05/20/2026
Merci pour votre soutien!
13-04-2026 -- Opinion: En retirant son financement à PSPNET, le Québec fait reculer le soutien en santé mentale du personnel de première ligne
Pendant des années, parler de santé mentale dans les services d’urgence relevait du tabou.
On encaissait.
On avançait.
Et on se débrouillait comme on pouvait.
Depuis, des outils ont été mis en place pour briser cet isolement — dont PSPNET, un programme fondé sur des données probantes, conçu spécifiquement pour le personnel de la sécurité publique.
La semaine dernière, une information nous a été transmise anonymement :
« Le ministère de la Sécurité publique cesse le financement du programme PSPNET. Cela veut dire que les paramédics du Québec n’auront plus accès à ce service gratuit et adapté à leur réalité. »
À ce moment-là, impossible de confirmer officiellement.
Depuis, un avis affiché sur la page d’accueil de PSPNET vient renforcer cette information :
“Malheureusement, PSPNET n’est plus en mesure de traiter de nouvelles demandes pour le programme avec le suivi d’un psychologue provenant du personnel de la sécurité publique au Québec. Nous remercions le ministère de la Sécurité publique du Québec pour son appui jusqu’à présent et respectons sa décision de ne plus être en mesure de soutenir ce programme pour le moment.”
Le programme précise également :
“Les personnes actuellement inscrites peuvent demeurer dans le programme jusqu’à la fin de leurs modules.
Le programme autonome demeure accessible à l’ensemble du personnel de la sécurité publique au Québec.”
Ce qui est observable :
Le programme avec suivi par psychothérapeute n’accepte plus de nouvelles demandes au Québec
Les participants actuels peuvent terminer
Une version autonome demeure accessible
Autrement dit :
l’accès à un soutien clinique encadré disparaît pour les nouveaux utilisateurs.
PSPNET permettait un accès rapide, structuré et adapté à la réalité du terrain — loin des délais et des parcours fragmentés du réseau traditionnel.
Aujourd’hui, cet accès n’est plus disponible.
Pourquoi ce retrait de soutien?
Quelles données le justifient?
Quel service prendra le relais?
Pour l’instant : aucune explication publique.
Mais une chose est certaine.
En retirant ce soutien, le Québec ne fait pas que modifier un programme.
Il redéfinit ce à quoi les intervenants de première ligne peuvent s’attendre lorsqu’ils demandent de l’aide.
- La Dernière Ambulance.