04/29/2026
LE MINIMUM NE SUFFIT PLUS !
POUR DIFFUSION IMMÉDIATE
MISE À JOUR ÉCONOMIQUE DU PRINTEMPS 2026 :
LE MINIMUM NE SUFFIT PLUS !
Montréal, le 29 avril 2026 – Le MASSE et ses membres sont choqués de ne voir aucun geste concret pour améliorer le régime d’assurance-emploi dans la mise à jour économique du printemps 2026 présenté hier par le gouvernement libéral de Mark Carney.
Le ministre des Finances et du Revenu national François-Philippe Champagne a souligné, lors de la mise à jour économique présentée hier, de faire des investissements « là où cela compte vraiment » et visiblement, le gouvernement de Carney semble se soucier très peu de la réalité des chômeurs et des chômeuses.
Bien que nous soutenions l’apport bénéfique du renouvellement des mesures temporaires déjà existantes jusqu’en octobre 2026, ainsi que le renouvellement du projet pilote de cinq semaines supplémentaires pour les travailleurs de l'industrie saisonnière jusqu'en octobre 2028, nous sommes consternés du manque de volonté politique du gouvernement à améliorer réellement le sort économique des sans-emploi.
« Notre système d’assurance-chômage comporte des lacunes importantes, il laisse tomber trop de personnes entre les craques et il doit urgemment être adapté aux réalités actuelles du marché du travail. Cinq semaines supplémentaires pour les travailleurs et les travailleuses risquant de vivre avec le Trou Noir de l’assurance-emploi, année après année, c’est totalement insuffisant. Le gouvernement sait quelle mesure concrète il peut instaurer pour contrer cette précarisation sans fin », s’inquiète Michael Bizzarro, co-coordonnateur du Mouvement autonome et solidaire des sans-emploi.
Le MASSE exhorte donc le gouvernement de Mark Carney d’avoir le courage de mettre en place les mesures nécessaires pour améliorer l’accessibilité du régime, d’en augmenter la couverture et de mettre fin aux discriminations perpétuées par le système – que ce soit envers les jeunes, les femmes, les travailleurs·euses de l’industrie saisonnière, les personnes immigrantes, les travailleurs·euses à temps partiel ou les travailleurs·euses précaires.