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Organisation à but non lucratif fédérale qui favorise la participation citoyenne, l'action communautaire, la gouvernance locale, la coopération internationale et la transmission des savoirs au service du développement durable.

🌍 Sauvons la Planète : une mémoire qui continue d’exister 🌊🏖️🐢Certaines histoires ne s’effacent pas parce qu’un document...
10/15/2026

🌍 Sauvons la Planète : une mémoire qui continue d’exister 🌊🏖️🐢

Certaines histoires ne s’effacent pas parce qu’un document comporte une erreur, parce qu’un dossier attend depuis trop longtemps, ou parce que celui qui les a portées a dû quitter son pays.
Elles continuent d’exister dans les faits, dans les archives, dans les projets et dans la mémoire de ceux qui les ont vécues.

Sauvons la Planète reste l’un de ces projets : né d’un engagement citoyen pour l’environnement, la prévention des noyades et la sécurité des plages, il demeure une référence dans le parcours qui a conduit à la réflexion sur la surveillance des plages au Gabon. ♻️🛟🚑

Découvrez ou redécouvrez son univers, son histoire et sa continuité ici :
👉 https://sauvonslaplanete.lepacte241.ca

Parce qu’une association ne se résume pas à un récépissé, et qu’un fondateur ne se résume pas à une erreur matérielle. 🚯🚮🚓🚩

ONG gabonaise née en 2002 : prévention des noyades et de la pollution, entretien et sécurité des plages de Libreville.

📢 Recensement des associations : les récépissés provisoires ne doivent pas être un motif d'exclusionLe Ministère de l'In...
10/14/2026

📢 Recensement des associations : les récépissés provisoires ne doivent pas être un motif d'exclusion

Le Ministère de l'Intérieur conduit actuellement, du 28 septembre au 15 octobre 2026, le recensement des associations, ONG et partis politiques du Grand Libreville (Libreville, Owendo, Akanda, Ntoum). Le PACTE 241 salue cette initiative : disposer d'un fichier fiable de la société civile est une étape essentielle de la refondation.

Une condition pose toutefois problème : il faut fournir une copie du récépissé définitif.

Or, de nombreuses associations régulièrement déclarées n'ont jamais reçu ce document. Leurs responsables ont déposé un dossier complet, et ils ont obtenu un récépissé provisoire. Mais le récépissé définitif ne leur a jamais été délivré, parfois depuis plus de vingt ans.

Ce re**rd n'est pas le fait des responsables associatifs. La délivrance du récépissé définitif relève de l'administration chargée des associations. Les responsables qui ont accompli leurs formalités ne peuvent être tenus pour responsables d'un manquement qui ne dépend pas d'eux.

Nos propres structures en témoignent :
🔹 Sauvons la Planète : récépissé n°00018/MISPD/SG du 1er avril 2003

👉 https://sauvonslaplanete.lepacte241.ca
🔹 AJDE : récépissé provisoire n°113/MISPID/SG/MBIf du 16 avril 2012
👉 https://drive.google.com/file/d/1CxbIWSH_kP6d403yBRaqI1i0rwOT9xra/view?usp=drivesdk

Sur ces deux récépissés, l'administration atteste elle-même que le responsable a « déposé à nos services un dossier complet visant à obtenir un récépissé définitif de déclaration d'association conformément aux dispositions de la loi n°35/62 du 10 décembre 1962 ».

Le dossier était donc complet de l'aveu même de l'administration. Plus de quatorze ans après pour l'une, plus de vingt-trois ans après pour l'autre, le récépissé définitif n'a toujours pas été délivré.

Paradoxe : en avril 2013, un an après ce récépissé provisoire, le Ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l'Artisanat et du Commerce retenait l'AJDE parmi sept organisations de l'économie sociale bénéficiaires d'une remise d'équipements, dans les provinces de l'Estuaire, de l'Ogooué-Lolo et de la Ngounié (lettre n°390/MPMEAC/CAB/SG/DGES du 10 avril 2013). L'État reconnaissait donc l'existence et l'utilité de l'association, tout en ne lui délivrant jamais son récépissé définitif.

Ces associations ont agi concrètement sur le terrain : sécurisation des plages, lutte contre les noyades et la pollution, lutte contre la pauvreté, réduction de la fracture numérique. Les écarter du recensement reviendrait à pénaliser des acteurs engagés pour une défaillance administrative.

Le PACTE 241 recommande respectueusement :

1️⃣ d'accepter au recensement les associations munies d'un récépissé provisoire accompagné de la preuve du dépôt de leur dossier ;

2️⃣ de lancer une opération de régularisation pour délivrer les récépissés définitifs en souffrance ;

3️⃣ d'accorder un délai supplémentaire aux associations concernées.

La participation citoyenne ne doit pas être freinée par des re**rds administratifs. Recenser la société civile, c'est aussi reconnaître celles et ceux qui la font vivre depuis des années. 🇬🇦

📚 Pour aller plus loin
🔸 Police des Plages : Origines, Déploiement et Récupération du projet citoyen (2003–2018) – Floris Haugier, Collection PACTE 241 (livre 2 sur 5)
👉 https://a.co/d/0g3U2510

🔸 Participation citoyenne : passer de l'individu passif au citoyen actif – Floris Haugier, consultable sur le portail patrimonial de BAnQ
👉 https://numerique.banq.qc.ca/patrimoine/details/52327/5014689

09/22/2026

🌊 VISION 2002–2050 · Plage du Tropicana

Depuis plus de 20 ans, la plage du Tropicana (Libreville) fait l'objet d'une démarche continue de sécurisation et de conservation portée par l'ONG Sauvons la Planète — aujourd'hui intégrée au Schéma Directeur Intégré de Gestion du Littoral (SDIGL).

Sur cette page : une projection d'aménagement pour ce site pilote — accès sécurisé, mirador de surveillance, stationnement organisé, desserte par les futures Navettes Edowanganie Village. Une vision bâtie sur une réalité documentée depuis 2003.

Et juste à côté : l'Hôtel Tropicana, qui borde cette plage, est aussi le lieu où prend racine la Fondation Paul Renamy — une histoire de village, de mémoire et de littoral qu'on vous racontera bientôt plus en détail.

👉 À découvrir : https://vision-2002-2050-plage-du-tropicana.lepacte241.ca

👉 Fondation Paul Renamy : https://fondation-paul-renamy.lepacte241.ca

09/19/2026

🎬✨ Une pyramide, un livre, un objectif : faire d'un enfant un citoyen actif.

Notre nouvelle vidéo l'illustre en images — Vote, Plaidoyer, Activisme, Leadership : quatre marches d'un même engagement, celui que raconte Participation Citoyenne, le premier tome de la Collection PACTE 241.

Documenter l'expérience. Préserver la mémoire. Transmettre aux générations futures.

📚✨ La Collection PACTE 241 est en ligne !Cinq ouvrages, une même conviction : la mémoire citoyenne se documente, se tran...
09/13/2026

📚✨ La Collection PACTE 241 est en ligne !

Cinq ouvrages, une même conviction : la mémoire citoyenne se documente, se transmet et se construit dans l'action.

Gouvernance citoyenne, mémoire communautaire, engagement associatif et gouvernance locale — découvrez les cinq tomes de la Collection PACTE 241, publiés aux Éditions Florissa-Courtney, ainsi que les propositions du PACTE 241–Canada pour le Gabon.

Documenter l'expérience. Préserver la mémoire. Transmettre aux générations futures.

🔗 https://collection-pacte241.lepacte241.ca

Une collection éditoriale des Éditions Florissa-Courtney dédiée à la gouvernance citoyenne, à la mémoire communautaire et à la transmission des expériences de terrain.

09/12/2026

Les résultats du dernier Recensement général de la population et du logement (RGPL) résonnent — ou plutôt font écho — avec la question de la maîtrise du territoire, notamment face aux enjeux liés à la porosité des frontières maritimes et terrestres du pays.

Les premiers résultats officiels du RGPL, réalisés avec un taux de couverture national de 97 %, confirment notamment la forte concentration de la population dans la province de l’Estuaire, qui regroupe près de 60 % des habitants, ainsi que la présence d’une importante population étrangère au Gabon. Au-delà de leur portée statistique, ces données constituent un outil stratégique pour la planification territoriale, la répartition des investissements, la gestion des flux et l’adaptation des politiques publiques aux réalités démographiques du pays.

Dans ce contexte, les situations récentes liées à l’immigration irrégulière, notamment celles signalées dans certaines zones frontalières et littorales, soulèvent une question complémentaire : dans quelle mesure les dispositifs actuels permettent-ils à l’État de connaître, surveiller et maîtriser efficacement les mouvements de personnes sur l’ensemble de son territoire ? Cette question n’est d’ailleurs pas étrangère aux priorités affichées par les autorités gabonaises, qui identifient aujourd’hui la lutte contre l’immigration clandestine comme un enjeu de souveraineté et de sécurité.

Évidemment, il est temps pour le Gabon de mettre à jour l’ensemble de son architecture physique et stratégique en matière de sécurité et de souveraineté nationale, notamment par le renforcement des capacités de ses forces de défense et de sécurité à l’ère du numérique, des systèmes intelligents et de l’intelligence artificielle.

Un état des lieux complet de l’ensemble du dispositif sécuritaire actuel devrait être réalisé de manière méticuleuse et méthodique afin de l’adapter aux besoins réels du moment et aux nouvelles réalités technologiques, démographiques et géostratégiques.

Le SDIGL — Schéma Directeur Intégré de Gestion du Littoral — est une proposition du PACTE 241 · Canada au Gabon, dans le cadre d’une éventuelle convention de coopération internationale avec le Gabon. Cette proposition n’est pas encore effective à ce jour.

Aucun accord, partenariat ou entente n’a été conclu à ce jour avec Nova Bus. Les références à Nova Bus et au LFSe+ sont donc prospectives et illustratives. Le modèle proposé a vocation, à terme, à pouvoir être étendu au-delà de Libreville, jusqu’à une réflexion à l’échelle nationale.

Au-delà de la vision stratégique d’un Corridor Littoral Stratégique Urbain, le SDIGL ouvre également une réflexion sur une dimension frontalière intégrée :

🛡️ Dimension frontalière
Réflexion stratégique à ouvrir.

🚁 Surveillance et prévention par drones pilotés à distance et systèmes intelligents
Piste technologique et opérationnelle à évaluer.

La vidéo de TF1 consacrée à la prévention des fusillades en milieu scolaire aux États-Unis, qui montre notamment l’utilisation de drones pilotés à distance dans une logique de prévention et de surveillance, constitue ici un exemple concret permettant d’illustrer cette réflexion.

Les autres composantes présentées ont le même objectif : partager une approche structurante, pratique et intégrée de ce que pourrait être la Vision SDIGL pour le Gabon Éternel.

L’idée n’est donc pas de considérer chaque élément isolément, mais de comprendre comment mobilité, sécurité, surveillance, gestion du territoire, protection des populations, technologies numériques et intelligence territoriale peuvent être pensés au sein d’une même architecture stratégique.

Nous vous invitons donc à faire le lien entre la vidéo et la page consacrée au « Littoral et aux frontières — Contour réel du Gabon » :

Découvrir la Vision SDIGL — Littoral et frontières
https://pacte241-sdigl-app-mob-acces-demo.lepacte241.ca

09/07/2026

🍁 « 400 vies transformées » : au-delà de la remise des clés, que deviennent les personnes accompagnées?

Le 26 juillet 2024, Mission Bon Accueil soulignait un jalon important : la 400e personne logée de façon permanente grâce au Programme Bienvenue, développé en collaboration avec Mission Old Brewery.

L’extrait de la revue Info Mission – volume 40, 2024 présente la remise des clés d’un appartement permanent à un participant du Programme Bienvenue. Il indique que le programme vise à offrir des solutions de logement durable à des personnes prêtes à retrouver leur indépendance, notamment par une aide partielle au loyer durant les trois premiers mois, du soutien à l’ameublement et une aide pour l’épicerie.

Il faut reconnaître l’importance d’une telle étape.

Pour une personne qui a connu l’itinérance, la précarité résidentielle, le refuge ou l’isolement, accéder à un logement peut être un moment déterminant : retrouver une adresse, dormir en sécurité, préserver son intimité, cuisiner, conserver ses documents, recevoir un proche et recommencer à organiser sa vie avec davantage de stabilité.

Mais la remise des clés est-elle le terme d’un parcours ou le commencement d’un accompagnement qui doit pouvoir se poursuivre?

La question n’est pas de contester l’utilité des organismes, ni de minimiser le travail des intervenantes, intervenants, bénévoles, donateurs et équipes qui accompagnent chaque jour les personnes les plus vulnérables. Leur travail est essentiel et souvent réalisé dans des conditions difficiles.

La question est plutôt celle de la mesure réelle et durable de l’impact humain.

Que sont devenues les personnes logées par ces programmes après six mois, un an, trois ans ou cinq ans?

- Combien vivent encore dans un logement stable, sécuritaire et réellement abordable?
- Combien peuvent payer leur loyer et leurs besoins essentiels avec un revenu viable?
- Combien ont accédé à un emploi, une formation, une activité professionnelle ou une plus grande autonomie financière?
- Combien ont connu une amélioration de leur santé physique et mentale?
- Combien ont retrouvé ou consolidé des liens familiaux, sociaux, professionnels et communautaires?
- Combien ont réduit leur recours aux refuges, aux banques alimentaires, aux urgences et aux services de crise?
- Combien ont perdu leur logement, retourné vers un hébergement temporaire ou connu de nouveau l’itinérance?

# Une question historique et actuelle

Mission Bon Accueil, fondée en 1892, fait partie des organismes socio-communautaires montréalais qui accompagnent depuis plus d’un siècle des personnes vivant la pauvreté, la précarité et l’itinérance.

Avec Mission Old Brewery, Accueil Bonneau, La Maison du Père, CAP St-Barnabé et de nombreuses autres ressources, elle appartient à un réseau indispensable de solidarité, d’hébergement, d’aide alimentaire, d’accompagnement et de réinsertion.

Pourtant, l’itinérance visible demeure une réalité préoccupante. Les campements sont présents dans plusieurs villes québécoises, à toutes les saisons, y compris en hiver. Selon les premiers résultats du dénombrement de 2025, 12 077 personnes étaient estimées en situation d’itinérance visible dans les régions participantes, un nombre supérieur à celui observé en 2022; Montréal demeure la région la plus touchée.

Ce constat ne permet pas de conclure que les programmes ne servent à rien. Il rappelle plutôt qu’obtenir un logement, un lit ou une place dans un programme ne suffit pas toujours, à lui seul, à interrompre durablement les trajectoires de pauvreté, de rupture, de dépendance, de maladie, d’isolement et d’exclusion.

# Le maillon humain manquant

Trop souvent, les bilans comptent les repas servis, les nuitées d’hébergement, les admissions, les logements attribués et les dossiers fermés.

Mais documentent-ils véritablement ce que deviennent les personnes après leur passage dans les ressources?

Derrière chaque chiffre, il y a une personne avec une histoire, des pertes, des compétences, des liens parfois brisés, des aspirations et des besoins qui ne disparaissent pas nécessairement le jour où elle reçoit une clé.

Être logé ne signifie pas automatiquement être reconstruit.

Un toit peut être une condition essentielle de stabilité. Mais il ne garantit pas, à lui seul, un revenu suffisant, la continuité des soins, l’apaisement psychologique, la sortie d’une dépendance, le retour à l’emploi, la réparation des liens familiaux ou l’autonomie réelle.

La question ne doit donc pas être seulement :

« Combien de personnes ont été logées? »

Elle doit aussi devenir :

« Combien de personnes ont retrouvé une vie qu’elles considèrent elles-mêmes comme stable, digne, libre et pleine de sens? »

# Pourquoi Histoires d’Accueil existe

C’est pour contribuer à cette réflexion que Le PACTE 241-Canada porte le projet Histoires d’Accueil, sous la direction éditoriale des Éditions Florissa-Courtney.

Le projet ne remet pas en cause l’utilité des organismes ni un siècle d’engagement communautaire. Il propose d’ajouter une dimension trop souvent absente des évaluations : suivre et raconter les trajectoires humaines au-delà d’un dossier administratif, d’une période d’hébergement, d’un diagnostic ou d’une remise de clés.

L’Indice de Parcours de Mutation (IPM) repose sur quatre dimensions :

- Stabilité retrouvée : un toit, mais aussi un véritable chez-soi.
- Réinsertion: un revenu, mais aussi un rôle, une activité et une place reconnue.
- Santé : des soins, mais aussi un apaisement intérieur et une continuité.
- Reconnaissance : un statut, mais aussi une dignité, une voix et une appartenance.

Une vie ne se transforme pas uniquement lorsqu’une personne reçoit une clé. Elle se transforme lorsqu’elle peut durablement vivre avec sécurité, dignité, liens humains, autonomie et pouvoir d’agir sur son propre avenir.

📍 Découvrez le projet Histoires d’Accueil, l’Indice de Parcours de Mutation et les façons d’y contribuer :
histoires-daccueil-quebec.lepacte241.ca

📖 Source de l’image et du chiffre mentionné :extrait de la revue Info Mission – volume 40, 2024, Mission Bon Accueil, page 7, reproduit dans une publication Facebook des Éditions Florissa-Courtney du 17 juin 2025, puis filmé par Le PACTE 241-Canada. L’extrait indique que Mission Bon Accueil a souligné, le 26 juillet 2024, la 400e personne logée de façon permanente grâce au Programme Bienvenue, en collaboration avec Mission Old Brewery.

⚜🤝🍁 Le PACTE 241 · Canada

09/02/2026

🍁 Pourquoi le projet Histoires d'Accueil existe

Ce témoignage n'est pas un cas isolé — c'est le point de départ d'un constat plus large que porte Le PACTE 241-Canada : au Québec, les organismes qui accompagnent les personnes en situation d'itinérance existent depuis plus d'un siècle, mais personne ne documente systématiquement ce qu'elles deviennent après leur passage dans les ressources.

Voici, en substance, l'expérience vécue qui a mené à la création de l'Indice de Parcours de Mutation (IPM) et du projet Histoires d'Accueil.

Il faut le dire avec respect pour ceux qui travaillent chaque jour sur le terrain : beaucoup d'entre eux portent une fatigue et une désillusion réelles, tant les résultats de leur travail restent difficiles à mesurer dans la durée.

Ce constat, je ne le pose pas de l'extérieur. Il s'appuie sur mon propre parcours, documenté et attesté par les organismes eux-mêmes : entrée au Refuge d'urgence Gordon (Société de Développement Sociale, Verdun) en décembre 2023, attestation de présence délivrée en avril 2024, admission au Programme de Réinsertion sociale de la Mission Bon Accueil en septembre 2024, puis entente de séjour au Programme Accueil de la Mission Old Brewery en décembre 2025, suivi d'un passage à l'Abris du Coin à Longueuil, en Montérégie, entre juin et début juillet 2026 — un parcours qui se poursuit encore aujourd'hui, en parallèle de la fondation de Le PACTE 241-Canada, porteur du projet Histoires d'Accueil sous la direction éditoriale des Éditions Florissa-Courtney.

C'est le regard de quelqu'un qui traverse encore ce système, et qui voit, de l'intérieur, ce qu'il ne documente pas. J'ai vu des personnes nouvellement arrivées dans la rue dépérir de jour en jour. J'ai vu des gens de 15 ou 20 ans plus jeunes que moi vieillir de ces mêmes années d'écart en l'espace de six mois. Et j'ai observé un phénomène troublant : la peur de la solitude pousse beaucoup à préférer l'acceptation sociale — même toxique — plutôt que de faire face à eux-mêmes. C'est peut-être là, plus que dans les statistiques d'hébergement, que se joue vraiment la bataille contre l'itinérance : dans ce qui se passe à l'intérieur d'une personne, pas seulement dans son adresse.

À la veille de mon affectation forcée au lit D-520 · Programme Accueil · 5e étage, j'ai observé des cas de détresse très inquiétants, dont j'étais certain qu'ils étaient irréversibles. Dans la journée, l'occupant du lit D-520, que j'avais eu l'occasion de croiser à quelques reprises entre l'ascenseur et le réfectoire, s'en est pris agressivement à moi sur la base d'informations qu'il aurait entendues à mon sujet dans la rue. Il s'est ensuite excusé, me confiant qu'il s'en voulait d'avoir cru, sans vérifier, les allégations selon lesquelles je n'aurais aucune éducation scolaire.

Dans la nuit, vers 3 h 03 du matin, alors que je venais de me soulager, un jeune homme d'origine libanaise s'en est pris à moi de façon virulente. Pour l'avoir observé lors d'interactions antérieures, j'ai tout de suite compris qu'il faisait face à un conflit intérieur. Discrètement, je me suis rendu au comptoir d'accueil du rez-de-chaussée pour signaler la situation.

Deux jours après mon affectation effective au lit D-520, la nouvelle du décès, par overdose supposée, de son ancien occupant circulait dans tous les blocs. Sa trottinette électrique est restée plus d'une semaine à mes pieds, dans la chambre. Ce n'était pas un cas isolé : plusieurs décès similaires ont circulé comme rumeur dans les blocs pendant mon séjour.

Là où je trouve inadmissible de laisser perdurer cette mécanique froide des procédures protocolaires, administratives et bureaucratiques : être en situation d'itinérance serait-il une condamnation à mort, que certains semblent utiliser comme un moyen de règlement de comptes ? Les raisons sont pourtant multiples, à commencer par la précarité financière liée à l'instabilité de l'emploi. J'ai observé comment la plupart des gens passent d'êtres humains plausibles à déraisonnables, entre dépression et angoisse liée à la dépendance institutionnelle, avant de sombrer, le plus souvent, dans une dépendance à l'alcool et à d'autres substances qui aggrave encore leur santé mentale. Mais attention : ici, la frontière de la dialectique du maître et de l'esclave est mince. On parle d'un cycle infernal qui opère depuis plus de cent ans — à tel point que le fossé entre les promesses et les attentes des personnes accompagnées en devient illusoire.

Depuis plus d'un siècle, les grands organismes qui accompagnent les personnes en situation d'itinérance à Montréal se sont donné des missions ambitieuses — et ils les réaffirment publiquement, année après année :

Mission Old Brewery (1891) : « Briser le cycle de l'itinérance »
Mission Bon Accueil (1892) : « Mettre fin à l'itinérance à Montréal »
Accueil Bonneau (1871, la plus ancienne ressource du genre encore active au Québec) : « L'itinérance s'arrête à nos portes »
La Maison du Père (1969) : « Pour que la rue ait une issue… » — faire de l'itinérance « un parcours rare, court et sans retour »
CAP St-Barnabé (1991) : favoriser « l'autonomie et l'accès à un chez-soi »

Ces missions ne parlent pas seulement d'hébergement d'urgence. Elles parlent de reconstruction, d'autonomie, de dignité retrouvée et, ultimement, d'une sortie durable de l'itinérance.

La prolifération des campements de personnes sans-abri, à toutes les saisons et dans toute la province, en dit long sur cet écart. À chacun de trancher, à la lumière de cet adage populaire : la vraie folie, c'est de faire la même chose depuis des siècles, encore et encore, et pourtant espérer des résultats différents.

Certains esprits éveillés l'ont vu venir, et tant mieux : d'ici l'été 2027, on aura au moins amorcé une réflexion collective en matière de politique publique innovante pour lutter contre l'itinérance au pays.

Un constat structurel mérite d'être posé : au Canada, plusieurs organismes communautaires centenaires accompagnent des personnes en situation d'itinérance vers l'autonomie — mais aucun, à ma connaissance, ne documente systématiquement ce qu'il advient de ces personnes une fois le programme terminé. Combien ont retrouvé une autonomie durable ? Que sont-elles devenues, des mois ou des années plus t**d ?

C'est le maillon manquant : on compte des nuits d'hébergement, des repas servis, des dossiers fermés — rarement des trajectoires humaines. C'est pour combler ce vide que j'ai développé l'Indice de Parcours de Mutation (IPM), un cadre à quatre dimensions qui va au-delà de la statistique froide :

Stabilité retrouvée — un toit, mais aussi un chez-soi
Réinsertion — un revenu, mais aussi un rôle
Santé — des soins, mais aussi un apaisement intérieur
Reconnaissance — un statut, mais aussi une dignité

Ce n'est pas remettre en question un siècle d'engagement communautaire. C'est proposer d'y ajouter ce qui a toujours manqué : suivre l'humain au-delà du dossier, du diagnostic administratif, du cas — pour raconter, enfin, ce que devient une personne.

📍 Découvrir le projet complet, l'IPM, et comment y contribuer : histoires-daccueil-quebec.lepacte241.ca

⚜🤝🍁 Le PACTE 241 · Canada

09/01/2026

🚌🌊 Une vision pour le littoral de Libreville

Et si vos trajets quotidiens ou touristiques contribuaient aussi à protéger nos plages?

Les Navettes Edowanganie Village s’inscrivent dans une vision plus large : faire du littoral gabonais un véritable Corridor littoral stratégique urbain, fondé sur une mobilité durable, une sécurité renforcée et une meilleure préservation de la biodiversité côtière — du Cap Estérias jusqu’à Barracuda.

Cette vision repose également sur une proposition numérique : l’application PACTE 241–Littoral–SDIGL, conçue pour permettre, à terme :

- le suivi des navettes en temps réel;
- la réservation des trajets;
- l’achat de titres de transport directement depuis un téléphone;
- une meilleure coordination entre mobilité, tourisme et protection du littoral.

🇨🇦🇬🇦 Née d’une proposition de coopération entre le Canada et le Gabon, cette initiative est portée par Le PACTE 241 · Canada, avec la Plage du Tropicana comme site pilote envisagé.

Il est important de le préciser : aucun partenariat institutionnel n’est confirmé à ce jour. Il s’agit d’une vision prospective et d’une proposition citoyenne. Mais c’est en la partageant, en la discutant et en l’améliorant collectivement qu’elle pourra éventuellement progresser.

👉 Découvrez le projet complet https://vision-2002-2050-plage-du-tropicana.lepacte241.ca

👉 Découvrez la proposition d’application mobile PACTE 241–Littoral–SDIGL https://pacte241-app-mobile-sdigl.lepacte241.ca



⚜🤝🍁 Le PACTE 241 · Canada

08/29/2026

📌 Histoires d'Accueil : une App pensée avec, et pour, le terrain.

Le programme Histoires d'Accueil — porté par Le PACTE 241 · Canada, en partenariat avec les Éditions Florissa-Courtney — développe actuellement une application collaborative pensée pour s'adosser aux protocoles déjà existants dans les organismes socio-communautaires intervenant auprès des personnes en situation d'itinérance.

L'idée : permettre à toute personne admise dans un programme de réinsertion ou de réintégration sociale de documenter, dans ses propres mots, son parcours — de son entrée en situation d'itinérance jusqu'à sa sortie de rue — comme geste de clôture porté par elle-même, au terme de son passage dans l'organisme.

Ce prototype est aujourd'hui entre les mains des Éditions Florissa-Courtney, éditeur indépendant québécois actif depuis 2020, déjà porteur de la Collection PACTE 241 — cinq ouvrages publiés — et qui envisage, dans le prolongement d'Histoires d'Accueil, une nouvelle Collection « 500 Pas vers la Lumière ».

🤝 Cette publication est une invitation directe aux organismes socio-communautaires : nous cherchons des partenaires pour co-construire cet outil avec nous, à partir de ce que vous savez déjà du terrain.

📖 Le récit comme prolongement naturel de l'accompagnement. La dignité comme finalité.

👉 Découvrir le prototype : https://histoires-daccueil-app.editions-florissa-courtney.ca

📧 Pour une démonstration ou une collaboration : [email protected]

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