10/26/2026
On pense facilement à une rivière comme à l’endroit où vivent les poissons. Or, pour plusieurs espèces, ce n’est pas un habitat fixe : elles doivent pouvoir s’y déplacer.
Au cours de leur vie, les poissons peuvent avoir besoin de rejoindre différents secteurs pour se nourrir, grandir, se reproduire ou trouver des conditions favorables. Lorsqu’un barrage, un ponceau ou un autre obstacle coupe ce parcours, certains habitats peuvent devenir tout simplement inaccessibles.
➡️La connectivité permet aux espèces de circuler entre les habitats dont elles ont besoin.
L’anguille d’Amérique en est un très bon exemple. Cette grande migratrice arrive depuis l’océan et remonte le Saint-Laurent, puis les cours d’eau, où elle passe une importante partie de sa vie à s’alimenter et à grandir.
Dans la rivière Trois Saumons, à Saint-Jean-Port-Joli, le démantèlement d’un barrage près de l’embouchure en 2024 a permis de lui redonner accès à la rivière depuis le Saint-Laurent. Des anguilles ont d’ailleurs été observées en montaison peu après.
Plus en amont, la rivière et son bassin versant offrent des habitats propices à l’anguille, mais deux autres barrages limitent encore son accès à une partie de ces milieux, notamment en direction du lac Trois-Saumons.
Avec le soutien de la Fondation, l'OBV de la Côte-du-Sud travaille donc avec la Nation Wendat - Wendake et plusieurs partenaires pour étudier les aménagements qui pourraient faciliter l'accès de l’anguille à ces deux endroits.
Parce que protéger des habitats de qualité est essentiel. S’assurer que les espèces puissent les atteindre l’est tout autant. 🌊
Crédit photo : Tourisme Chaudière-Appalaches