04/07/2026
On a souvent l'impression que les dés sont pipés. Mais quelques fois, la porte s'entrouve un peu et on y voit plus clairement.
Le ministre Champagne a beau se récuser, sommes-nous pour autant convaincus que la partie n'est pas déjà jouée et que les chances qu'une autre technologie comme celle du MGV ait la moindre chance d'être véritablement considérée? Malgré le nombre considérable de ses avantages, dont les principaux et non les moindres : le coût et le fait que le monorail est beaucoup moins invasif et ne sépare pas le territoire.
Guillaume St-Pierre
Mardi, 7 avril 2026 12:09
MISE À JOUR Mardi, 7 avril 2026 12:09
OTTAWA | Le ministre des Finances François-Philippe Champagne a été forcé de se récuser de toute discussion concernant le projet de TGV à cause de l’implication de sa conjointe.
M. Champagne a écrit une lettre au premier ministre Mark Carney en septembre dernier l’informant de la mise en vigueur d’un filtre anti-conflit d’intérêts.
« Cette mesure est mise en œuvre en raison d’un lien personnel avec une personne proche de moi au sein de l’organisation, afin de me prémunir contre tout conflit d’intérêts réel ou apparent », écrit le ministre dans sa missive au premier ministre datée du 10 septembre dernier.
La conjointe de M. Champagne, Anne-Marie Gaudet, a été nommée vice-présidente Environnement de la société de la Couronne Alto, au mois d’août.
Alto est l’entité créée par le fédéral afin de gérer le mégaprojet de TGV de 80 milliards $ censé relier Québec et Toronto.
Questionné sur le sujet mardi, le premier ministre Mark Carney a souligné que son ministre avait suivi « toutes les règles ».