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L'HISTOIRE DES TAXIS À SAINT-GEORGESL'histoire des taxis dans notre ville remonte à bien plus loin qu'on peut l'imaginer...
06/19/2026

L'HISTOIRE DES TAXIS À SAINT-GEORGES
L'histoire des taxis dans notre ville remonte à bien plus loin qu'on peut l'imaginer à prime abord. Avant l'arrivée des automobiles, le service de taxis hippomobiles existait déjà. Sachant que les trains sont arrivés à Saint-Georges à partir de 1907, voyez une photo ancienne sur laquelle nous voyons cinq chauffeurs de taxis près de leurs carrioles dans la cour de la gare, attendant l'arrivée des voyageurs (photo 1). En 1909, l'hôtel Murtha fit paraitre une annonce qu'elle offrait le service de transport pour la gare avec sa nouvelle auto de marque Comet (photo 2). En 1941, les autorités de la gare affichèrent un « règlement concernant taxis et voitures faisant service d'hôtel » (photo 3).
Au fil des décennies, les postes de taxis se sont graduellement multipliés. Certains se donnaient des noms importés des grandes villes, tels les postes Dominion (dans l'Est) et Windsor (dans l'Ouest). Voyez l'affiche du taxi Dominion sur la façade du restaurant et salle de pool Black Cat sur la 1re avenue vers 1940 (photo 4). Leur numéro de téléphone était alors le 22, et vers 1960, ils ont changé officiellement de nom, délaissant celui de Dominion pour adopter simplement leur numéro de téléphone pour devenir le Taxi 22. Ils ont établi leur poste de l'autre côté de l'avenue, comme on le constate à une photo vers 1950 (photo 5). La même chose est arrivée pour le taxi Royal de la 2e avenue qui a choisi en 1947 d'abandonner leur nom antérieur pour prendre celui de leur téléphone, devenant ainsi le taxi 90 (photo 6).
Voyez la liste des taxis en opération dans les années '50, provenant de l'annuaire téléphonique de 1955 (photo 7). Remarquez que le taxi 55 était également en voie d'adopter son nom de téléphone au lieu de celui de « Chez Georges », référant au nom de son propriétaire Georges-Émile Gilbert qui opérait aussi le restaurant Chez Georges dans l'immeuble qui logeait alors le magasin Dallaire au rez-de-chaussée (photo 8 ). Le changement s'est opéré en raison du fait que Georges-Émile a progressivement abandonné cette occupation après avoir acquis une autre entreprise, les Liqueurs Saint-Georges.
Cette liste de 1955 mentionne le « Taxi Central » qui était sur la 1re avenue. Je ne me souviens pas de celui-ci. Quelqu'un sait où au juste? Le même annuaire cite quatre postes de taxis dans l'Est et trois dans l'Ouest. Le Bellevue était en face de l'école Dionne. Saviez-vous que jusque dans les années '50, les taxis portaient une calotte du genre de celle illustrée à la photo 9.
Encore mieux: voyez la liste de tous les postes de taxis de Saint-Georges de l'annuaire de 1961 (photo 10). On y mentionne même les noms de tous les chauffeurs. Il manque le poste Chez Ben dans l'Ouest, qui était à côté de la salle de billard (photo 11). Un événement majeur dans le domaine du taxi est survenu le 2 mars 1993, alors que tous les postes de taxi ont fusionné et se sont regroupés sous le nom de Taxi du Pont, qui était situé au coeur de la ville, à l'intersection de la 1re avenue et de la 118e rue (photo 12). La liste complète à la photo 13. L'immeuble qui logeait la Taxi du Pont Inc. fut démoli en octobre 2012 et son site a été transformé en stationnement, en face du Resto-Bar le Rock-Café sur la 1re avenue. Aujourd'hui, la compagnie Les Taxis du Pont Inc. existe encore, regroupant tous les taxis de Saint-Georges, au 11280 de la 2e avenue, pas très loin du centre sportif Lacroix-Dutil.
Photos 1, 4, 6 et 8 du fonds Claude Loubier. Photo 3 courtoisie de Gérard Boucher. Photo 5 courtoisie de Régis Poulin. Photo 10 du fonds Éclaireur-Progrès. Photo12 du fonds Jean-Frédéric Chrétien. Texte et recherches de Pierre Morin.

RÉFLEXIONS SUR L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE. Notre dernière chronique portait sur les corrections que j'ai apportées à un...
06/12/2026

RÉFLEXIONS SUR L'INTELLIGENCE ARTIFICIELLE.
Notre dernière chronique portait sur les corrections que j'ai apportées à une ancienne photo de 1896 de la résidence du Dr Georges Cloutier sur la 1re avenue à Saint-Georges. Je remets ici la photo telle que je l'ai corrigée (photo 1). Comme expliqué, il m'a fallu plus de cinq heures de travail (avec le logiciel Photoshop) pour terminer les nombreuses corrections. Pendant ce fastidieux travail, tout en réfléchissant, je me demandais si on jour, on allait trouver le moyen d'inventer un logiciel qui ferait ces corrections rapidement et correctement...
Or, dans l'après-midi suivant la publication, j'ai reçu un appel de mon ami Réjean, celui-là même qui a fait la mise en page et le montage des mes deux livres sur les Chroniques de Saint-Georges I et II. Il m'a incité à aller voir un message qu'il venait de me transmettre sur mon ordinateur. C'était la même photo qu'il a corrigée avec un logiciel d'intelligence artificielle (IA) Adobe Firefly, (photo 2). Ce fut pour moi une surprise totale.
Par la suite, Réjean (qui a de bonnes notions d'infographie) m'a expliqué que la transformation par l'IA a pris moins de cinq minutes. Le logiciel en question n'est disponible que sous forme d'abonnement dont le coût mensuel varie de 13$ par mois pour le premier degré jusqu'à 183$ par mois pour celui au plus haut degré de perfectionnement.
J'ai examiné attentivement cette photo et je dois avouer que son travail et vraiment exceptionnel, même extraordinaire. J'étais fier de mon travail de correction, qui m'a pris plus de cinq heures, plutôt que 5 minutes pour le logiciel d'IA. Je dois avouer que je ressens un sentiment ambivalent à l'égard de ce phénomène de l'IA, à la fois de l'ébahissement et de frustration. Jusqu'à maintenant, j'ai toujours corrigé moi-même les photos anciennes que j'utilise dans mes chroniques historiques avec le logiciel Photoshop. Mais maintenant, je me demande si je ne vais pas m'abonner à celui d'Adobe Firefly, quoique je ne suis qu'un amateur qui publie bénévolement mes chroniques. Et je n'ai plus 20 ans...
Les experts qui, jusqu'à maintenant faisaient carrière dans la correction de photos anciennes ou endommagées, vont devoir se trouver un nouvel emploi vu que l'IA fait un travail au moins équivalent et même impeccable en l'espace de quelques minutes au lieu de prendre des heures. Depuis 2 ou 3 ans, on entend parler des exploits extraordinaires qui vont être accomplis par l'IA. Et là, on en a un exemple flagrant sous les yeux. Et ce n'est qu'un début. J'étais un peu sceptique lorsque j'entendais parler des robots intelligents qui vont bientôt prendre la place des humains pour exécuter les tâches manuelles fastidieuses, mais là je commence à croire que tout ça deviendra réalité plus vite qu'on ne le pense.
Photo 1 corrigée par l'intelligence humaine. Photo 2 corrigée par l'intelligence artificielle. Examinez-les attentivement pour découvrir les différences. Texte de Pierre Morin.

NOUVELLE PHOTO DE LA MAISON DU DOCTEUR GEORGES CLOUTIER.La plupart des lecteurs de nos chroniques sont impressionnés par...
06/05/2026

NOUVELLE PHOTO DE LA MAISON DU DOCTEUR GEORGES CLOUTIER.
La plupart des lecteurs de nos chroniques sont impressionnés par la qualité exceptionnelle de la majorité des photos que nous publions. Nous nous efforçons de n'utiliser que les meilleures photos, qui facilitent la compréhension des textes. Toutefois, vous devez savoir que nous nous efforçons aussi de maximiser la clarté de la majorité de celles que nous utilisons. Si une photo est trop pâle, nous la corrigeons pour la rendre plus foncée, et vice-versa. Nous enlevons les marques de plis ou de déchirures et autres défauts, autant que possible.
Nous vous donnons aujourd'hui un exemple d'une des photos qui ont nécessité le plus de corrections pour devenir suffisamment présentable dans une chronique. Cette photo concerne l'ancienne maison ancestrale du docteur Georges Cloutier, qui habitait sur la 1re avenue. Notre plus grand collectionneur de photos anciennes de Saint-Georges, Claude Loubier, a récemment mis la main sur un véritable trésor, ce qui semble être peut-être la plus ancienne photo de la résidence en question alors qu'elle semblait pratiquement neuve (photo 1). La photo daterait de 1896, seulement un an après que la résidence du Dr Cloutier ait été construite. Mais il y a un hic: la photo date donc de plus de 125 ans et elle fait vraiment son âge; elle est parsemée de points et rayures blanches qui, au premier abord, rendent très difficile sa visualisation et lui font perdre une grande partie de sa valeur (photo 2).
La première photo est remarquable par sa clarté, on dirait qu'elle est récente. Or, elle n'était pas aussi remarquable quand on en a pris possession récemment. Croyez-le ou non, la 2e photo est la même, avant correction. J'ai travaillé pendant plusieurs heures pour combler tous les défauts. Chaque point blanc, si petit soit-il, a nécessité une correction individuelle, ce qui représente des centaines de corrections au total. J'ai suivi il y a environ 20 ans une formation « débutant » et « intermédiaire » pour le logiciel Photoshop, ce qui m'aide à effectuer une multitude de réparations des défauts pouvant affecter les photos.
À droite de la photo, on voit la maison qui est aujourd'hui occupée par le studio Édith Serei des soeurs Roy, toutes trois esthéticiennes. À l'origine, à l'époque de la photo, cette maison appartenait à un M. Jolicoeur originaire de Notre-Dame des Pins. Elle a subi des rénovations au cours des décennies et elle est aujourd'hui l'une des plus belles maisons centenaires de notre ville. À gauche de la photo, on aperçoit le bout d'une maison au toit mansardé, elle aussi plus que centenaire. Il y a 60 ans, elle appartenait au bijoutier Philippe Drouin. Aujourd'hui, elle existe encore mais est méconnaissable en raison des multiples rénovations apportées au fil des ans et elle loge maintenant le magasin Au Bon Marché Bernard.
Incroyable de revoir ces lieux tels qu'ils existaient il y a plus de 100 ans. Pour vous aider à situer ce site, voici une photo récente montrant les trois mêmes bâtisses plus d'un siècle plus t**d (photo 3).
Photos 1 et 2 du fonds Claude Loubier. Texte, recherches et correction de la photo par Pierre Morin.

LES ÉGLISES DE 1831 ET DE 1862 À SAINT-GEORGES. La première église, qu'on aurait pu appeler une chapelle, dura à peine 3...
05/29/2026

LES ÉGLISES DE 1831 ET DE 1862 À SAINT-GEORGES.
La première église, qu'on aurait pu appeler une chapelle, dura à peine 30 ans, de 1831 à 1862. On n'en détient aucune photo. En 1935, le frère Adjuteur (Frères de la Charité) a rédigé un « Précis Historique sur la paroisse de St-Georges ». De 1933 à 1935, il a interviewé plusieurs personnes âgées pour obtenir la description la plus fidèle possible de cette chapelle et il en a conçu ce dessin (photo 1). Cette chapelle était située aux environs du site où se trouve actuellement la statue équestre de Saint-Georges, en face de l'église actuelle. Trop frêle et petite, elle fut remplacée en 1862 par une véritable église, commencée par le curé Charles-Godefroy Gaudin et terminée le 18 décembre 1862 par le curé Ferdinand Catellier. Ce temple était situé au même endroit que l'église actuelle, mais sa façade était tournée vers le nord plutôt que de regarder la rivière. Les dimensions à l'intérieur étaient de 120 pieds par 48 pieds et on y comptait 208 bancs.
Les photos 2 et 3 nous la montrent en des moments différents dans les années 1880-90. La 2e a été prise un dimanche au début de l'été, remarquez les femmes avec parasols à gauche de la foule. À l'époque, la majorité des gens étaient fermiers vivant dans les rangs tout autour de la paroisse. Pas de TV, de radio ni de téléphone, alors les gens se rassemblaient le dimanche après la messe sur le perron de l'église pour socialiser et apprendre les dernières nouvelles. La 3e photo a été prise en des moments plus tranquilles, on peut voir les nombreuses barres d'attache pour les chevaux. On a la chance d'avoir deux photos de l'intérieur. À la photo 4, prise par le photographe JA Gagnon en septembre 1895, on voit la section du chœur et l'autel. À droite, on aperçoit le sacristain Sévère Poulin. La photo suivante (la 5e), vers la même époque, nous offre une vue de l'intérieur alors que l'édifice est rempli de paroissiens pendant qu'on y célèbre la messe. Certains items de décoration de celle-ci furent transférés dans l'église de 1900, dont les deux grandes peintures de chaque côté de l'autel ainsi que le lustre de cristal. Vu la croissance soutenue de la population dans les années 1880 et 1890, on décida d'ériger une nouvelle église plus imposante en 1900. On aurait dû conserver celle de 1862, et construire à côté, mais malheureusement, il fut plutôt décédé de démolir le bel édifice de 1862 (photo 6) pour reconstruire sur le même site. L'historien Garant a écrit: « Pourquoi avoir démoli cette église? Démolition malheureuse. Une erreur à ne pas répéter. Sauvegarde de notre patrimoine architectural beauceron... Leçon du passé! »
Photos 1, 2, 3 et 6 du fonds Claude Loubier. Photos 4 et 5 du fonds Rachel Duval. Texte et recherches de Pierre Morin.

LE MÉMORABLE CAFÉ PARIS D'AUTREFOIS. Avez-vous connu l'époque où on pouvait savourer une « patate, sauce, pois » pour 25...
05/22/2026

LE MÉMORABLE CAFÉ PARIS D'AUTREFOIS.
Avez-vous connu l'époque où on pouvait savourer une « patate, sauce, pois » pour 25c ? Accompagnée d'une liqueur pour 15c ? Et si vous aviez un p'tit goût de sucré, pourquoi pas ajouter un « flotteur » aussi appelé « ilot sur Coke », soit une boule de crème glacée dans un verre de Coke pour 20c ? Ces items étaient disponibles au Café Paris. C'était le coût de la vie il y a 60 ans. Notre bon ami Claude Loubier, grand collectionneur de photos anciennes de Saint-Georges, nous a fourni cette superbe photo couleur de la 2e avenue prise lors d'une journée d'été ensoleillée, nous rappelant le beau souvenir de cette époque.
Vous rappeliez-vous qu'il y a eu pendant 3 ou 4 ans un kiosque de crème glacée molle qui vendait aussi de la barbe à papa dans l'immeuble voisin (côté nord), qu'on voit bien si on agrandit la photo. Cette crèmerie s'installa à cet endroit après que Salvatore Pizzeria eut déménagé en face vers 1966, à l'époque de cette photo. On voit d'ailleurs l'annonce de Salvatore à côté du garage J.W. Morin, concessionnaire des autos GM à droite de la photo. Encore plus loin à droite, on voit l'annonce Esso qui était devant le garage Drouin (Paulo) et Frère, avant qu'il déménage au coin de la 90e rue et du boulevard Lacroix vers 1980.
Les plus âgés l'ont connu et les plus jeunes en ont entendu parler: le fameux Café Paris de la 2e avenue. Il fut fondé en 1930 par M. Louis Drouin qui l'a opéré pendant plusieurs années. Après environ 15 ans, M. Drouin a vendu son restaurant à son beau-frère Rosaire Morin, alias « Pit La Jambe », qui l'a exploité à son tour pendant plusieurs années. Il résidait dans la section droite (côté nord) de l'immeuble. Il a conservé la propriété de cet immeuble jusqu'à son décès, survenu le 1er janvier 2001, mais entretemps, il a loué le restaurant à divers opérateurs.
En 1954, ce sont Mlles Fernande et Huguette Giroux qui ont eu ce restaurant pendant quelques années. Mais le plus connu des opérateurs fut M. Guy Bernard (qui louait de Rosaire Morin) dans les années '60. M. Bernard servait de la cuisine excellente et très variée, à prix raisonnable. Le poulet BBQ, le smoke-meat et le spaghetti étaient délicieux. C'était à l'époque le rendez-vous des jeunes après la soirée. Les clients préféraient les banquettes rondes près des vitrines. Il y avait sur chaque table un petit juke-box avec la liste de tous les disques qu'on pouvait faire jouer après y avoir inséré la pièce de monnaie requise. Le coût d'une sélection était de 5c dans les années '50, augmenté à 25c pour 3 sélections dans les années '60. La majorité des baby-boomers actuels ont fréquenté cet établissement si populaire dans leur jeunesse, beaucoup s'y rendaient en fin de soirée, venant du Manoir ou du Morency. De la première avenue, on pouvait y accéder par un petit sentier pédestre passant entre l'ancien bureau de poste et le restaurant Chez Francine, sentier qui devenait casse-cou avec ses marches de béton délabrées rendu à la hauteur du café Paris.
Le gros feu de la 2e avenue, en juillet 1965, a failli le détruire mais heureusement le vent a tourné et les pompiers ont réussi à maitriser l'incendie, de sorte que l'établissement a pu continuer. Un autre opérateur a été M. Jean D'Arc Vachon (avec sa conjointe Réjeanne Champagne) au tournant des années '70. Il fut vendu vers 1973 à des asiatiques qui ont changé le nom pour le New Dragon qui offrait un buffet chinois. Il a fermé en 1999. Le bâtiment fut ensuite démoli dans l'avant-midi du mercredi 21 novembre 2001 et aujourd'hui, c'est un terrain vacant. Un souvenir qui rend mélancoliques ceux qui l'ont fréquenté autrefois.
Photo du fonds Claude Loubier. Texte et recherches de Pierre Morin.

DÉLIAS MÉTHOT VICTIME DE DÉBÂCLES À RÉPÉTITION IL Y A 100 ANS. Dans la Beauce, on a tous entendu parler de ces effrayant...
05/15/2026

DÉLIAS MÉTHOT VICTIME DE DÉBÂCLES À RÉPÉTITION IL Y A 100 ANS.
Dans la Beauce, on a tous entendu parler de ces effrayantes débâcles printanières. Les plus de 40 ans se souviennent de la dernière vraie, celle de 1986, qui avait inondé le centre-ville. La pire fut celle de 1896. Les suivantes en importance furent probablement celles de 1928, de 1938 et de 1939. Au siècle dernier il y en a eu beaucoup d'autres qui, quoique moins graves, causaient quand même beaucoup de dommages, surtout pour les habitations riveraines de la 1re avenue du côté est. Celui qui a subi le plus de dommages à cette époque éloignée fut très probablement le sellier Délias Méthot dont le commerce et la résidence étaient situés en plein centre-ville, sur la 1re avenue. Son histoire à Saint-Georges a commencé au tournant des années 1900.
Voyez une photo montrant les débris du pont en 1896 (1re photo). À droite, la première maison qu'on voit a été gravement endommagée, car une partie a été emportée par les glaces. C'était la résidence du photographe J.A. Gagnon, celui-ci l'a réparée temporairement. Par la suite, quelques années plus t**d, Gagnon a finalement vendu le terrain pour un prix d'aubaine au sellier Délias Méthot qui s'y est construit en 1910 sa sellerie et résidence. Gagnon s'est construit lui aussi (en 1898-99), mais du côté opposé de la 1re avenue, en face de Méthot. Hélas Délias a été régulièrement victime des débâcles par la suite, car il était trop près de la rivière. La maison Méthot existe encore, c'est maintenant Chaussures Cameron. Et l'édifice Gagnon existe aussi encore, c'est un gros bloc à appartements près du stationnement du Comptoir Régional de Beauce.
Pendant longtemps, l'édifice de M. Méthot était le premier dans ce secteur près de la rivière, de sorte que lorsqu'une débâcle se produisait, il était le premier à subir les débordements de glaces envahissant sa propriété (photo 2, de 1932). Et le photographe Gagnon qui résidait juste en face prenait des clichés à chaque inondation. Voici trois photos prises sur le même plan à différentes années, on constate les dommages considérables causés à chaque fois. La première est de 1920, les poteaux de téléphone ont été arrachés ou cassés (photo 3). Autre photo du même genre prise lors de l'inondation de 1928, la maison Méthot au premier plan et le même pont de fer (érigé en 1912) en arrière plan (photo 4). On distingue même une auto de l'époque circulant sur le pont. Encore une photo semblable prise au même endroit en 1939: même décor de cette zone sinistrée, sauf que c'est le pont de fer érigé en 1929 qu'on aperçoit en arrière-plan (photo 5). C’étaient des dégâts semblables à chaque débâcle. Pauvre Délias, il a eu une patience d'ange à persister à demeurer à cet endroit malgré les réparations devant être effectuées après chaque débâcle, en plus que le sous-sol devait être très humide.
Son fils Euchariste Méthot a pris la relève dans les années '50 et '60 sous le nom de Cordonnerie Méthot, au même endroit. Il a modernisé l'immeuble (photo 6), mais a éprouvé lui aussi des problèmes avec les débâcles. Le voici en train de transporter en lieu sûr de boites de chaussures lors d'une inondation du sous-sol (photo 7).
Toutes les photos sont du fonds Claude Loubier sauf la 2 qui est du fonds BAnQ et la 5 qui est du fonds Pierre et Monique Jacob. Texte et recherches de Pierre Morin.

LE CAMP TROIS COULEURS DE LORENZO BOUCHER.Quand les gens qui s'en souviennent parlent de cet établissement, plusieurs l'...
05/08/2026

LE CAMP TROIS COULEURS DE LORENZO BOUCHER.
Quand les gens qui s'en souviennent parlent de cet établissement, plusieurs l'appellent le MOTEL TROIS COULEURS, mais à l'origine, son propriétaire l'a appelé le CAMP TROIS COULEURS. On devine qu'il a choisi ce nom en référence aux trois couleurs dont il était peint: blanc, bleu et orange. La teinte dominante était celle de la toiture, l'orange, comme on le constate à sa photo (photo 1), tirée d'une carte postale que son propriétaire J-Lorenzo Boucher avait fait imprimer et distribuait à ses clients pour s'en servir comme publicité. Au bas de ces cartes postales, le nom était bien indiqué: Camp Trois Couleurs. Il précisait aussi être situé à 70 miles de la ville de Québec et à 40 miles de Jackman Maine.
En fait, M. Boucher était un homme d'affaire avisé qui a touché plusieurs domaines au cours de sa vie. Dans l'annuaire de St-Côme de 1934, il se déclarait restaurateur. Il était avant-gardiste et, dans les années '30, il avait flairé que l'industrie touristique s'en venait dans notre région et que de nombreux touristes emprunteraient la route 23 (route Jackman-Québec) et passeraient dans la Beauce pour se rendre à Québec et visiter la province. Il savait que les Américains de cette époque aimaient le style de cabines en bois rond individuelles et c'est pourquoi il construisit de telles habitations colorées, dont le texte au bas de ses cartes postales précisait même qu'elles étaient chauffées à la vapeur.
Il fit même imprimer un autre set de cartes postales en y ajoutant, de l'autre côté de la route sur l'image, le poste de douanes, pour attirer l'attention de ceux qui les verraient sur le fait que son établissement était situé non loin des douanes canadiennes et américaines, quoiqu'il n'était pas aussi rapproché que cette carte postale le laisse croire (photo 2).
Ses cabines (qu'il publicisait sous le nom de « Camp ») étaient situées à 2 miles de Saint-Georges, à droite quand on sortait de la ville en direction sud, vers Saint-Côme, juste après la courbe Donovan. L'endroit était connu sous le nom de « La Tonne », site très commode qui était doté d'un genre de réservoir d'eau pour mettre dans les radiateurs des voitures de l'époque.
Plus t**d, M. Boucher s'est construit une imposante résidence dans le secteur de ses cabines et a aussi exploité un garage (Garage Impérial) situé sur la 2e avenue à l'entrée de Saint-Georges Est, comme le précise une publicité parue dans le journal L'Éclaireur du 23 mars 1944 (photo 3). Par la suite il est devenu un prospère entrepreneur faisant l'asphalte sur les routes, domaine dans lequel il a le plus longtemps œuvré. Il possédait un plan d'asphalte à Saint-Georges et un autre à Vallée-Jonction en plus d'un concasseur de pierres à Charlesbourg.
Il est décédé le 5 juin 1969, à l'âge de 59 ans (photo 4). Après son décès, sa grosse résidence a changé de mains à quelques reprises et elle est devenue un hôtel qui a appartenu entre autres à Mme Rose Tawel. Cette bâtisse fut finalement détruite par un gros incendie le 15 juillet 1996, alors qu'elle était un bar ayant pour nom le « Panthera ».
Photos 1 et 2 tirées de cartes postales. Photo 3 du fonds Éclaireur. Texte et recherches de Pierre Morin

ÉGLISE, MONUMENT ET KIOSQUE IL Y A PLUS DE 100 ANS.La Société Historique Sartigan détient de nombreuses photos du secteu...
05/01/2026

ÉGLISE, MONUMENT ET KIOSQUE IL Y A PLUS DE 100 ANS.
La Société Historique Sartigan détient de nombreuses photos du secteur historique de notre ville, dans les environs de l'église. L'examen attentif de ces photos nous fournit beaucoup d'informations sur les étapes du développement de cette agglomération, quand on prend le temps d'en examiner les détails. Voyez la première image, une rare photo à l'époque où il n'y avait pas encore de monument équestre ni de kiosque en avant de l'église. C'était en 1910. Certes, il y avait le presbytère et l'ancien couvent, mais ne trouvez-vous pas qu'il manque quelque chose? Pas de monument ni de kiosque.
1912 fut une année spéciale, avec l'arrivée d'un nouveau pont et l'érection d'un remarquable monument équestre, la statue de Saint-Georges. On les voit sur la 2e photo qui serait de 1914: quelqu'un a éternisé l'image de ces deux nouveautés en les captant sur un cliché exceptionnel. C'est certes une belle illustration, mais c'est aussi bizarre de réaliser que le kiosque n'était pas là.
Peu de temps plus t**d, en 1915, on érige un magnifique kiosque entre le monument et la rivière; on les voit tous les trois (kiosque, monument et pont) près l'un de l'autre sur la 3e photo, peut-être la première photo de ce kiosque. Scène semblable à la photo 4. Pour vouloir se doter de cette statue et de ce kiosque, il fallait vraiment que les Géorgiens soient fiers de leur ville. À cette époque, la ferveur religieuse était à son sommet, et les citoyens ont fait en sorte que l'environnement de leur église soit attrayant et convivial. On a même organisé une grande fête pour célébrer l'inauguration de ce kiosque, voyez la foule des nombreux spectateurs lors de la bénédiction de cette nouvelle attraction, comme on le constate aux 5e et 6e photo, de 1915. Les gens étaient enthousiastes de pouvoir admirer ces nouveautés. Ce sont les membres de la fanfare locale, dirigée par M. Jules Moisan, qui ont « étrenné » le kiosque, ils étaient chargés d'animer la foule avec leur musique entrainante.
Cette petite construction fut le théâtre de toutes sortes de manifestations politiques, artistiques ou récréatives. C'était un site attrayant pour toute la population, voyez une photo où on aperçoit un enfant glissant dans la pente abrupte juste en arrière du kiosque (photo 7). Une photo en couleur nous offre une vue d'ensemble sur l'environnement du secteur où était situé ce kiosque vers 1935 (photo 8 ). Vers 1960, on l'a déménagé au Camp Jociste, aujourd'hui appelé le parc des 7-Chutes. En voici la photo (photo 9 ). On le rafistola tant bien que mal en 1985, mais on rapporte qu'il fut démoli pour cause de vétusté vers 1990.
Photo 1 du fonds Constantin Berberi. Photo 2 du fonds Daniel Lessard. Photo 3 du fonds Paulin Poirier. Photos 4, 5 et 6 du fonds Claude Loubier. Photo 7 du fonds Jean-Frédéric Chrétien. Photo 8 du fonds BANQ. Photo 9 du fonds Yvon Thibodeau. Texte et recherches de Pierre Morin.

VUES DE LA VILLE DE SAINT-GEORGES À DIFFÉRENTES ÉPOQUES. On trouve de nombreuses photos anciennes qui sont de véritables...
04/24/2026

VUES DE LA VILLE DE SAINT-GEORGES À DIFFÉRENTES ÉPOQUES.
On trouve de nombreuses photos anciennes qui sont de véritables trésors dans les dossiers de la Société Historique Sartigan. Cependant, il faut une grande patience pour dénicher de telles photos parmi les milliers qui sont conservés dans de gros cartables, car elles ne sont pas nécessairement regroupées comme les cinq qui sont illustrées dans cette chronique. Elles sont éparpillées dans des centaines de cartables. Il faut parfois des mois ou même des années pour en faire le tour et les rassembler.
Pour les fins de la présente publication, j'ai réussi à en rassembler cinq prises sensiblement sous le même angle et sur les mêmes lieux mais à différentes époques. Certaines de ces photos auraient été prises à partir de la « butte » où fut plus t**d le Séminaire (aujourd'hui CEGEP Beauce-Appalaches) près de la 116e rue (alors inexistante) en direction de l'église, à une époque où les condos du Séminaire n'existaient pas encore. Les trois principaux centres d'attraction sont l'église, le pont et la rivière Chaudière.
La première est aussi la plus ancienne, vers 1906-10; au premier plan, on voit un fermier et son cheval travaillant dans son champ. On a un aperçu de la ville à cette époque, mais la prise de vue a l'inconvénient de n'offrir qu'une partie des immeubles du côté est, principalement les toitures, ce qui présente peut-être moins d'intérêt. Heureusement, on voit bien le secteur historique de l'ouest, avec l'église et de l'ancien pont de bois qui fut remplacé plus t**d, en 1912.
La deuxième photo serait des environs de 1940. Cette fois, c'est plutôt une vache qui semble brouter dans le champ voisin de la 116e rue. Le décor n'a pas tellement changé, bien que la ville se soit un peu développée. On remarque le 2e pont de fer qui fut érigé en 1929. La 3e photo (vers 1950) est aussi exceptionnelle, même genre de prise de vue, mais cette fois, on distingue clairement l'usine de la St-Georges Heels (manufacture de talons), où fut plus t**d la manufacture de souliers St-Georges Shoe à partir de 1959.
Sur la 4e photo (vers 1960), toujours dans le même style, un ado est assis dans le champ de la butte du Séminaire. On y aperçoit le raccourci qui traversait en diagonale et que j'utilisais moi-même à cette époque pour me rendre et revenir du Séminaire dans les années '60. Encore une vue imprenable de la ville et des édifices qui se sont multipliés.
Finalement, une 5e photo dans le même angle mais de façon beaucoup plus rapprochée, où on voit un court secteur de la 2e avenue vers 1920, à l'époque où le boulevard Lacroix n'existait pas encore. On voit aussi le 1er pont de fer qui a existé de 1912 à 1929.

Des photos historiques qui nous rappellent différentes étapes de l'évolution de notre ville. Un voyage dans le temps.
Photos 1, 3, 4 et 5 du fonds Claude Loubier. Photo 2 du fonds Daniel Lessard. Texte et recherches de Pierre Morin.

L'HÔTEL MURTHA, ANCÊTRE DU VIEUX SAINT-GEORGES. Tout le monde ici a connu le Vieux Saint-Georges, qui a existé jusqu'à i...
04/17/2026

L'HÔTEL MURTHA, ANCÊTRE DU VIEUX SAINT-GEORGES.
Tout le monde ici a connu le Vieux Saint-Georges, qui a existé jusqu'à il y a environ 15 ans. En premier, ce fut l'hôtel Murtha. C'est aujourd'hui le resto-bar Le Shaker. Cet édifice a plus de 115 ans, ayant été construit en 1910, ce fut à l'origine la résidence de Thomas Murtha (photos 1 et 2). C'était une belle grosse maison que Thomas a habitée jusqu'à son décès survenu en 1933. Sa maison passe alors à son fils Ernest Murtha. L'année suivante, en 1934, celui-ci et son épouse Marie Carrier décident de la transformer en hôtel. À cet effet, ils agrandissent la bâtisse du côté droit (sud). On voit le résultat de cet agrandissement à la 3e photo, où on reconnait facilement que c'est bien le même immeuble sauf qu'il a été prolongé par la droite.
Une magnifique photo aérienne prise vers 1947 nous permet de voir tout le secteur entourant le Murtha à cette époque, on réalise qu'il était et est encore face à l'ancien Morency, aujourd'hui La Société Microbrasserie (photo 4). Remarquez la corniche au sommet tout autour, c'est bien la même autant sur la section agrandie que pour le reste de l'immeuble. Cette corniche est la même sur toutes les photos publiées ici. L'édifice fut amélioré et agrandi à quelques reprises par la suite. Entretemps, en mars 1946, l'hôtel change de propriétaire. C'est M. Henri Fortin, taxi, qui s'en porte acquéreur, tandis que M. Murtha, dans le cours de la transaction, achète la résidence de M. Fortin.
Mais peu après, Murtha et sa famille déménagent à Jackman dans le Maine, où il eut aussi un hôtel pendant quelque temps. Puis il revient à Saint-Georges vers 1950 et achète l'Hôtel National qu'il opéra avec grand succès pendant environ 5 ou 6 ans. En 1956, il vend le National et rachète son ancien Hôtel Murtha, sur la 1re avenue, dont il rénove complètement la salle de réception (photo 5). Il y avait des musiciens pour animer les soirées (photo 6). Homme de public, il connait pendant plusieurs années un grand succès dans l'exploitation de son établissement, dont on voit la photo en 1958 (photo 7). Plusieurs reconnaitront l'Hôtel Murtha, qui a conservé cet aspect pendant plusieurs années.

Puis il l'a définitivement vendu à la fin des années '60 à quatre hommes d'affaire (soit Marc Roberge, Victor Loubier, Réjean Moreau et Gilles Bernier) qui ont transformé l'intérieur en genre de Bavarois, qui a aussi connu beaucoup de succès (photo 8 ). Ceux-ci l'ont à leur tour revendu au début des années '70 à deux associés MM Clément Roy et Jean Coulombe.
C'est ensuite au tour de M. Neil Mathieu de s'en porter acquéreur le 20 octobre 1975. Un grand changement s'opère alors pour cet établissement. Non seulement modifie-t-on son aspect extérieur et rénove-t-on l'intérieur, mais on change même son nom: ce sera longtemps le Vieux Saint-Georges, qui deviendra extrêmement populaire (photo 8 ). En août 1986, le « Vieux » passe aux mains de Serge Jacob. La terrasse du Vieux a connu un énorme succès pendant plusieurs années au cours de la saison estivale - photo 9 - Les soirées karaoké du jeudi soir étaient particulièrement courues. L'édifice a été acquis en juillet 2016 par Guillaume Abbatiello. Et aujourd'hui c'est le resto-bar Le Shaker qui est établi à cet endroit depuis environ 10 ans. Wow, ce site a été un endroit de prédilection pour plusieurs générations depuis plus de 90 ans. On pourrait le qualifier de lieu mythique. C'est encore l'un des endroits les plus « hot » de Saint-Georges.

Photos 1, 2, 3, 4, 7 et 8 du fonds Claude Loubier. Photo 6 du fonds Cécile Champagne. Texte et recherches de Pierre Morin.

Adresse

250 18e Rue # 401
Saint-Georges, QC
G5Y4S9

Heures d'ouverture

Lundi 9am - 4pm
Mardi 9am - 4pm
Mercredi 9am - 4pm
Jeudi 9am - 4pm
Vendredi 9am - 12pm

Téléphone

418 227-6176

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