émerger, de petits noyaux de peuplement se sont créés autour de chaque puits d'extraction, comme les mines King, Bell ou Johnson. Les mineurs, pressés de s'installer près de leur travail, construisaient des habitations modestes à l'ombre des installations minières. Cette proximité était extrême : les familles vivaient au rythme des explosions et sous un voile constant de poussière.

Cette occupation du sol était marquée par une grande précarité. Les ouvriers n'étaient souvent que locataires du terrain, les propriétaires miniers se réservant le droit de déplacer les maisons si un nouveau filon était découvert. Cette réalité a donné naissance à une ville nomade et fragmentée, où l'infrastructure publique (rues, aqueducs et électricité) était souvent gérée par les compagnies elles-mêmes. En somme, Thetford Mines n'était pas une ville qui accueillait des mines, mais une mine qui tolérait une ville sur son passage, forçant les citoyens à s'adapter sans cesse aux besoins de l'extraction.

Source: CART, - Fonds Les Célébrations du centenaire de Thetford Mines 1992

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05/21/2026

Dans le cadre des festivités soulignant le 150ᵉ anniversaire de la découverte de l’amiante, qui se tiendront le samedi 11 juillet sur le site de KB3, Musée Minéro de Thetford Mines le Centre d’archives vous propose une capsule historique hebdomadaire.

Chemins de fers

Saviez-vous que c’est en 1879 que le destin de Thetford Mines a basculé à jamais ? Avant cette date, transporter le minerai par charrette était un défi colossal. L’arrivée du premier train du Quebec Central Railway a agi comme une étincelle, transformant nos mines artisanales en une véritable puissance industrielle. Du jour au lendemain, nous étions connectés au reste du monde.

À l’époque, la gare était bien plus qu’un simple arrêt : c’était le cœur battant de la ville. C’est là qu’arrivaient les nouvelles par télégraphe, les colis et, surtout, des travailleurs de partout venus bâtir notre communauté. Ce lien ferroviaire a permis à notre « or blanc » de conquérir les marchés internationaux, façonnant le paysage et l’identité de notre région pour les décennies à venir.

Crédit photo: Locomotive achetée en 1890 par Quebec Central Railway et demeurant en service jusqu’en 1915.
Source: CART - Fonds Thérèse Fillion

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05/14/2026

Dans le cadre des festivités soulignant le 150ᵉ anniversaire de la découverte de l’amiante, qui se tiendront le samedi 11 juillet sur le site de KB3 - Musée Minéro de Thetford Mines, le Centre d’archives vous propose une capsule historique hebdomadaire.

Carré historique de la rue Notre-Dame

Le carré historique de la rue Notre-Dame doit son existence à une clause juridique rare. En 1883, les paroissiens refusent un premier terrain offert par les frère King : ils craignent de voir leur future église démolie si de l’amiante est découverte sous la bâtisse. Ce flair prophétique leur a évité le sort tragique que connaîtra le quartier Saint-Maurice des décennies plus t**d.

Ce n'est qu'en 1886 que les King acceptent de céder un lot libre de droits miniers. Ce contrat historique garantit à la Corporation de l’archevêché de Québec la pleine propriété du sol et du sous-sol, une rareté locale qui permet au noyau institutionnel de s’enraciner définitivement sur la rue Notre-Dame.

C’est ainsi qu’est né le « carré historique », le cœur battant de la ville. Libérés de la menace de l’excavation, l’église Saint-Alphonse, le presbytère, le couvent et le collège ont pu s’y déployer pour bâtir la communauté que nous connaissons aujourd’hui.

Source: CART - Collection Gaétan Boucher

Address

671 Boulevard Frontenac Ouest
Thetford Mines, QC
G6G1N1

Opening Hours

Monday 8:30am - 4:30pm
Tuesday 8:30am - 4:30pm
Wednesday 8:30am - 4:30pm
Thursday 8:30am - 4:30pm
Friday 8:30am - 12pm

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