08/12/2026
Souveraineté numérique : Et si on « likait » québécois pour changer ?
Et si on arrêtait, deux minutes, de donner nos vies (et nos précieux coups de clic) aux magnats de la Silicon Valley ? De la même façon qu'on achète notre fromage d’ici au lieu du bloc orange sous vide importé, le temps est peut-être venu d'appliquer le réflexe local à notre boulimie d'écrans.
Soyons francs : les Facebook, X et compagnie n’appartiennent pas à des enfants de chœur, mais bien à des multimillionnaires américains dont le passe-temps favori consiste à nous transformer en algorithmes sur pattes. Leur modèle d'affaires ? Vous offrir une plateforme « gratuite », récolter au passage vos données personnelles, vos photos de chats et vos opinions sur la météo, puis revendre le tout au plus offrant. On le sait, on rouspète... et on continue d'y faire défiler notre fil d'actualité en attendant le bus.
Et pourtant, l'alternative existe. Elle est pur beurre, pur sirop d'érable, et elle s’appelle PeupleQC.
Né d'un coup de gu**le, devenu un village virtuel
L’étincelle initiale ? La fameuse Loi C-18 et le bras de fer entre le gouvernement et les géants du Web qui ont banni nos nouvelles. Plutôt que de brailler dans sa poutine, une équipe d'ici a décidé de retrousser ses manches pour redonner une vitrine aux médias d'ici. Rapidement, l'idée a pris du galon : pourquoi se contenter d'un fil de presse quand on peut bâtir un véritable réseau social ?
PeupleQC, c'est une plateforme conçue, développée et hébergée à 100 % au Québec. Exit les serveurs obscurs nichés dans le désert de la Californie : ici, on parle de souveraineté numérique, d'autonomie technologique et de retombées locales. L'ambition est simple mais colossale : rassembler citoyens, entreprises, créateurs, travailleurs autonomes et médias régionaux dans un même écosystème numérique où l'on communique sans se faire siphonner son identité.
Deux cerveaux d'ici derrière l'écran
Derrière ce pari un peu fou, on retrouve un duo complémentaire qui n'a pas peur de s'attaquer aux Goliath du Web :
• Éric Grenier (Fondateur et président) : Entrepreneur et programmeur chevronné, c'est le chef d'orchestre technologique qui a donné naissance à PeupleQC en août 2024. C'est lui qui tricote le code, bâtit l'architecture et s'assure que les serveurs roulent comme un charme.
• André Rheault (Cofondateur et vice-président) : Ami de longue date d'Éric, il a sauté dans l'aventure début 2025. Son terrain de jeu ? Le marketing, la stratégie, les partenariats et la croissance. Bref, faire connaître le projet aux quatre coins de la province.
Au final, la démarche ne coûte rien à essayer, sinon quelques minutes de curiosité. C'est tricoté serré, c'est fait chez nous, et ça nous évite d'engraisser un autre milliardaire qui ne sait même pas placer le Québec sur une carte. Alors, on va y jeter un coup d'œil ?