Bref retour sur la naissance des Vendredis de poésie
C’était une seule soirée de poésie que je prévoyais organiser avec Jean Coulombe, lorsqu’on avait approché l’animatrice au secteur socio-culturel du Centre Jacques-Cartier (CJC), Lison Tremblay. Nous envisagions un nouvel endroit, communautaire celui-là, le Tam Tam Café, rattaché au CJC. Non seulement Lison accepta, mais elle assista à cette soi
rée («Dans les plate-bandes du dégel»), un certain vendredi 17 avril 1998 et elle fut conquise. Quelques jours plus t**d, elle m’annonça que cette soirée l’avait motivée à lancer une série mensuelle au Tam Tam Café, les «Vendredis de poésie». Voilà qui ne manqua pas de m’étonner, car une telle ouverture était peu commune dans la morosité régnante. Puisque je connaissais le milieu de la poésie à Québec, elle me demanda si je voulais m’occuper du recrutement, chaque mois, d’un ou d’une poète qui prendrait la responsabilité de trouver les invités et d’orchestrer la soirée du mois.
À titre de poète de la relève, je savais bien que, à l’époque, et depuis une bonne décennie je crois bien, nous souffrions d’une pénurie, du côté des tribunes de ce genre à Québec. Je ne pouvais refuser une telle proposition. Une fréquence régulière de ces rencontres en poésie, si elle pouvait se maintenir sur une bonne période au même lieu, ne manquerait pas de stimuler et de revivifier le monde de la poésie dans la région. Je me fis alors un devoir de veiller à ce que les Vendredis de poésie ne manquent un seul de leurs rendez-vous. D’ailleurs, depuis la première soirée, nous avons été fidèles au rendez-vous chaque mois de la programmation. Avril 2013 marque donc au moins la cent cinquantième édition. Ici je souligne que, de leur côté, le Centre Jacques Cartier et le Tam Tam Café ont aussi contribué à assurer une telle fidélité et je les en félicite. Je m’aperçus tôt, cependant, que ce mandat exigeait un plus grand investissement de temps que je ne l’avais cru. De plus, je dirigeais en parallèle le Front de réappropriation locale des poteaux (une grande manœuvre de poésie qui s’échelonna sur 5 ans à Québec – de 1998 à 2003) ; ainsi que diverses autres activités collectives. Le besoin de créer un organisme à part entière devint impératif. Un an plus t**d (en 1999), le Tremplin d’actualisation de poésie naquit. Il fut officiellement incorporé à titre d’organisme à but non lucratif en 2000. Bref, de toute façon, je donne mon temps à la poésie, car la gratuité est ce qu’il y a de plus précieux. Au gré des situations et des expériences vécues, les Vendredis de poésie n’ont cessé d’évoluer afin d’en arriver à sa structure actuelle, partie intégrante des raisons qui font le succès de nos rendez-vous. André Marceau
À suivre:
Le Front de réappropriation locale des poteaux
Les micro-éditions du TAP : Tilt ; La r***e des invisibles ; Les Croque-mots ; éditions du Faux-pli ; éditions du Witz. Réserve phonique
Des monstres dans la gorge
SLAM cap.