06/05/2026
Oui, le Québec a les moyens de l’accessibilité universelle.
Dans une lettre ouverte conjointe, 62 organismes, dont l’AQRIPH, dénoncent le report de la réforme du Code de construction du Québec, notamment des normes liées à l’accessibilité universelle.
Rappelons-le clairement :
21 % de la population québécoise vit avec une incapacité. L’absence d’accessibilité n’est pas un détail technique, mais une réalité qui entraîne des coûts humains, sociaux et économiques majeurs : obstacles à l’accès aux espaces publics, besoins impérieux de logement, hospitalisations évitables, maintien en institution et exposition accrue à la violence, particulièrement pour les femmes en situation de handicap.
Contrairement au discours des promoteurs, intégrer l’accessibilité dès la conception représente un coût marginal.
Selon l’OPHQ, aménager des installations accessibles dès le départ est environ 62 % plus économique que de les adapter après coup. Plusieurs pays ont déjà fait ce choix sans effets catastrophiques.
L’accessibilité universelle n’est pas un luxe ni un espace « inutilisable ». Elle est essentielle à la protection du public, à l’exercice des droits et à la dignité de centaines de milliers de personnes.
L’AQRIPH réaffirme que les faux dilemmes opposant accessibilité, qualité et abordabilité doivent cesser. Les véritables solutions passent par le contrôle des loyers et un financement accru des logements sociaux et communautaires.
/CNW/ - Après que le gouvernement du Québec a cédé à la pression des promoteurs immobiliers et reporté d'un an la réforme du Code de construction, la Semaine...