10/12/2026
Les travailleuses et travailleurs syndiqués de l'usine Kruger Brompton, affiliés à la CSN, seront en grève à partir de minuit dans la nuit de dimanche à lundi. Ils exercent le mandat
de grève adopté à l'unanimité le 14 septembre dernier.
Malgré deux journées de négociation avec un conciliateur cette semaine, les offres déposées par Kruger demeurent toujours en deçà des attentes légitimes des salariés. Les syndiqué-es réclament la bonification de leur rémunération, du régime de retraite, des assurances collectives et des aménagements pour faciliter la conciliation travail-vie personnelle.
« Nous avons participé à 35 rencontres de négociation dans l’objectif d’arriver à un règlement. Malheureusement, les offres de l’employeur demeurent inacceptables. Quand les temps étaient durs, nous avons consenti à des sacrifices pour protéger l’usine Kruger Brompton. Nous méritons davantage que ce qui est actuellement sur la table. Nos conditions ne devraient pas être inférieures à celles des autres usines de
notre industrie. La b***e est maintenant dans le camp de Kruger.», affirme Kevin Lepage, président du syndicat.
« Après tout ce qu'ils ont donné à cette entreprise, il est temps que Kruger présente des offres sérieuses qui
reflètent réellement la contribution de ses employés. » déclare Kevin Gagnon, président de la Fédération de l’industrie manufacturière (FIM-CSN)
« Lorsqu'un employeur très prospère demande encore à ses employés de se satisfaire du minimum, surtout après des années de concessions et alors que tout coûte de plus en plus cher, il ne faut pas se surprendre que les travailleurs et travailleurs décident de faire la grève. Ils ont droit à des conditions de travail à la hauteur de leur contribution au succès de l’entreprise » conclut Julie Bolduc, présidente du Conseil central des syndicats nationaux de l’Estrie (CCSNE).