01/15/2026
Samedi 17 janvier, à 16 h, on se retrouve pour discuter du rôle et du comportement des médias de masse dans un contexte où les discours populistes prennent de plus en plus de place.
On est souvent surpris quand la violence touche des personnes perçues comme « du bon bord » de la société : blanches, de classe moyenne, bien intégrées. Pourtant, avant d’en arriver là, ce sont presque toujours les personnes les plus vulnérables qui écopent en premier: personnes en situation de précarité, migrant·e·s, détenu·e·s, patient·e·s, justiciables, étudiant·e·s, enseignant·e·s, personnes racisées ou opposant·e·s politiques.
Pendant ce temps, plusieurs se demandent encore : est-ce vraiment de l’autoritarisme? Est-ce exagéré de parler de dérive? Faut-il attendre qu’il y ait des milices dans les rues pour s’inquiéter?
Pourtant, les signes sont là quand:
- on affaiblit les droits fondamentaux,
- on cible certains groupes au nom de l’identité, de la langue ou de la religion,
- on utilise des lois d’exception pour éviter de justifier ses décisions,
- on banalise des discours qui déshumanisent certaines personnes.
Au Québec, depuis quelques années, plusieurs lois ont été adoptées en utilisant la clause dérogatoire, ce qui permet de passer outre des protections importantes des droits humains. Peu importe nos opinions politiques, c’est un enjeu démocratique majeur: dans une démocratie, le pouvoir devrait toujours devoir se justifier quand il limite des droits.
Quand on:
- restreint des libertés sans débat réel,
- stigmatise des groupes au nom de la nation ou de la culture, mélange immigration, religion et sécurité,
- ou normalise des propos qui réduisent des personnes à des catégories,
on devrait tous se poser des questions, peu importe notre camp politique.
Les médias jouent ici un rôle clé. Ce sont eux qui choisissent:
- quels mots on entend,
- quels sujets sont mis de l’avant,
- quelles voix sont invitées,
- et comment certains discours deviennent « normaux ».
C’est pour ça que je vous invite à venir en discuter ensemble le 17 janvier. Pas pour s’insulter ou se diviser, mais pour réfléchir de façon critique:
- au rôle des médias,
- à la façon dont les idées circulent,
- à ce que ça change, concrètement, pour notre démocratie.
Pas besoin d’attendre que la violence touche tout le monde pour réagir.
Une société se mesure aussi à la façon dont elle traite ses minorités et ses personnes les plus vulnérables.
Au plaisir d’en parler avec vous samedi.