06/12/2026
Je me demande parfois si la maturité d'un gestionnaire ne se mesure pas davantage à sa capacité de faire confiance qu'à sa capacité d'en faire toujours plus.
Parce que dans plusieurs organisations, les gestionnaires deviennent tranquillement des hommes-orchestres.
Ils répondent à tout.
Ils règlent tout.
Ils valident tout.
Ils portent tout.
Et plus ils sont «compétents», plus le réflexe s'installe.
Et pendant ce temps-là, ton équipe attend.
Elle te consulte pour un oui ou un non.
Se valide avec une p'tite-question (la 22e ce matin).
Et reviens, pour la 100e fois, chercher ton approbation.
Pourtant, tu as engagé des adultes.
Des professionnels.
Du monde capable de réfléchir, décider et contribuer.
Tu les as choisis pour leur expérience, leur savoir, savoir-faire et savoir-être.
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Tant qu'à moi, le rôle d'un gestionnaire n'est pas de tout porter.
C'est de donner une direction claire.
Créer un climat de confiance.
Aider les gens à travailler ensemble.
Lever les obstacles quand ils se présentent.
Bref, assumer d'être un chef d'orchestre.
Parce qu'un chef d'orchestre ne joue pas d'instrument en concert.
Il permet à chacun de jouer le sien.
Et quand ça fonctionne bien, ce qui attire l'attention, ce n'est pas lui.
C'est ce que l'équipe réussit à créer ensemble, parce que ce que l'on entend et l'on voit, c'est l'harmonie.
Curieuse de savoir comment ça résonne dans ta réalité, que tu sois employé, gestionnaire ou directeur.