06/03/2026
Ça sent la coupe !
En 2026, cette expression indissociablement accolée aux Glorieux a plutôt résonné au féminin. En effet, la Victoire de Montréal a remporté la 🏆 Walter à la troisième année d’existence de la Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF). Cette nouvelle ligue est l’aboutissement de plusieurs années d’efforts.
Des femmes ont chaussé les patins et joué au hockey dès la fin du XIXe siècle et le gouverneur général de l’époque, Lord Stanley - à qui on doit le nom de la célèbre coupe - y est pour quelque chose. Grand fan de hockey, celui-ci fait aménager une patinoire à Rideau Hall pour ses fils et sa fille, Isobel. Un match de hockey féminin est organisé en mars 1889. Ce sport devient populaire auprès des bourgeoises anglophones, des universités (Queen’s, McGill) forment des équipes et des ligues s’organisent. Lors d’un match disputé en février 1891, l’Ottawa Citizen vante le coup de patin et le maniement de la rondelle des hockeyeuses qui jouent… en jupe longue ! Durant la Grande Guerre, alors que les hommes sont au front, le hockey féminin attire des milliers de fans enthousiastes. Durant la saison 1916-1917, la Franco-Ontarienne Albertine Lapensée, des Victorias de Cornwall, devient une super star en marquant 150 des 228 buts de son équipe en 46 matchs ! 🤩🤩🤩
La Dépression des années 30 et la Seconde Guerre mondiale entraînent le déclin du hockey féminin. Les activités reprennent timidement dans les années 60, mais il faudra attendre le Championnat mondial de hockey féminin, qui s’est tenu à Ottawa en 1990, pour que la pratique de ce sport au féminin s’installe durablement et débouche finalement sur la LPHF. Par un retour de l’histoire, ce premier championnat a eu lieu dans la ville même où tout a commencé un siècle plus tôt.
(Sources : Natacha Jamieson, La petite histoire du hockey féminin : 1890 à 1990, 7 avril 2013, Wikipédia.)