Avec Toute ma Tête
La mission d'Avec Toute ma Tête est de sensibiliser la population, les jeunes en particulier, à la prévention des Traumatismes Cranio-Cérébraux. Ses programmes scolaires visent l’éducation des jeunes, en les éveillant aux conséquences de leurs actes et prévoient le renforcement de leur autonomie en les amenant à faire des choix plus judicieux. Avec Toute ma Tête s’efforce de p
réserver la santé de la ressource la plus précieuse de notre pays, c’est-à-dire… nos enfants. Nous croyons que les jeunes doivent se servir de leur tête pour protéger leurs corps. Personne au Québec ne peut affirmer ne jamais avoir été affecté, de quelque façon que ce soit, par ces blessures permanentes dévastatrices. Nous entendons tous pour dire que la prévention est de mise. Les Traumatismes Cranio-Cérébraux sont la principale cause de blessures graves et de décès pour les enfants à bicyclette. L’épaisseur du crâne humain ne dépasse pas un centimètre, soit environ celle d’un crayon de papier. L’impact d’un accident survenant à une vitesse comprise entre 7 et 10 kilomètres-heure suffit à entraîner une fracture du crâne. Même les jeunes cyclistes circulent à des vitesses de 11 à 16 kilomètres-heure en moyenne.1
Un casque correctement ajusté permet d’éviter au cerveau d’absorber la force d’une collision ou d’une chute, ce qui réduit de 85 pour cent le risque de grave Traumatismes Cranio-Cérébraux.2 En d’autres termes, 4 Traumatismes Cranio-Cérébraux sur 5 pourraient être évités si chaque cycliste portait un casque.3
Une législation sur le port du casque réduit le nombre de Traumatismes Cranio-Cérébraux et de décès chez les cyclistes, sans faire régresser la pratique du cyclisme. Une étude effectuée à l’échelle du Canada par la docteur Alison McPherson et ses collègues a démontré que le taux de fréquence des Traumatismes Cranio-Cérébraux chez les enfants et les adolescents cyclistes est inférieur de 25 pour cent environ dans les provinces dotées d’une législation sur le port du casque par comparaison avec celles qui n’en sont pas dotées. Les auteurs sont persuadés que cette différence ne s’explique pas par la régression de la pratique du cyclisme : aucune réduction du taux de fréquence des autres blessures liées à la bicyclette n’y a été constatée.4
Les enquêtes ont également démontré que la majorité de la population est en faveur d’une législation sur le port du casque de cycliste à tout âge.5 De plus, les Traumatismes Cranio-Cérébraux représentent un lourd fardeau économique pour nos concitoyens. Les casques sont distribués à grande échelle, pour un prix compris entre 15 et 20 dollars. Selon les estimations, chaque dollar investi dans un casque économise 30 dollars à la société.6 Nous invitons donc le gouvernement à mettre en oeuvre une législation complète sur le port du casque et à financer des programmes permanents d’éducation au port du casque. SOURCES
1 THOMPSON, D., REBOLLEDO, V., THOMPSON, R., KAUFMAN, A., RIVARA, F. « Bike speed measurement in a recreational population: validity of self reported speed », Injury Prevention, no 3, p. 43-45, 1997.
2 THOMSON, RS, RIVERA, FP et THOMPSON, DC. « A case-controlled study on the effectiveness of bicycle safety helmets », New England Journal of Medicine, no 320, p. 1361-1367, 1989.
3 THOMPSON, DC., RIVARA, FP. et THOMPSON, R. « Helmets for preventing head and facial injuries in bicyclists » (Cochrane Review, 2001), The Cochrane Library, Oxford, no 4, 2001. Mise à jour du logiciel : .
4 MACPHERSON et autres. « Impact of mandatory helmet Legislation on bicycle-related head injuries in children: A population- based study », Pediactrics, vol. 110, no 5, 2002.
5 Évaluation de la semaine SécuriJeunes 2002 Quand tu roules, protège ta boule! Rapport non publié, préparé par la BC Injury Prevention Research.
6 « Children’s Safety Network 1996 », The Economic Burden of Unintentional Injury in Ontario, SMARTRISK, p. 43, 1999.