Les Verts Boisés du Fjord

Les Verts Boisés du Fjord Les Verts Boisés du Fjord visent la protection, la mise en valeur et l'accessibilité des boisés urbains du Saguenay.

05/26/2026

LVBF accueillera un stagiaire cet été en la personne de M. Glodi Mataswa Makengo, étudiant au programme de Géographie et d’aménagement durable de l'UQAC. Son travail consistera à produire des cartes de géolocalisation reliées à un Plan d'action relatif à la pérennisation des sentiers aux Rats Musqués et de l'Odyssée.

Corvée du 15 mai au parc Don Bosco.
05/20/2026

Corvée du 15 mai au parc Don Bosco.

05/06/2026

Pourquoi la nature nous apaise-t-elle ?

Les études en neurosciences le confirment : lorsque nous passons du temps en forêt ou au bord de la mer, cela déclenche toute une série d’effets positifs dans notre cerveau. Voici comment l’expliquer.

Santé et science, Mar Estarellas, Université McGill, 21 avril 2026

Mar Estarellas est chercheuse postdoctorale en psychiatrie sociale et transculturelle à l’Université McGill.

Vous est-il déjà arrivé de ressentir un apaisement dès que vous entrez dans une forêt ? Ou peut-être avez-vous remarqué que votre esprit se calme lorsque vous regardez la mer ?

Nous savons depuis un certain temps, et beaucoup d’entre nous le sentent intuitivement, que se retrouver dans la nature nous fait du bien. Les neurosciences nous permettent désormais de comprendre pourquoi, et ce qui se produit dans le cerveau dans ces moments-là.

J’ai récemment participé à la rédaction d’une r***e exploratoire sur les aspects neuroscientifiques de l’exposition à la nature, publiée dans Neuroscience and Biobehavioral Reviews, en collaboration avec des collègues de l’Université Adolfo Ibáñez, au Chili, et de l’Imperial College de Londres, au Royaume-Uni.

Nous avons passé en r***e 108 études de neuroimagerie évaluées par des pairs sur l’exposition à la nature et avons constaté que les résultats étaient cohérents. Lorsque les gens se retrouvent dans des environnements naturels (ou même s’ils regardent des photos de la nature), le cerveau présente des signes de réduction du stress, d’allègement de l’effort mental et d’une meilleure régulation émotionnelle.

Augmentation des ondes alpha et thêta

Nous sommes nombreux à vivre dans des environnements qui maintiennent notre cerveau en état d’alerte avec la circulation, les écrans, le bruit, l’agitation et une constante prise de décision. Si les villes sont de formidables créations humaines, elles sollicitent fortement notre attention et notre système de gestion du stress.

La nature, en revanche, semble offrir un tout autre type de stimulation, auquel le cerveau réagit différemment.

L’une des conclusions les plus marquantes provient des études par électroencéphalographie (EEG), qui mesurent l’activité électrique du cerveau. Dans de nombreuses expériences que nous avons passées en r***e, les environnements naturels causaient une augmentation des ondes alpha et thêta. Celles-ci sont associées à un état d’éveil détendu. Les études ont souvent mis en évidence une diminution de l’activité bêta, qui est davantage liée à un effort actif ou à une charge cognitive.

Pour résumer, le cerveau semble moins « surchargé » dans la nature.

Cela ne signifie pas pour autant qu’il devienne passif ou somnolent. Disons plutôt qu’il passe à une forme d’attention plus calme, qui nécessite moins d’efforts. Observer le mouvement des feuilles, écouter le bruit de l’eau ou remarquer les variations de lumière sollicite l’esprit de manière différente qu’une rue bondée ou un flot de notifications.

Certaines études indiquent que ces effets peuvent se manifester rapidement. Dans plusieurs expériences d’EEG, tant dans le monde réel qu’en réalité virtuelle, des changements sont apparus en l’espace de quelques minutes, parfois en seulement trois minutes.
Les effets sont généralement plus marqués lors d’une exposition plus longue, surtout si les participants passent au moins 15 minutes dans un environnement immersif.

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Baisse de l’activité de l’amygdale

Nous avons également passé en r***e des études basées sur l’imagerie par résonance magnétique fonctionnelle (IRMf). Ces techniques permettent de mesurer les variations du débit sanguin liées à l’activité neuronale et d’observer quelles régions deviennent plus ou moins actives.

Nous avons ainsi pu constater la diminution de l’activité dans les zones cérébrales impliquées dans le stress et la rumination chez une personne qui avait passé du temps dans la nature. L’amygdale, qui aide à détecter les menaces et à réagir au stress, devient alors moins active. Il en va de même pour le cortex préfrontal sous-génual, une région associée aux pensées négatives répétitives.

D’autres études basées sur l’IRMf ont mis en évidence des modifications dans les réseaux impliqués dans l’attention et les pensées axées sur soi, notamment dans certaines parties du réseau du mode par défaut. Ces zones sont engagées dans l’introspection, le vagabondage mental et ce que l’on pourrait appeler « le flux de fond de l’expérience intérieure ».

Dans la nature, ces régions se sont réorganisées de manière à favoriser un état mental plus calme et moins dispersé.

Des effets en cascades

En passant en r***e ces 108 études, nous avons constaté une tendance largement cohérente, que nous présentons comme une cascade d’effets par laquelle la nature pourrait influencer le cerveau.

Tout d’abord, les environnements naturels sont généralement plus faciles à traiter pour le cerveau. Leurs formes et leurs rythmes suivent souvent des motifs fractals, comme ceux que l’on observe sur les côtes, dans les feuilles et les nuages, que le cerveau semble traiter facilement.

Cela peut réduire la charge sensorielle et perceptive. À mesure que cela se produit, les systèmes liés au stress se stabilisent et le corps peut sortir du mode « combat ou fuite ».

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L’attention nécessite alors moins d’efforts et la gestion émotionnelle devient plus stable. Nous décrivons ce phénomène comme un circuit reliant la perception, la régulation du stress, l’attention et le traitement des informations liées à soi.

La nature peut-elle modeler l’anatomie du cerveau ?

Certaines études indiquent que, au-delà des effets immédiats de l’exposition, la nature pourrait également influencer le développement du cerveau à long terme. Des études d’IRM structurelle suggèrent que le fait de vivre dans des zones avec de la verdure est associé à des différences dans l’anatomie cérébrale avec, notamment, davantage de matière grise et une meilleure intégrité de la matière blanche chez certaines populations.

Ces études sont pour la plupart corrélationnelles, il convient donc de les interpréter avec prudence. Elles ne permettent pas de prouver que la nature est la seule responsable de ces différences, mais indiquent la possibilité que de petits effets réparateurs, répétés au fil des mois et des années, puissent s’accumuler pour favoriser la cognition et la résilience.

Ainsi, lorsque le temps passé en plein air vous procure une sensation de légèreté, de clarté ou vous aide à vous libérer l’esprit, sachez que cette sensation découle probablement du fait que votre cerveau est entré dans un autre état.

04/07/2026

N'oubliez pas la présentation sur le Plan Climat de la Ville de Saguenay à la salle Marguerite-Tellier (200, rue de l'Hôtel-de-Ville; bâtisse du Centre des arts et de la culture) cet après-midi à 16h00.

03/27/2026

Pour l'Assemblée générale annuelle de LVBF, Mme Audrey Bédard du Service de l'aménagement du territoire et urbanisme de la Ville de Saguenay, fera une présentation sur le Plan climat de la ville. Cette présentation aura lieu à la salle Marguerite-Tellier (200, rue de l'Hôtel-de-Ville; bâtisse du Centre des arts et de la culture) le 7 avril prochain de 16h00 à 17h00.

10/30/2025

Pour faire suite au débat organisé par six organismes environnementaux du Saguenay, dont LVBF, vous pouvez voir les engagements, en matière environnementale, de chaque candidat.e à la mairie de Saguenay en suivant le lien suivant:

10/16/2025

Finalement, Mme Andrée Laforest, sera présente au débat de lundi prochain.

En vue de donner une place de choix aux enjeux environnementaux dans la campagne électorale et inciter les citoyens à en...
10/13/2025

En vue de donner une place de choix aux enjeux environnementaux dans la campagne électorale et inciter les citoyens à en discuter directement avec leurs candidats, Les Verts Boisés du Fjord, en collaboration avec six autres organisations régionales en environnement, ont interpellé les candidat.e.s à la mairie de Saguenay à se prononcer sur les sujets suivants: la mobilité durable, la gestion de l’eau, la protection des milieux naturels et l’aménagement du territoire.

À l’exception de Mme Andrée Laforest (jusqu’à maintenant), quatre des cinq candidat.e.s ont accepté l’invitation. La rencontre aura lieu le lundi 20 octobre, de 11h30 à 13h00, au P-5000 du Pavillon principal de l’UQAC. Nous vous invitons à cette rencontre pour prendre le pouls de chacune des candidat.e.s

Les organisations à l’origine de cette démarche croient qu’il s’agit d’une occasion unique de mettre l’environnement à l’avant-plan et de rappeler que les décisions municipales jouent un rôle déterminant dans la transition socioécologique de la région.

04/17/2025

LA GRANDE RECONNEXION - RETISSER PATIEMMENT LES LIENS ENTRE LES VIVANTS

Dans le cadre de son Assemblée générale annuelle 2025, une conférence sera donnée par Mme Anne-Marie Chapleau, coordonnatrice de Mères au front - Saguenay.

Jeudi le 24 avril 2025 à 19h30 - Salle Marguerite-Tellier (bibliothèque de Chicoutimi)

Le film La grande séduction avait ému et fait rire bien des Québécois en montrant la créativité des habitants de Sainte-Marie-de-la-Mauderne pour sauver leur village.

De nos jours, des menaces bien plus graves planent sur notre avenir collectif. Les liens mêmes du vivant se fragilisent, alors que nous sommes de plus en plus coupés de cette nature dont nous faisons pourtant partie. Dans cette brève conférence, Anne-Marie Chapleau, coordonnatrice du groupe des Mères au front du Saguenay, parlera des multiples actions et projets du mouvement des Mères au front et du groupe du Saguenay pour retisser des liens sur tous les fronts : entre le social et le politique, entre le présent et l’avenir, entre les humains et les écosystèmes vivants dont ils dépendent.

L’occasion sera belle pour mettre en valeur le travail de l’organisme Les Verts Boisés du Fjord pour reconnecter les citoyennes et citoyens à la nature au cœur de leurs milieux de vie et pour aménager des corridors pour la biodiversité. Bienvenue à toutes et tous !

Adresse

122, Rue Labonté
Saguenay, QC
G7G2K6

Téléphone

+14189734261

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