Association Du Québec à Compostelle

Association Du Québec à Compostelle Association Du Québec à Compostelle - Accompagnement pour la préparation de votre projet de marcher sur les chemins de Compostelle

Du Québec à Compostelle est un regroupement d'individus de la province de Québec (Canada) ayant pour but de faciliter la réalisation du pèlerinage à Saint-Jacques-de-Compostelle (Santiago de Compostela) en France et en Espagne. Notre Association veut aussi permettre à ceux qui ont effectué le pèlerinage de rencontrer d'autres pèlerins pour échanger sur leur expérience. Les Groupements régionaux de

pèlerins organisent à cet effet de fréquentes activités. Ce site fournit diverses informations sur le pèlerinage et annonce les activités organisées par l'association. Il est fréquemment mis à jour et élargi. Les Chemins de Saint-Jacques sont empruntés par des pèlerins depuis plus de 1000 ans. Les motifs incitant quelqu'un à entreprendre ce pèlerinage peuvent être humains, religieux ou spirituels. Du Québec à Compostelle n'est pas une association religieuse. Elle cherche à aider les pèlerins, quelles que soient leurs motivations, à mieux se préparer physiquement, mentalement et spirituellement à réussir leur entreprise.

✈️  AVION  ➜  Bâton admissible en cabine ou non ? Au Canada, ce n'est pas la compagnie aérienne (comme Air Canada ou Air...
06/12/2026

✈️ AVION ➜ Bâton admissible en cabine ou non ?

Au Canada, ce n'est pas la compagnie aérienne (comme Air Canada ou Air Transat) qui décide de ce qui passe à la porte d'embarquement, mais plutôt l'ACSTA (Administration canadienne de la sûreté du transport aérien). [
Voici les consignes officielles et les conseils pratiques à transmettre à vos membres pour leur éviter de voir leurs bâtons saisis à l'aéroport.

1. La règle officielle au Canada (ACSTA)
Depuis une mise à jour réglementaire, l'ACSTA autorise les bâtons de marche dans les bagages de cabine uniquement si :
• Ils sont pliables ou rétractables.
• Leurs dimensions respectent les limites de bagages de cabine de la compagnie (généralement max 55 cm de long une fois repliés).
• L'extrémité pointue ou tranchante (la pointe en carbure ou en métal) mesure moins de 6 cm.

2. Pourquoi certains pèlerins se font-ils refuser l'accès ?
Le flou et les mauvaises expériences rapportées par vos membres s'expliquent par trois facteurs majeurs :
• La longueur de la pointe : Beaucoup de bâtons de randonnée techniques ont des pointes métalliques nues qui dépassent la limite des 6 cm réglementaires.
• Le pouvoir discrétionnaire de l'agent : L'ACSTA stipule clairement qu'un agent de contrôle inspectera les bâtons. Si l'agent juge que la pointe présente un risque (considérée comme un objet contondant ou tranchant), il a le dernier mot et peut la refuser.
• Les règles internationales au retour : Même si le pèlerin réussit à passer la sécurité à Montréal (YUL) ou Québec (YQB), l'Europe (Europe, France, Espagne) interdit strictement les bâtons de randonnée en cabine (les règles auraient changer, à vérifier). Au retour de Saint-Jacques-de-Compostelle, la sécurité des aéroports européens (comme Madrid ou Saint-Jacques) confisquera systématiquement les bâtons s'ils ne sont pas mis en soute.

Buen camino 💫

Une spécialiste du pied salutaire  👣En 2017, pour souligner mon départ à la retraite, j’ai fait pour la deuxième fois le...
06/09/2026

Une spécialiste du pied salutaire 👣

En 2017, pour souligner mon départ à la retraite, j’ai fait pour la deuxième fois le Camino Francés. Un beau chemin que je redécouvrais avec bonheur et qui m’apportait un lot de nouvelles rencontres. Deux de mes nouveaux compagnons de marche étaient Jon et Kevin, respectivement du Danemark et des États-Unis : deux « machines », des gars qui marchaient à un bon rythme, un rythme en fait trop rapide pour moi. En marchant intensément avec eux, je développai une douleur au pied droit, celui-là même où j’ai une vis, résultat d’une blessure passée. Loin de s’estomper, la douleur ne faisait que s’accentuer au fur et à mesure de la marche.

Un matin, en partant de Villafranca del Bierzo, je décidai de faire l’étape seul – Jon et Kevin me rejoindraient de toute façon. La douleur au pied se faisant plus intense, j’accostai une dame dans un village et lui demandai s’il y avait une pharmacie pas trop loin. La dame me répondit que dans trois ou quatre villages, à Vega de Valcarce, il y en aurait une. Je décidai donc de continuer avec l'espoir de trouver un quelconque analgésique pour soulager la douleur, d’autant plus que cette journée de marche comprenait la montée jusqu’à O Cebreiro !

Après quelques heures de marche, je vis enfin la pharmacie en question. Quelle ne fut pas ma surprise en voyant l’affiche « Especialista en salud del pie » (Spécialiste de la santé du pied) ! Mon salut ! La spécialiste examina mon pied droit et conclut à un affaissement de la voûte plantaire. Pour corriger cela, elle me proposa une sorte de bas de contention destinée à « remettre le pied ensemble ». « Et combien est-ce que ça coûte ? », demandai-je. « Six euros », me répondit-elle simplement. Bien entendu, je m’empressai d’acheter le bas en question.

Puis, miracle ! Plus de douleur au pied ! Je fis l’ascension jusqu’à O Cebreiro sans souffrir, malgré l’effort de la montée.

Voici donc une anecdote — une parmi tant d’autres — qui fait la magie du Chemin. Bien entendu, les sceptiques diront que trouver une spécialiste du pied sur le chemin de Compostelle ne devrait pas nous étonner. Mais trouver cette spécialiste au moment crucial où j’en avais besoin ne relève plus vraiment du simple hasard. Quoi qu’il en soit, je soutiens qu’en marchant sur le Chemin, soit Saint-Jacques, soit Saint-Roch (le patron des pèlerins), ou encore le Chemin lui-même, prennent soin de nous.

Ayons confiance, et bonne marche !
Pierre Lavallée

Laisser germer ce que grand-maman Lulu a semé 🥰L’année où tout a commencé m’est inconnue. Ma grand-maman Lulu, fervente ...
06/04/2026

Laisser germer ce que grand-maman Lulu a semé 🥰

L’année où tout a commencé m’est inconnue. Ma grand-maman Lulu, fervente chrétienne très sédentaire, avait décidé de participer à un pèlerinage de groupe, de l’Oratoire Saint-Joseph à la Basilique Sainte-Anne-de-Beaupré, contre l’avis de ses enfants. Son périple fut de courte durée, les ampoules ayant eu raison de sa dévotion. N’empêche, elle a semé une graine qui grandit en moi aujourd’hui.

Le hasard ou la Vie, dans sa grande bienveillance, a voulu que je vienne en Estrie garder la maison d’une amie, en octobre 2025. Contrée à la fois ancrée dans ses traditions et innovante, alliant l’art de ne rien faire à celui de bouger, la région m’a envoûtée. Les hasards heureux s’y succèdent pour moi. Patrie de ma grand-maman Lulu pendant de nombreuses années, elle est aussi un terroir de notre belle Association Du Québec à Compostelle. Non seulement j’y ai trouvé un refuge, un havre de calme et de sérénité, mais j’y ai aussi appris à marcher. Marcher vers Compostelle… marcher vers Moi.

Mon parcours officiel est prévu pour la fin de l’été 2026. Il se terminera en octobre. Saison de couleurs et de beauté, mais aussi saison de plusieurs deuils qui m’ont habitée au fil des ans. Saison de paradoxes, en quelque sorte, tout comme la région qui s’ouvre à moi si généreusement. Mais dans mon cœur, je suis déjà en marche depuis octobre 2025, si ce n’est avant ! Et je ne terminerai pas mon voyage en octobre 2026 : je continuerai de marcher vers mon essence dans la plus grande simplicité.

Alors voilà ! Je réponds à l’appel de Compostelle. C’est un acte de foi, une certitude qu’aucun mot ne peut expliquer. C’est cette volonté de marcher dans les pas de tant d’autres avant moi pour y découvrir ce qu’ils n’ont pas vu, ce qui m’est destiné. Partir de mes racines ancestrales pour aller vers ma Vérité profonde. Faire le vide pour faire le plein. Laisser germer ce que grand-maman Lulu a semé. Vivre dans la gratitude, simplement. ✨

Marie-Claude Malo
Photo : La plage de l’Ouest du Lac Memphrémagog, au coeur de l’itinéraire de marche suggéré par le Groupe De l’Estrie. Gratitude pour cette découverte!

L’Association Du Québec à Compostelle représentée lors de la visite officielle du roi Felipe VI du Royaume d’Espagne au ...
06/01/2026

L’Association Du Québec à Compostelle représentée lors de la visite officielle du roi Felipe VI du Royaume d’Espagne au Canada.

L’Association Du Québec à Compostelle a eu le plaisir d’être représentée lors d’une réception organisée par l’Ambassade d’Espagne à l’occasion de la visite officielle au Canada de Sa Majesté le roi Felipe VI le 20 mai dernier à Toronto.

À titre de président de l’Association, j’ai eu l’honneur de recevoir une invitation de l’ambassadeur d’Espagne pour participer à cette rencontre qui réunissait des représentants des milieux diplomatique, culturel, universitaire et associatif. Cette invitation reflète les liens étroits que notre association entretient depuis de nombreuses années avec l’Espagne et avec le monde du pèlerinage vers Saint-Jacques-de-Compostelle.

J’avais également le plaisir d’y être accompagné par Johanne Morin, ancienne présidente de l’Association Du Québec à Compostelle. Plusieurs membres connaissent bien son engagement remarquable envers le développement du mouvement jacquaire au Québec. Son travail a d’ailleurs été souligné par les autorités espagnoles lorsqu’elle a reçu l’Ordre du Mérite civil espagnol, une distinction qui reconnaît sa contribution exceptionnelle au rayonnement de la culture et du patrimoine espagnol.

Cette réception a été une belle occasion de souligner les liens d’amitié qui unissent le Québec, le Canada, nos amis de la Canadian Company of Pilgrims et l’Espagne. Elle rappelle également le rôle important que jouent les pèlerins et les associations jacquaires dans le rapprochement entre les peuples, ainsi que dans la promotion des valeurs d’ouverture, de solidarité et de rencontre qui font la richesse du Chemin de Saint-Jacques.

Nous sommes fiers de voir notre association reconnue dans le cadre d’un événement d’une telle importance et remercions chaleureusement l’Ambassade d’Espagne pour cette marque d’estime et de confiance.

Buen Camino et Ultreia

Ron McClatchie

👣 Marcher sur le Puy avec mon épouse ! J’ai fait le Chemin du Puy en 2006. À mon retour, je savais que je devais un jour...
05/28/2026

👣 Marcher sur le Puy avec mon épouse !

J’ai fait le Chemin du Puy en 2006. À mon retour, je savais que je devais un jour témoigner de mon expérience, mais il m’a fallu beaucoup de temps pour parvenir à mettre des mots sur mes sentiments. En effet, il n’est pas évident de partager une telle aventure. Il faut, d’une part, éliminer tout l’aspect "tourisme" pour se concentrer sur l’essentiel.

Au départ, je ne savais pas trop ce qui m’avait poussé à faire le Camino (l’insistance de mon épouse, Diane, y était sans doute pour quelque chose), mais je sais que c’est rapidement devenu un incontournable, une chose à faire.
En fait, j’ai la conviction que Diane et moi avons fait le Camino à de multiples reprises avant même d’y mettre les pieds, grâce à nos lectures et nos rencontres de préparation, et c’est très bien ainsi. Je sais maintenant que cette expérience a été la plus belle et la plus enrichissante de ma vie. Comment expliquer en mots simples une expérience si complexe et extraordinaire ?

Pour tous ceux et celles d’entre vous qui vous sentez attirés par ce projet, je dis simplement ceci : allez-y ; c’est le plus beau cadeau que vous puissiez vous faire à vous-même et aux autres. Pour peu que vous vous investissiez un peu dans cette grande aventure, vous en reviendrez transformés de manière positive. Vous ne serez plus la même personne ; vous serez une meilleure personne… de celles qui mettent l’accent sur le vrai, l’humain, l’essentiel… Vous aurez un regard différent dans les yeux… et sur les choses. Vous allez redécouvrir que le bonheur se vit tous les jours dans des choses et des gestes tout simples.

À votre retour, cette grande aventure vous habitera tous les jours. Si vous vous sentez appelés à plonger dans cette belle aventure, allez-y ; vous ne le regretterez pas !

Yvan d’Astous

Jour 4 : Pampelune à Puente la ReinaAujourd’hui, ce sera un peu — non, très — spécial. Une journée qui demeurera en mémo...
05/26/2026

Jour 4 : Pampelune à Puente la Reina

Aujourd’hui, ce sera un peu — non, très — spécial. Une journée qui demeurera en mémoire longtemps, je crois. Premièrement, c’est la montée vers l’Alto del Perdon ; c’est à son sommet que l’on retrouve la célèbre sculpture de pèlerins, symbole marquant de l’étape. Deuxièmement, ce sera l’entrée dans Puente la Reina, un village parmi tant d’autres, mais qui signifie beaucoup plus pour moi.

Au 8e km, une surprise nous attend : le chemin est barré. Il y a un détour. À ce moment-là, selon l'application, je suis à 16,8 km de Puente la Reina. On suit le détour qui longe la route. On peut même voir sur les indications routières que Santiago n'est pas à côté ! On reprend le chemin 3,4 km plus loin ; je regarde l'application et Puente est à 16,4 km ! Un détour qui nous a ajouté 3 km.
Qu'est-ce que 3 kilomètres ? La porte d'à côté ! Lorsque l'on marche le matin, la montre nous indique 1 km, 2 km et on se dit déjà « déjà ! ». Ce n’est donc pas long. Mais lorsque nous en sommes à 21 kilomètres, le 22e paraît loin. Je crois que le nombre de pas requis augmente de façon exponentielle d'un kilomètre à l’autre !

Je m'arrête prendre un café et une pointe de tarte dans un bel endroit, le Camino del Perdon à Muruzábal, à courte distance de Puente la Reina.
Je termine ma journée à Puente la Reina, une étape qui me touche. J’avais la gorge serrée dans les derniers kilomètres ; je sentais la fin de l’étape approcher et c’était très émotif pour moi.
En 2016, en voyage avec ma conjointe, nous étions à Puente la Reina et j'ai lancé une boutade à l'Univers : « Un jour, je reviendrai ici en marchant ». L'Univers m'a pris au mot : près de 9 ans plus t**d, je traînais de nouveau mes pieds dans ce village de Navarre. J’ai fait une vidéo pour ma conjointe où je partage ce moment. Ce fut la partie la plus émotive de mon Chemin, avant l’arrivée à Santiago.

C'était une deuxième fois à Pampelune, ce sera une deuxième fois à Logroño, Burgos... mais ce deuxième passage à Puente la Reina n'aura pas d'équivalent pour moi.

Demain, je franchirai le cap des 100 km de marche officielle !

Dany Simard, Gatineau
Camino Francés mai-juin 2025.

Pour faire suite à la publication précédente, découvrez son histoire dans un livre !https://a.co/d/08G043ZYUn jour, je r...
05/21/2026

Pour faire suite à la publication précédente, découvrez son histoire dans un livre !
https://a.co/d/08G043ZY

Un jour, je reviendrai ici… en marchant.

Cette phrase, lancée presque à la légère, devient le point de départ d’un voyage bien réel.

Pendant près d’un mois, l’auteur parcourt le Camino Francés, de Saint-Jean-Pied-de-Port jusqu’à Santiago de Compostela.
Un pas à la fois, il avance à travers la fatigue, les doutes, les rencontres… et ces moments inattendus qui donnent au Chemin toute sa profondeur.

Mais le Camino n’est pas qu’un défi physique.

C’est une expérience qui se vit dans le corps, dans le rythme, et parfois, dans le silence.
Un voyage sans grandes révélations spectaculaires, mais fait de prises de conscience discrètes, qui s’installent lentement.

Au fil des kilomètres, une chose devient claire :
on ne marche pas seulement pour arriver, mais pour comprendre.

Un récit humain, sincère et accessible, pour ceux qui rêvent de partir, ou pour ceux qui savent déjà qu’un jour, eux aussi, reviendront ici… en marchant.

Merci Dany Simard.

Compostelle : Lieu où l’on engrange les émotions à la vitesse de nos pas !J’ai franchi le pas : je suis parti l’an derni...
05/21/2026

Compostelle : Lieu où l’on engrange les émotions à la vitesse de nos pas !

J’ai franchi le pas : je suis parti l’an dernier sur les chemins de Compostelle. On en entend parler, on cherche à s’informer avant de faire le saut, on se prépare, on sait — ou on espère — que l’on vivra quelque chose d’inoubliable. Mais nous sommes à cent lieues de nous douter de la quantité d’émotions que l’on ressentira tout au long de ce périple.

J’y suis… à Saint-Jean-Pied-de-Port, je ressens la fébrilité. C’est un projet qui s’amorce ; ici, tout est fait pour le pèlerin en nous. Je quitte au matin, direction Roncevaux. Je me suis entraîné pendant des mois, j’ai un bon rythme de marche, je dépasse plusieurs personnes. Je suis prêt, je ressens de la fierté. Mais la montagne est imposante — il n’y a pas d’équivalent au Québec, selon moi. Les kilomètres s’accumulent, je souffre, on me dépasse : je ressens l’humilité. Nous sommes en haut, ou presque, à Orisson. On continue, mais Mère Nature ne nous aide pas : pluie, vent et grêle. Le froid s’imprègne en nous, je ressens de la torpeur. On arrive enfin à l’auberge des pèlerins de Roncevaux. Je ressens un soulagement : nous serons au chaud avec plein de gens à qui parler. Je ressens la sérénité. Et ce n’était que la première journée.

Tout au long des jours, les émotions sont présentes et toujours fortes. Je crois que c’est le fait de revenir à la simplicité de la vie — marcher, manger et dormir — qui fait en sorte que notre corps et notre âme sont plus réceptifs, et que les émotions sont vécues avec une plus grande ferveur.

J’ai ressenti la joie en rencontrant une « personnalité » du Chemin à Larrasoaña. J’ai ressenti le plaisir en faisant le tour des marchés de Pampelune. J’ai ressenti la plénitude en entrant dans Puente la Reina pour des raisons personnelles. J’ai ressenti la gaieté à la fontaine d’Irache, la fatigue dans ces descentes interminables, et la satisfaction du repos, le soir, dans un lit. J’ai ressenti l’émerveillement du haut de ces monts où l’horizon est sans fin et où les nuages sont sous nos pieds. J’ai ressenti la chaleur humaine et un sentiment de dépassement en marchant bien plus de kilomètres que je ne le croyais possible.

Enfin, j’ai ressenti la satisfaction, l’accomplissement et l’euphorie tranquille en arrivant à la cathédrale de Saint-Jacques-de-Compostelle.
J’en ressors rempli et changé. À la fin, je me suis dit que c’était accompli, que je pourrais passer à autre chose. Pourtant, quelques mois plus t**d, je me demandais déjà : quand entreprendrai-je mon deuxième Compostelle ? C’était émotionnellement grandiose !

Dany Simard, Gatineau
Camino Francés mai-juin 2025.

Camino solo. ÉTÉ 2018. J’ai l’expérience de deux Caminos : le premier avec ma sœur et le deuxième avec Compostelle en ta...
05/18/2026

Camino solo.

ÉTÉ 2018. J’ai l’expérience de deux Caminos : le premier avec ma sœur et le deuxième avec Compostelle en tandem (cf. collecte de fonds pour la Fondation canadienne du cancer).
Je veux repartir, mais la peur de partir seule me fait hésiter! L’appel du Camino se fait plus fort et je décide de partir. Le plan? Marcher une partie du Camino Portugais côtier, soit de Porto à Vigo puis train pour me rendre à Ourense pour découvrir la Via Sanabrés jusqu’à Santiago de Compostelle et poursuivre jusqu’à Muxia qui marque aussi le kilomètre 0.
Voici quelques extraits de mon journal.
Jour 9 - 24.5kms. Ma première sur la Via Sanabrés C’est le tonnerre qui m’a réveillée,
mais il s’est tu lors de mon départ. Suis nerveuse de commencer ce chemin. Montée
abrupte pendant 8.2kms puis petits hameaux galiciens, sentiers en forêt. Il y avait les
oiseaux, les moustiques et le silence. Ai ressentie de la fierté à marcher seule en terrain
inconnu, fierté de dépasser mes peurs.
Jour 11 - 16kms. Journée magique, tout en beauté et remplie de sérénité. La lumière
matinale, la générosité de la nature m’ont émue.
Jour 18 - 22kms. Départ lent avec ciel couvert. J’aurai un peu de pluie, mais le ciel se
dégage et se colore de bleu. Je marche lentement. Je déguste mes derniers kms. Le
Camino traverse hameaux, champs et sentiers forestiers. La pluie a ravivé les senteurs.
– ça sent la menthe et l’eucalyptus. L’arrivée sur la Costa Da Morte se fait magiquement
à la sortie d’un sentier. Je suis la côte jusqu’à Muxia qui marque le km 0. L’histoire de
Muxia précède le christianisme même si c’est l’histoire liée à Saint-Jacques de Compostelle qui nous la fait connaître. Ici la mer est féroce d’où son nom Costa Da Morte. St-Jacques s’y rend et assis sur un rocher il veut abandonner son évangélisation, car le succès n’y était pas. Alors surgit un bateau fait en roche commandé par la Vierge Marie qui lui dit de poursuivre sa mission et disparaît aussi vite qu’apparue, mais le bateau demeure. C’est ainsi que s’est construit le Sanctuario de Nosa Senora. Une autre
légende dit que lors d’une tempête le bateau rocher a explosé sur d’autres roches. Une
de ces grosses roches aurait des pouvoirs de guérison. Chose certaine cet endroit est
grandiose et moi j’y sens une énergie singulière. Je termine mon Camino avec une grande
fierté remplie de bonheurs et de merveilleux moments.

C.C.

Marcher, c’est recoudre le temps. Mon Chemin n’a pas été une simple ligne sur une carte, mais un dialogue entre deux riv...
05/14/2026

Marcher, c’est recoudre le temps. Mon Chemin n’a pas été une simple ligne sur une carte, mais un dialogue entre deux rives, entre le sang et la mémoire.
Tout a commencé le long du majestueux Magtogoek (le Saint-Laurent), parcouru au grand complet de Kingston (lac Ontario) jusqu’au rocher Percé. Mes pas ont d’abord épousé la spiritualité de la terre, honorant le chef spirituel algonquin-anishinàbeg William Commanda. C’était le prologue nécessaire : s’ancrer et s’enraciner pour mieux traverser.
Puis, l’Europe. J’ai marché pour la liberté sur les traces de mon père, Jean-Paul, soldat de la Grande Guerre : l’Angleterre, Vimy, de Herstal en Belgique à Maastricht en Hollande, puis d'Aachen en Allemagne jusqu’à l’Arc de Triomphe de Paris. Document en main montrant mon père photographié avec ses compagnons d’armes, j’ai superposé mon corps au sien, le temps d’une photo, pour panser l’absence.
Mais l’appel de l’ancêtre, Vincent Beaumont, m’attendait au Poitou, où je me suis rendu à pied à partir de Paris. Après un don de sang symbolique à l’hôpital de la Pitié-Salpêtrière, en hommage aux Filles du Roi — nos mères de la patrie de la Nouvelle-France —, ce fut un retour du sang au lieu de départ de nos origines : l’Hôpital général de Paris, 1668-2018. Trois cent cinquante ans plus t**d, soit dix générations de Beaumont.
De Notre-Dame de Paris jusqu’à Bret, puis sur 2 300 km vers Saint-Jacques-de-Compostelle, je suis devenu ce trait d’union vivant. Entre l’âme du « coureur des bois » de l’ancêtre Vincent Beaumont et l’héritage européen, chaque kilomètre a transformé la fatigue en guérison. On ne part pas pour fuir, mais pour retrouver ceux qui nous ont faits.
Aujourd'hui, ma cape de pèlerin est lourde d'histoires, mais mon cœur est léger : j’ai enfin rejoint ma propre terre intérieure.
Ultreïa ! »

Jean-Pierre de Beaumont, Val-des-Monts en Outaouais (2018)

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